gunzig

  • Les morts sans famille

    "Dans mon pays, on dit que les gens sans famille sont des gens morts". Voilà en fait ce qu'avait écrit Thomas Gunzig dans le livre dont je parlais plus bas. Mon inconscient avait traduit cette phrase pour l'adapter à ma situation. Or, Gunzig parlait de la famille au sens large, moi, je l'ai repris pour moi dans un sens réduit. Oui j'ai encore une famille, un père, près de chez moi (moins d'un kilomètre à vol d'oiseau), une soeur (plus de 10 000 kilomètres à la nage). Par contre, je n'ai pas fondé de famille et vu mon infertilité, il est bien probable que je n'en fonderai jamais (à moins d'un bon incroyable et inattendu de la science (mais vite alors)). Peut-être en adopterai-je une un jour ? Je pense que j'aimerais çà. Trouver un femme qui a été abandonnée par son mari, avec chats et enfants. Quelqu'un que je pourrais aimer pour ce qu'elle est vraiment... et transmettre partiellement le peu que je connais, tout modestement, à ses enfants. Qui sait ? Cela avait failli arriver avec C. (voir les archives).

    Demain, je reçois mes amis qui m'ont aidé à transporter mon armoire à vin (120 kilos) et mes bouteilles (320 bouteilles). Je vais leur préparer une grande dégustation suivie d'un repas grastronomique. Au menu des grands vins. Et non des bons vins... La différence : la longueur de vin (et aussi le prix :-). La longueur d'un vin, c'est le nombre de caudalies (une caudalie = une seconde) durant lesquelles les arômes restent perceptibles précisément. Je pense ouvrir au moins un grand Chablis, un nuit St Georges et un vieux Gevrey Chambertin, un grand bordeaux de 2000, une veuve clquot et pour le reste, je dois encore voir. J'ai été à la Fnac ce midi acheter tout un tas de bouquins de cuisine. Je commence demain à 8h du mat' par les courses... et cuisine toute la journée. J'ai acheté deux romans également, le Turbot de G. Grass et Les piliers de la terre, roman historique de Ken Follet. Je lis beaucoup en ce moment et vraiment de tout... des romans, des revues oenologiques, des revues horlogères, l'écho de la Bourse et des tas de bouquins sur l'économie car je suis en train de jouer en bourse. C'est assez amusant, du moins, quand on a rien à faire et que l'on a un peu d'argent et avec les bénéfices, j'achète des bons vins. Que la finance mondiale et le capitalisme le plus crasse m'apporte au moins un peu de jouissance des sens ! Ce sera déjà cela de gagné sur la mort !