faith

  • Happy bloody Valentine

    14 février seul à nouveau. Bizarre. Je ne suis pas désespéré comme quand j'avais vingt ans. Promenade dans la ville ce soir. Beaucoup de couples qui se tiennent par la main... sinon, à part eux, la ville est étrangement vide... Tout est calme hormis deux trois fangios sur le boulevard. C'est peut-être grave que je ne sois pas désespéré, que je n'ai envie de rencontrer personne, que je m'en foute de tout ou presque. Je ne sais pas. Je suis calme à l'intérieur, d'un calme troublant.

    Un petit Cure là-dessus, la face b du maxi de "Charlotte sometimes" : "Faith" en live, dix minutes vingt-quatre secondes de bonheur... ou plutôt de douce mélancolie, ligne mélodique jouée sur une basse fender à six cordes, sonorité unique. J'ai toujours de picotements dans le dos quand j'écoute cette chanson. Vibrations intérieures. Tout est si parfait. Nothing left but hope... hautement optimiste finalement... Tout fout le camp sauf l'espoir... même s'il s'agit de quelque chose de hautement virtuel, l'espoir ! I went away alone with nothing left but Faith... La basse a six cordes a un son incroyable ! Elle contraste avec les paroles moyennement optimistes de la chanson car elle n'est que tristesse et tiraillements, voire violence, laquelle violence est visiblement larmoyante, suppliante, implorante... Cette basse crie au secours... elle cherche un second souffle. La fin est plus apaisée, comme si une certaine tranquillité était de retour. Cure est décidément LE groupe anglais du XXe siècle, d'une poésie immense. Guitares et basses à l'unisson pour traduire toute la tristesse du monde, chaque note vibrant comme une larme, chaque mélodie taillée dans les limbes du chagrin.