Général

  • Les belles personnes

    Les problèmes de stress persistent mais les douleurs et autres céphalées s'atténuent. J'espère vraiment que tout cela va passer. A certains moments, je n'ai plus goût à rien, je n'arrive à plus rien faire comme aujourd'hui par exemple. Je m'étais dit que j'allais aller faire les soldes mais je ne suis pas parvenu à sortir de la maison, aidé, il est vrai par une énorme fatigue car hier, je suis sorti jusqu'à 5h du matin.

    Hier, c'était justement une belle soirée, avec des amis et un beau concert bien loin de la cité liégeoise. Faisant partie de l'équipée, A., une amie d'un ami... la quarantaine, deux enfants mais pas de père, ce dernier s'était fait la malle après quelques années. Banal. Cette fille est à classer dans la catégorie des belles personnes. Encore une. Adorable,  pétillante, intelligente et charmante, difficile de croire que l'on peut quitter une fille pareille... mais pourtant, quand l'amour est parti... J'étais littéralement charmé mais cela restera encore une fois au stade du pur phantasme car je n'oserai jamais draguer une fille pareille. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes tous bien saoûlés et le concert était absolument génial. Une bonne soirée donc. Il en fut de même la semaine passée avec Y., la petite flamande que j'avais embrassée sur la grand place de Bruxelles en octobre l'année passée. J'ai passé une journée d'information à ses côtés et nous sommes ensuite restés très tard pour boire un verre. Elle m'a ensuite dit qu'elle voulait me revoir après ses vacances, càd dans une semaine environ. Je pensais qu'elle avait un petit ami mais visiblement, elle n'est plus avec lui. Je ne sais pas ce qu'elle a derrière la tête mais ce que je sais, c'est que mon coeur battait fort quand j'étais assis à côté d'elle et que j'avais une grande envie de lui prendre la main. Je ne me fais aucune illusion mais qui sait?

    Entretemps, les semaines avancent rapidement. On sera vite en hiver... mais d'abord l'abord l'automne, les actes à signer pour la maison et le déménagement. J'y serai très vite ; j'ai l'impression qu'il y a des milliers de choses à faire et je crains un peu d'être dépassé. On verra bien. Je trouve que c'est dur de faire cela tout seul, de tout porter sur ses épaules et ce, même si mon père va m'aider et que beaucoup d'amis sont autour de moi pour m'aider. Mon père est vraiment trop gentil, il va même un peu m'aider financièrement alors que je n'en ai pas besoin. Un jour prochain, j'écrirai un poste sur lui. Notre relation a évolué très bien ces derniers temps alors que les débuts avaient été difficiles. La mort de ma mère m'a très fort rapproché de lui même si c'était déjà beaucoup mieux dès que j'ai décroché mon diplôme et puis un bon job dans la foulée. A présent, on peut parler de tout ensemble et on rit de mes conneries passées, de certaines années difficiles à l'université et d'autres moments où j'ai un peu déconné avec l'alcool, les fêtes, etc. Depuis très longtemps, nous n'avons plus au aucun conflit et je le consulte souvent avant de prendre des décisions importantes. J'aime aller avec lui au restaurant comme ce vendredi où je lui offrais un bon restaurant pour la fête des pères. J'aime parler de bourse et d'économie avec lui. On s'entend vraiment bien. Il a 66 ans mais est encore en très bonne forme. J'espère qu'il vivra longtemps car notre famille nucléaire était composée de 4 personnes. Avec le décès de ma mère et le départ pour le Canada de ma soeur, il n'y a plus que nous deux en Belgique. Il est donc le dernier représentant proche de ma famille. Sans conjoint, j'ai dû mal à imaginer qu'il pourrait disparaître car là, ce sera très très difficile. J'espère d'ici là que (et que ce là soit le plus lointain possible), j'aurais rencontré une compagne aimante et j'aurais pu fonder un nouveau noyau solide. Tout ceci pour dire que mon père, fait aussi partie de cette catégorie de belles personnes. Ces dernières nous aident à vivre. Chacun de nous a de belles personnes dans son entourage ; à chacun de nous de leur apporter attention, amitié et amour.

     

  • Vivre comme un mort

    Vivre comme un mort, c'est ne pas avoir le coeur qui bat car une seule chose fait battre le coeur et cette chose, je cours après depuis vingt-cinq ans. Tout le reste n'est qu'occupation. Je veux aimer, je ne supporte plus cette situation comateuse. Cette absence est en train de me détruire, de briser ma santé ; cela devient maladif. J'ai vécu ces dernières semaines de manière horrible, sans cesse rattrapé par le stress avec des céphalées incroyables, des montées d'anxiété terribles... à tel point que j'ai dû aller chez le médecin qui m'a notamment trouvé avec une tension très haute. Ce sont comme des bouffées de panique par rapport à tant de choses que je ne sais plus moi-même détricoter la mêlée de raisons qui me donnent cette anxiété. J'ai dû prendre des calmants qui trainaient dans les tiroirs depuis trois ans, depuis ma séparation avec N. Sans cela, je n'étais plus capable de travailler. Le médecin m'a conseillé de ne pas prendre ces médocs qui sont addictifs et m'a conseillé, si cela continuait, de prendre des anti-dépresseurs légers qui n'appellent pas à l'escalade médicamenteuse et qui, surtout, permettent de gommer l'anxiété. Mon problème est que le matin, je pense que cela va bien et le fait d'y penser même, amène doucement la barre qui me rentre dans la tête et qui me fait souffrir. Le côté positif est que si je souffre, c'est que je ne suis pas encore totalement mort. Pourtant, c'est le cas, je n'existe plus, je suis transparent, je n'intéresse aucune fille. Hier, je me suis saoûlé à mort aux fêtes de la musique, de désespoir de voir ces milliers de femmes et d'être incapable d'être aimé par une seule de celles-là. En outre, j'y ai rencontré un vieux copain que je n'avais plus vu depuis des années et qui m'a avoué qu'il avait été amoureux de C. Cette C. avec qui j'étais sorti à seize ans, puis à vingt-un et qui a fortement influencé ma vie au point de faire de moi cet être désespéré que je suis. Ce fut très bizarre de se remémorer nos souvenirs et de s'avouer, tous deux, que nous recherchons régulièrement après elle sur internet. Il est vrai que je regarde tous les deux mois sur facebook... mais sans espoir car de loin, je sais qu'elle est marié et a deux enfants.


    Vivre comme un mort, c'est n'avoir aucune perspective de vie et se dire que l'on va devoir faire de l'occupationnel jusqu'à son dernier souffle, c'est se dire qu'il y encore trente ans à tirer, c'est acheter une maison pour s'occuper, des vins, voir des films tout seul et pleurer à la fin comme un madeleine (comme ce soir en regardant "Il l'aimait"), c'est être parfois jaloux du bonheur des autres, c'est se détruire à l'alcool en soirée car on n'est pas capable de s'accepter tel que l'on est, c'est remuer sans cesse dans sa tête des mauvaises pensées qui tournent comme du mauvais vin, c'est perdre ses cheveux tellement l'on est inquiet, c'est avoir envie de mourir vraiment, pour que tout ceci finisse mais c'est en même avoir peur de cette mort physique car la mort cérébrale est déjà douloureuse, c'est vouloir tout foutre en l'air, c'est ne plus pouvoir aller sur les sites de rencontres tellement on est déprimé, c'est se détester tellement soi-même que personne ne pourra plus vous aimer. Voilà, c'est ma non-vie.

  • Néant au carré

    Ce week-end prolongé a été l'un des pires de mon célibat. En trois jours, je ne suis sorti que 4 heures de chez moi. Je n'avais aucun courage pour aller mendier de la compagnie chez l'un ou l'autre ami et ce, d'autant plus que la plupart de mes amis s'affairent à des projets de construction, de rénovation ou à leur vie de famille. J'ai donc vécu reclus, comme un rat dans une cage dorée... Je n'ai même pas eu le courage de faire ce que je devais faire comme m'occuper de la maison ou ranger le bordel ambiant. Durant la majeure partie du week-end, j'ai eu une barre de stress qui est partie aujourd'hui seulement. J'ai d'abord cru que c'était professionnel car pour l'instant, il y a un projet que je dois réaliser et pour lequel je ne parviens pas à commencer quoi que ce soit. A y réfléchir un peu plus profondément, je pense qu'il s'agit plutôt de l'impasse totale dans laquelle se trouve ma vie. Je regarde le temps passer... J'assure le strict minimum mais rien ne me réjouis... même pas l'achat de la maison pour lequel je devrais être normalement optimiste. J'ai comme un fond de tristesse au fond de moi, mêlé à une crainte de ce que va être l'avenir... car si mon futur est comme mon existence actuelle, je ne vois plus l'intérêt de continuer à vivre.

    Ce week-end, j'ai pensé également à ce qui m'était arrivé le WE dernier. Rien de positif à faire cela. Je rêvais de faire l'amour mais depuis trois ans maintenant, cela ne m'est pas arrivé. Baiser, oui mais faire l'amour, c'est tout autre chose... La nuance est énorme car il faut aimer la personne et les dernières histoires passées, jamais je n'ai aimé la personne, ni avant, ni après. Il faut donc cesser cela car cela n'apporte rien ; pire même, cela m'apporte des angoisses car je n'aime pas de faire cela ainsi. J'intellectualise peut-être trop mais c'est ainsi que j'envisage une relation : sans amour, tout se résume à du physique non assumé. Il faudrait que je m'abstienne à l'avenir.

    Vivement demain, la reprise du travail... être occupé, voir des gens, prendre des trains et croire ainsi que j'ai une vie sociale. Beau projet.

     

     

     

  • Culpabilité et difficulté d'assumer

    Tout d'abord, quelques nouvelles en vrac. J'ai acheté une maison, assez modeste mais sympathique et bien placée. Je suis parti en vacances dans le Sud de l'Espagne et celles-ci ont été formidables en raison du nuage. Cinq jours de plus sur place avec des amis fabuleux. Tout fut parfait. Autre nouvelle : A. pour qui je m'étais emballé dans le précédent message, vit avec une femme. 

    Lors d'une soirée bien arrosée il y a quelques jours, un de mes amis me disait que je devrais plus profiter de la vie et par exemple, recontacter la jolie africaine que j'avais rencontrée dans le train et dont j'avais parlé en octobre. Le soir même, complètement imbibé de rhum, je le fis. Hier, elle me téléphonait pour me demander si je voulais aller boire un verre avec elle. Après la visite de quelques endroits qui m'étaient totalement inconnus (des discothèques pour 30-50 ans) car E. aime danser, on a fini chez moi, dans mon lit, toute la nuit et toute la journée. Cependant, il était clair pour moi que je ne pourrais jamais envisager une relation avec elle. Les milieux dans lesquels elle évoluent, sont non seulement très différents des miens, mais aussi très chaotiques.  Des histoires terriblement compliquées, une précarité tangible, des plans d'avenirs tordus (voyages en Afrique après avoir tout revendu en Belgique...), amis souvent déclassés, alcool à gogo ou non), multiples gsm qui ne cessent de sonner, ex-mari, ex-copain, ex-plombier), tout ceci étant très loin de moi. Et pourtant E. a quelque chose d'émouvant et quand, dans le creux du lit, je lui ai dit que je ne pensais pas pouvoir avoir une relation avec elle, j'en avais les larmes aux yeux. Cette fille a quelque d'admirable en elle, une force incroyable alors qu'elle est seule en Belgique et que sa mère a été passée par les armes il y a bien longtemps lors d'une guerre africaine comme il y en a eu beaucoup trop. Pourtant malgré tout cela, je pense que notre relation est impossible : il y a un énorme fossé culturel entre nous, des vies totalement opposées, le chaos vs ma vie tracée et rassurante. Alors aujourd'hui, alors que je viens de la reconduire pour un presqu'adieu, je me déteste. J'ai couché avec elle juste comme cela. Je lui ai fait de la peine. Je ne suis pas fier de moi. Je me retrouve face à ma solitude avec cette culpabilité à porter. Aurai-pu la rendre heureuse? Je ne le pense pas. Ce qui m'attriste est de savoir qu'elle aussi, est retournée à sa solitude et que je ne peux rien y faire... sinon espérer qu'elle soit heureuse un jour, ce que j'espère sincèrement. Je souhaite ardemment qu'elle a compris que malgré tout ce qui s'est passé, je la respecte pour ce qu'elle est. Pourquoi ces événements qui sont peut-être normaux pour certains sont aussi lourds pour moi? Est-ce ma sensibilité à fleur de peau, ma différence génétique, qui me fait ressentir les choses avec autant de féminité... ? J'aimerais tellement pouvoir me sentir bien ce soir, j'aimerais tellement avoir pu envisager cette relation qui est à mes yeux, impossible.

  • Extatique

    Je suis éminemment nerveux depuis hier. Je ne sais pas pourquoi ou plutôt, je dirai qu'il y a de multiples causes mais que je ne sais laquelle me rend si nerveux. Au travail, j'ai une super équipe, sauf une personne qui, je pense, commence à jouer avec mes pieds. J'applique dans mon travail de chef beaucoup d'empathie et de bienveillance mais là, franchement, je sens que la moutarde me monte au nez. Nous sommes tous sous pression, les économies font que ceux qui partent ne sont pas remplacés, tout le monde bosse comme des fous sauf elle, qui se permet de disparaître pendant la journée ou de prendre un temps de midi beaucoup plus long que ce qui est permis. Je pense que je vais passer aux remarques écrites, le stade "oral" étant dépassé.

    Autre motif de nervosité éventuelle, la recherche de maison. Celle que je voulais acheter n'est plus en vente. Je vais en voir une autre vendredi mais qui a l'air moins bien... et moins chère. Avec toujours cette rage intérieure de devoir acheter tout seul un lieu sympa mais petit alors que tout serait si simple à deux. Je déteste mon célibat ; il me limite et je n'aime pas cela. J'aimerais avoir un projet commun avec une femme. Visiblement c'est trop demandé !

    Dernier motif de nervosité. Je pense de plus en plus à A., que je n'ai plus vue depuis quelques temps dans le train. Ce qui m'énerve je pense, c'est que même si j'ai d'abord vu des signes encourageants, mon intellectuel reprend le dessus. En effet, d'une point de vue objectif, il est impossible que cette fille avenante de 28 ans soit amoureuse de moi. Pourtant, voilà deux trois jours que je pense à elle sans arrêt. Voilà, je suis amoureux mais cela va être un sacré coup d'épée dans l'eau, l'un des plus grands, l'un de mes plus absurdes. J'ai pour l'instant envie de hurler. Je dois vraiment me calmer. Je pense que je vais prendre un demi-xanax... cela fait bien longtemps... un tout les six mois, cela ne fait aucun tort... cela N. me l'avait dit. N. qui se fait rare car elle a emménagé avec son copain. J'espère que cela se passe bien ; je me tiens à distance car je ne veux en aucun cas interférer dans sa nouvelle situation.

    S'il existe un Dieu, pourrait-il intervenir pour que A. m'aime un peu, un tout petit peu, quelques jours suffiront, pour que je me sente exister, pour qu'à nouveau mon coeur batte réellement, pour que tout mon corps tressaille et que chaque effleurement soit perçu un ravissement. Ce serait si merveilleux. Ravissant. Extatique.

    Un dernier événement qui m'énerve aussi peut-être, c'est la chute des bourses. J'ai perdu pas mal de plumes en trois jours. Je suis de tous les krachs. Et mes amis n'arrêtent plus de faire enfants sur enfants. J'ai trois cadeaux en retard. La grande pondeuse a encore frappé. Il n'y a pas de liens entre tous ces événements, ne cherchez pas... mais tout cela me met comme sur le fil du rasoir... proche de l'implosion. Calmons-nous, calmons-nous.

  • Help myself soon

    Beaucoup d'événements se sont passés depuis mon dernier poste. D'abord, le triste côté. La personne dont je parlais dans un poste de décembre 2009 est décédée. Abattue en pleine jeunesse, à 37 ans, par le cancer, cette foutue maladie ne lui a laissé aucune chance. Il est impossible d'accepter cela sereinement. Quand je l'ai appris, j'étais en vacances dans le sud de l'Europe, bloqué par l'arrêt complet du transport aérien. Cela, c'est le côté positif car finalement, notre city-trip s'est transformé en grandes vacances dans une ville magnifique et ensoleillée. Autre nouvelle, j'ai ressenti quelques soubresauts dans mon coeur en côtoyant quelques fois la même personne dans le train. Une amie d'une amie. Elle me plaît vraiment mais à 11 ans de moins que moi. Autant dire que je ne tenterai rien. Cependant, cela fait plaisir de voir que mon coeur n'est pas totalement mort et que je suis encore capable d'avoir des sentiments.

    Hier, à la fête du travail, des dizaines de femmes me plaisaient mais je suis revenu seul, une fois de plus. J'ai une telle opinion de ce que je suis, physiquement j'entends, que je n'ose plus rien. Dieu sait pourtant que j'ai vraiment envie de rencontrer quelqu'un, de le serrer simplement dans mes bras. Si je n'y parviens plus, les trente prochaines années seront un calvaire (et je pèse mes mots). Je suis encore paralysé aujourd'hui. Je n'arrive à rien faire, je ne suis pas sorti. Je parviens tout au plus à faire le strict minimum... à manger, la vaisselle, la lessive, juste le minimum pour que la semaine prochaine se déroule normalement. C'est peut-être juste une mauvaise journée car je suis revenu avec un très très bon moral de ce voyage. Il est vrai que l'absence d'amour dans ma vie me pèse de plus en plus et le fait d'être chaque jour un peu plus découragé annihilera chaque fois le meilleur des morals. 

    Help myself soon chante Gaetan Roussel.

     

     

  • Découragement

    Les jours de congé deviennent de plus en plus insupportables. Aujourd'hui, je devais aller à une fête à laquelle je vais chaque année depuis plus de 15 ans. Je n'en ai pas eu le courage. Je suis resté ici, dans ma solitude. Oui, il faut rencontrer des gens, pour rencontrer l'âme soeur... mais comme je le disais il y a peu, je fais cela depuis tellement d'années, avec si peu de résultats. Je n'ai plus le courage d'affronter la foule, le bruit, la fureur, boire de l'alcool, beaucoup d'alcool et me réveiller demain complètement vaporeux. Je vais sagement regarder Slumdog millionnaire et aller dormir. Je n'ai parlé à personne aujourd'hui, les pensées tournent et se retournent dans ma tête. Parfois, je parle tout seul maintenant, surtout quand je suis en colère sur quelque chose. C'est difficile de ne pas ouvrir la bouche pendant une journée entière. J'aurais dû sortir, aller voir des amis mais je me suis reclus. Une autre chose me tracasse, j'ai une drôle d'impression du côté gauche près du foie. Je n'ai pas de douleur mais une gêne. Pour le grand hypocondriaque que je suis, cela est plus qu'inquiétant car je sais qu'un cancer ne provoque pas une douleur mais une gêne. A force de penser que j'ai un cancer, je sais que j'en aurai un l'un de ces jours. Je ne parviens même pas à réellement paniquer. C'est comme si je me préparais depuis longtemps à cette issue. Si cela devait arriver, je pense que je baisserais les bras très rapidement et que je me laisserais mourir. Chaque fois que j'y pense, j'ai déjà envie de baisser les bras alors que je n'ai pas encore ce foutu cancer. Oui je suis inquiet mais c'est plutôt l'incertitude ; une fois fixé, il sera bien temps de me laisser mourir.

    Les deux jours passés furent de bonnes journées. Vendredi soir, j'ai festoyé avec mes collègues à Bruxelles. Hier, ce fut avec la famille. Heureusement que ces moments existent car ils me permettent de ne pas péter complètement un cable. Heureusement également que je vais régulièrement faire du sport dans un club de fitness. En effet, je me suis vite fait une petit réseau de types bien sympathiques et cela me permet de garder la forme. J'ai encore quelques kilos à perdre mais ma musculature et mon aspect général s'améliorent. Je ne sais pas cependant si cela me permettra d'avoir un contact plus facile avec les femmes à l'avenir. Je pense que cela me donnera plus de confiance en moi mais j'en suis encore loin.

    J'ai trié mes mails aujourd'hui et j'ai retrouvé ceux de L. Après ma rupture avec N., bien après, j'ai rencontré L. à un concert. C'était une fille que j'avais connue des années auparavant, quand je fréquentais le milieu musical vu que je jouais dans un groupe. L. est une fille sublime à mes yeux, et jamais je n'aurais oser m'en approcher. Pourtant, ce jour-là, malgré qu'elle sortait avec un type, elle m'avait proposé d'aller boire un verre... et nous avions échangé quelques mails et tenté de nous donner rendez-vous. Pourtant, cela ne s'est jamais fait et après, elle n'a plus donné de nouvelles. J'ai ensuite vu sur facebook qu'elle avait officialisé sa liaison avec un socialeux du Hainaut. Je crois franchement que j'ai raté ma chance, que j'ai manqué l'occasion de sortir avec une fille qui me plaisait énormément et ce, parce que je n'ai pas cru que je pouvais lui plaire. Son copain actuel est beaucoup plus gros et moins agréable à regarder que moi (ce n'est pas mon avis mais celui d'une amie). Cette petite péripétie de ma vie, insignifiante certes, me fait penser que je dois plus croire en moi. Pourtant, contrairement à cette anecdote, l'expérience de Meetic me dégoûte un peu plus chaque jour. Les seuls messages que j'ai reçus émanent d'étrangères à la recherche de papiers. J'ai visiblement la tête du pigeon à plumer. Si ces femmes africaines savaient que je connais par coeur toutes les filières vu que cela touche de près à mon expérience professionnelle... cela m'énerve que je puisse avoir cette image du con à plumer. Con à plumer, con à plumer. Expression à méditer.

  • Bloody sunday

    Combien de fois ai-je écrit sur les dimanches dans ce blog? Dix fois? Plus? et rien n'a changé... Hier soir, j'ai un peu relu, au hasard, des posts vieux de plusieurs années. Ce qui est incroyable, c'est que rien n'a changé. Depuis mes trente ans, je répète invariablement les mêmes choses : le plus incroyable est de voir le compteur tourner et de savoir des inconnus lisent ceci. Pour leur santé mentale, j'espère que ce ne sont pas toujours les mêmes... J'avais correspondu un temps avec une de mes lectrices du pas-de-calais... puis j'ai perdu son adresse... Je me demande si elle me lit toujours. Si c'est le cas, je lui conseille d'arrêter :-) pour sa santé et surtout car ceci devient terriblement monotone. A vrai dire, je n'écris plus que pour moi, pour le moment où je quitterai cette terre, pour laisser un trace, aussi insignifiante soit-elle, à certains proches qui voudraient comprendre quelle aura été ma vie. L'adresse de ce blog est connue par une personne de mon entourage et elle est mentionnée dans mes dernières volontés. Il y aura eu dans ce blog, quelques moments de poésie, assez rares en fait. La majorité des posts étant la complainte d'une vie que je considère ratée (du moins jusqu'ici).

    Je vois clairement les limites pour revenir au thème d'hier. Une vie comme la mienne, c'est bien jusqu'à maximum 35 ans. Après, on prend conscience que ce n'est plus possible de vivre ainsi. Pourtant, ma vie n'a pas été choisie, elle a été subie. J'aurais aimé "aimer", fonder une famille. Frustré de ne pas pouvoir y arriver et de ne jamais atteindre une certaine normalité que j'enviais chez les autres, j'ai commencé à m'occuper de façon déraisonnable, à vivre loin de tout ce qui avait été mes idéaux. J'ai commencé à jouer en bourse, à surfer de façon déraisonnable sur internet (j'essaie pour l'instant de diminuer ma consommation quotidienne), je me suis acheté une montre du prix d'une voiture d'occasion et à avoir des goûts de luxe... pour m'occuper, je me suis passionné  de ces choses impayables. Je pense d'ailleurs que mes amis se sont posés des questions à l'époque ; je devenais déraisonnable. ils n'ont pas compris à l'époque que j'essayais de remplir ma vie avec des choses car je n'avais aucun être à aimer. Sans femme, sans enfants... que faire? J'aurais pu aider les pauvres ; j'ai choisi une autre option et même pire, mes opinions politiques ont changé et je suis devenu de droite (pas d'extrême!), ce qui est parfois mal passé auprès de certains. J'ai certainement fait des mauvais choix et je n'ai pas d'excuses. Certes, je n'ai tué personne mais j'aurais pu faire mieux. Je regarde ma vie avec un atroce sentiment de vide, comme si j'étais au bord d'une falaise et qu'il était temps de se jeter dans l'air, voler et s'écraser dans les roches en contrebas. Quand je surfe sur facebook, avec mes 350 amis, je les vois souvent heureux ou du moins en famille. Il y a très peu de types de 37 ans qui sont seuls. Même les divorcés sont déjà remariés. Je suis un cas atypique; quelque chose en moi ne me donne pas accès à la féminité ; quelque chose que j'ai plusieurs fois décrit ici et que je devine. Je n'ai jamais pu avoir une opinion positive de moi-même, jamais. Est-ce l'enfance? Est-ce l'anomalie génétique dont je suis atteint ? Est-ce simplement un développement mental qui n'a pas été dans le bon sens ? Je n'aurai jamais la réponse et pourtant je me la pose ici à l'envie depuis 2004.

    Je dois trouver la force pour continuer à vivre et sortir de ce trou béant. Je m'étais inscrit sur Meetic mais cela m'a dégoûté après une semaine (j'ai pris un abonnement pour six mois). J'y ai mis ma photo. Personne ne m'a contacté sauf deux africaines ayant flairé visiblement le bon pigeon. Comme me disait N., je suis une personne à connaître et elle me disait que ces sites n'étaient pas fait pour moi. J'avais connu N. sur un tel site mais ni elle, ni moi, n'avions mis notre photo. Au-delà de cette recherche désespérée et avortée, il est clair que je n'ai aucune ressources pour l'instant. Je dois aller travailler demain et ma seule envie est de rester au fond de mon lit. Je ne sais pas comment je vais y arriver mais comme toujours, je vais me lever, prendre le train et prendre mon masque de chef de bureau pour assurer le service. La vie continue ou plutôt, mon cher concept de non-vie... la non-vie continue.

  • Limite dépassée

    Les limites, les limites de ce que je peux supporter. Les limites sont atteintes, elles sont dépassées. J'ai résisté. Je ne suis pas dépressif. J'ai donc bien résisté... mais combien de temps un être humain normal peut résister à ce type de pensées quand il est livré à la solitude? 

    Plus je suis mal, moins j'ai envie de voir des gens car tout devient tellement lourd que je ne suis plus capable d'affronter le monde, même s'il est connu et amical.

    Je suis en train de chercher à acheter un appartement ou une maison ; cela me pèse terriblement de devoir chercher quelque chose où je vivrai seul, peut-être jusqu'à la fin de ma vie. Tout ceci est tellement lourd et tellement limitant en terme de projets... car de projet de vie, pour l'instant, je n'en ai absolument aucun. Si je veux acheter un appartement, c'est uniquement pour faire plaisir à mon père, qu'il soit rassuré sur le reste de ma vie. Pour le même prix, je resterais bien ici toute ma vie. A quoi bon, je n'ai aucun héritier, aucun conjoint, personne à qui laisser le moindre centime... alors je pourrai louer cette maison toute ma vie, rester ici, dans ma solitude.

    Les mêmes thèmes tournent sans cesse dans ma tête. Quand on vit seul, c'est encore amplifié. J'ai beaucoup de temps pour penser. En fait, il y a des jours de congé où je ne parle à personne et où le temps pour penser est presqu'infini. Comment ne pas devenir dingue dans ces conditions? 

    Je rêve de rencontrer une femme, d'être amoureux mais je sais que cela est totalement impossible tant que je suis dans cet état moral et mental lamentables. J'ai été prendre dans mes ressources ces derniers mois et là, je suis totalement down. C'est plus qu'un treuil qu'il faudrait pour me sortir de mon trou... Pour l'instant, je me hais, je hais tout ce que je suis, autant mentalement que physiquement. Cette haine, cette "détestation" pour utiliser un néologisme est tellement prégnante.

    De même, je n'arrive plus à être naturel avec les femmes que je ne connais pas. J'ai tellement envie que quelque chose se passe que je me sens soit trop pressant, soit terriblement maladroit. J'ai peur que petit à petit, je ne vois plus la femme que comme objet de désir tellement je deviens frustré. Ce week-end, j'ai même réussi à sortir avec une femme mariée dans une soulographie dont je suis bien honteux. Ce n'est pas cela que je veux devenir, pas un poivrot pathétique.

    Cela fait des années et des années et des années que je vais dans des fêtes pour voir des gens, trouver l'élue etc. Cela est tellement arrivé rarement que je suis absolument dégoûté de tout cela. Des amis me disent que je devrais ne plus y penser, me laisser vivre et que tout viendra tout seul. Evidemment, pour eux, cela a toujours fonctionné et même si, pour moi, dans mon état, ce n'est plus possible.

     

    Je suis donc cuit. J'attends un miracle qui ne viendra pas et l'heure est à la réclusion.

  • Why can't I be you? Why can't I be me?

    C'est reparti, la valse des questions sans réponse... et la douleur, celle d'entrevoir certaines réponses néfastes à la poursuite de ma vie. J'ai maintenant vraiment envie d'aimer, de former un couple avec quelqu'un. Je suis désespéré. Je me suis même inscrit sur meetic... et pourtant, c'est toujours la même chose. Avec ma photo, personne ne me contacte et sans, non plus. J'aimerais qu'une fois, une fille me dise ce qui ne va pas avec mon physique. Juste pour savoir, connaître les détails, peut-être pouvoir y remédier. Ou peut-être pas... mais savoir. Ou bien comme je l'ai déjà dit, il y a quelque chose de chimique que je ne dégage pas... Quoi qu'il en soit, cela gâche profondément ma vie. Je m'occupe, je ne reste pas à attendre mais une question lancinante est de savoir si je devrai m'occuper jusqu'à la fin de ma vie. Je vois déjà la limite de cela... mes amis sont de plus en plus occupés par leur descendance ; la chair s'est reproduite, les corps donnent naissance à d'autres corps, malgré le chaos du monde. Chacun s'occupe de ce qu'il a projeté dans ce monde, il participe en quelque sorte à la grande histoire de la race humaine. Quant à moi, je ne produis rien, je pollue et l'inutilité de ma vie n'en est que plus grande face à cette armée de parents pondeurs, sauveurs de l'Humanité grâce leur coït reproducteur. Que de frustrations dans mon chef, que d'espoirs étouffés par ma réalité humaine, que d'idées noires couchées ici dans la solitude de ma modeste maison louée à ce porc de propriétaire.

    Mon rêve est pourtant simple. Rencontrer une petite femme sympathique, avec un beau sourire et un minimum de cerveau. Pas une mince, pas un top modèle, juste quelqu'un d'honnête et de souriant. J'en vois des dizaines chaque semaine. La plupart des filles que je rencontre dans la rue ou le train ou à mon job me plaisent... disons au moins un bon 2/3. Et pourtant rien ne se passe, rien ne se transforme. Je suis complètement paumé. J'approche les 40 ans et absolument rien n'a évolué à ce niveau. Il me suffit de lire mes écrits de 2003 sur ce blog ou mes journaux intimes de 1987-88-89 pour voir que clairement, rien n'a évolué. J'ai un problème, c'est clair. Je ne dois pas être le seul mais j'ai un problème. Pourtant il y a tout de même des putains de points positifs : je pense avoir un bon humour, une situation professionnelle plus que raisonnable, des tas de passions, des tonnes d'amis et d'amies mais pas une seule foutue petite amie dans les parages. Why cant' I be you chantait Robert Smith en 1987. Il y a des fois, je donnerais beaucoup pour être quelqu'un d'autre. Plus de 10 ans après, le même Smith chantait Why cant' I be me? Je donnerais également beaucoup pour savoir qui je suis. S'aimer et se connaître avant de pouvoir entamer une relation. Voilà tout un programme. Comment pourrais-je m'aimer? Comment pourrais-je être bienveillant avec moi-même ? Je pense que je ne pourrai jamais et cela va me pourrir ce qu'il me reste de vie.

    Mes réflexions vont de plus en plus dans le sens d'un darwinisme exacerbé. Les beaux et forts avec les belles et maternelles. Pour perpétuer de la façon la plus efficace l'humanité et que des enfants beaux naissent de ces beaux couples parfaits (qui se sépareront souvent une fois la vie donnée). Dans ce jeu pipé d'avance pour le stérile que je suis, quelle est la micro-chance de trouver ma place, de former un couple avec une personne que j'aime? Elle est tellement infime que je devrais me suicider... mais je suis tellement couillon. Dès lors je m'occupe, je pollue, je vis mon inutilité que j'abhorre.

    Un mauvais jour aujourd'hui, lecteur ! Un jour où la rage monte dans la gorge, un jour où le ciel est bas, où rien ne se passe, rien ne se crée. Un jour où la seule envie est de détruire des choses, d'écraser des fleurs, dehurler que je ne suis pas à ma place mais que je veux comprendre, que je veux aimer.

     

    Why can't I be you? Why can't I be me?

  • Aléas divers, divers aléas

    Nous venons de nous séparer. Je ne le sentais pas, elle l'a senti et ce qui devait arriver arriva. Retour à la case départ mais sans tristesse ou regret. Trop de choses nous séparaient et cela m'aurait rapidement fatigué. J'espère juste que cela ne la fera pas souffrir mais vu la manière dont cela s'est passé, je ne le pense pas. Je ne sentais aucun papillon dans le ventre et pas de sentiment amoureux. Sans cela, je ne peux être entièrement dans une relation et elle le sentait. Je n'aurais peut-être pas dû aller la chercher, je ne suis pas encore prêt ou peut-être le suis-je, je ne sais plus. Je suis un peu perdu à vrai dire. Je ne suis pas content de moi-même. J'ai l'impression d'avoir fait du mal à M. , de ne pas avoir été assez franc sur mes doutes. C'est de cela qu'elle m'a parlé... elle disait que j'avais critiqué des choses essentielles de sa vie pour chercher le conflit et ainsi, avoir des arguments pour la quitter. Je pense qu'effectivement, une partie de ceci s'est passé mais plutôt inconsciemment. J'avais comme une colère quand j'étais avec elle, par rapport à des choix que je trouvais complètement fous comme celui d'habiter dans un quartier franchement pourri de Bruxelles. Je n'ai pas essayé de la comprendre et je l'ai quelque peu malmenée sur ce sujet. Inconsciemment mais je l'ai compris quand elle me l'a dit. Je m'en veux.

    La question est maintenant de savoir si je pourrai avoir un jour une relation idéale avec une femme que j'aimerai de tout mon coeur.

  • Rencontre

    Jeudi passé, j'avais donné rendez-vous à une connaissance pour aller boire un verre. Je savais très bien ce que je faisais dans le sens où, il y a deux ans, j'avais cru comprendre qu'elle était intéressée par avoir une relation avec moi. Je n'étais pas du tout prêt à l'époque. J'avais l'impression de l'être ces dernières semaines et donc nous nous sommes rencontrés ; nous sommes sortis ensemble. Cependant, je ne sais pas si je suis prêt, c'était assez bizarre et tout a été un peu vite. J'ai l'impression de ne pas la connaître et en tous cas, je n'ai pas eu un coup de foudre. Je pense qu'elle me plaît. Intellectuellement, c'est certain. Physiquement, disons qu'ayant arrêté de fumer, elle a pas mal grossi depuis que je ne l'avais plus vue. C'est un peu en contradiction avec le travail que j'ai commencé depuis un an, à savoir me remettre en forme et maigrir. Il y a encore du travail mais j'ai beaucoup changé physiquement. Je vais tenter de ne pas m'arrêter à cela et nous donner toutes les chances de réussir une belle relation. Les débuts seront chaotiques m'a-t-elle dit vu que son appartement à Bruxelles est un chantier en raison de travaux... Nous verrons bien. Ceci m'a donné la sensation d'être libre, libre de mes choix, libre de mes mouvements, avec un avenir assez ouvert et qui pourrait partir dans tous les sens. Quoi qu'il en soit, le temps passe de plus en plus vite, il file littéralement : tant les semaines que les week-ends... et les journées sont bien pleines ; elles le seront encore plus avec M.

  • Questions d'avenir

    Une question récurrente et peu importante au premier abord m'a mené, ce week-end, à des introspections de plus en plus profondes sur mon avenir. La question initiale était de savoir si je devais acheter un appartement. Depuis trois ou quatre mois, je regarde quasi quotidiennement sur des sites internet pour trouver un appartement à acheter dans mon quartier. Un pré-requis important est le fait que je loue une petite maison très agréable, avec une cour, et qui se situe à cinq minutes de la gare où je prends le train tous les matins pour me rendre au travail. Ce logement est peu cher et parfaitement adapté à ma vie de célibataire, il permet de faire des fêtes dans la cour en été, du bruit vu que je n'ai aucun voisin et je peux me lever très très tard chaque matin (8h00) et arriver au boulot à une heure encore acceptable. Mon père ne cesse de me dire qu'acheter un appartement serait un bon investissement. Certes. Pourtant, quand j'y pense, je n'ai pas envie de penser comme cela ou plutôt, je n'y parviens pas. J'ai 37 ans. Si j'achète un appartement maintenant, j'aurai 60 ans quand j'aurai fini de le payer. Je n'arrive pas à me projeter dans ce futur-là... Je me dis que je n'en n'aurai rien à faire d'avoir fini de payer mon appartement vu que je n'aurai personne à qui le léguer après. 

    Je comprends parfaitement les gens qui ont des enfants ou une femme qu'ils aiment et qui veulent pour ces proches aimés, léguer quelque chose, mettre de l'argent de côté, jouer la sécurité. Or, dans mon cas, n'ayant pour l'instant aucune de ces préoccupations, je ne peux me résoudre à me projeter dans ce futur dont je n'ai pas encore connu ne fut-ce qu'une seule minute. Mon infertilité joue certainement un grand rôle dans cet état psychologique. Je n'aurai jamais d'enfants naturels, je me mets même à douter que je rencontrerai une femme avec qui je pourrais vivre... et donc penser à acheter un appartement pour pouvoir léguer quelque chose à des gens qui n'existent pas, cela me dépasse et ce, d'autant plus que je sais que je ne serai jamais à la rue car, à moins que je ne meure avant lui (ce qui résoudra évidemment tout problème de ce type), j'hériterai de l'appartement de mon père. Entendons-nous bien, je n'attends nullement sa mort ! J'espère qu'il vivra encore au moins 20 ans mais l'ordre des choses fait qu'il mourra probablement avant moi. 

    Je n'envisage donc pas l'achat d'un appartement comme un investissement, j'attends plutôt le coup de coeur et cela peut prendre des années... 

    L'autre option est donc de ne pas acheter un appartement et de profiter de mes économies pour acheter des bons vins, vivre des vacances fréquente, assez luxueuses et festives (comme au club med par exemple) ; continuer à jouer en bourse. Ce dernier divertissement est malheureusement la seule façon que j'ai trouvée de vibrer. Sans amour, ma vie est d'une telle platitude que l'adrénaline engendrée par les investissements en bourse, est pour l'instant ma seule façon de vibrer. Lamentable, j'en conviens.

    Cette question d'achat d'appartement me taraude. Elle me mène à des réflexions beaucoup plus profondes sur ma vie, le futur que je ne parviens pas envisager à cause, entre autres, de mon infertilité. Je ne vois toujours pas d'issue. J'espère trouver l'amour, ou plutôt, j'espère que l'amour viendra me chercher et qu'il mettra sur ma route une compagne avec qui je pourrai avancer dans ce brouillard ; une compagne qui m'aidera à trouver la direction à prendre. Le manque d'affection, de tendresse, tout cela commence ou finit par peser terriblement sur mon moral et je n'ai pas, pour l'instant, les ressources suffisantes pour avancer seul dans de bonnes conditions. Cependant, je dois reconnaître que je suis étonné que ma résistance à la solitude soit aussi forte. L'Homme est tout de même bien fait. Il peut résister à des tas de choses comme une vie baignée de solitude. Je ne me suis pas encore suicidé. Je suis l'exemple encore vivant de la possibilité de vivre seul durant des années sans parler aux murs ou décider d'en finir. Pour combien de temps?

     

  • Jardin extraordinaire

    Voilà quelques temps que j'étais bien occupé à étudier pour un gros examen pour mon travail. Depuis vendredi, tout cela est fini et l'examen est passé. Ce week-end, l'ennui a encore une fois frappé à mon porte.  Vendredi, je suis allé à une fête pour mettre un terme joyeux à ma période d'étude mais l'humeur n'y était pas et je suis vite reparti.

    Je ne vais quasi plus sur le site de rencontre car je vois que cela ne va aboutir à rien. Je me pose sans cesse des questions pour savoir où je vais en attendant simplement le miracle, la rencontre qui me rendra heureux. En attendant, la seule partie "normale" de ma vie est mon travail, je vais donc de plus en plus m'y consacrer. C'est la seule chose qui m'attache à une vie sociale normalisée. J'ai de la chance, je ne perdrai jamais mon emploi car je suis nommé. Je ne sais pas ce qui arriverait si j'avais perdu ce boulot à cause de la crise. Ma vie aurait versé dans le pire.  

    Les informations m'énervent, surtout quand on voit certains guignols qui se prétendent 'hommes politiques'. Hormis les jeunes qui débutent mais qui tombent assez vite dans le système, je pense qu'il ne faut pas se faire d'illusion, tous se battent pour avoir plus de pouvoir et plus d'argent... rien de plus rien de moins et la destinée de la Belgique est entre leurs mains visqueuses. Tout est tellement cadenassé que personne ne pourra mettre un grand coup de pied dans cette basse-cour.

    Je suis donc de plus en plus désenchanté... même le jardin extraordinaire ne passe plus le samedi à la RTBF.

  • 2010 et le grand vide

    Le découpage en années, en heures, en minutes est une construction et une invention humaine pour organiser la vie sur terre. Bien que les normes choisies soient totalement arbitraires, notre vie est rythmée par cet ensemble de repères. Ainsi, hier n'est pas plus symbolique qu'aujourd'hui et qu'avant avant-hier. Pourtant, j'y suis sensible et ce premier jour de l'an est difficile. Dès avant de me lever, j'étais déjà en train de ruminer dans mon lit. Je me disais qu'aujourd'hui, je n'avais rien à faire et que l'année partait déjà très mal. Les 365 jours qui sont devant moi sont comme un grand vide, un espace temporel sans aucun sens. J'avais le vertige avant même de me lever pour commencer cette journée. J'angoisse terriblement face à cette nouvelle année à remplir d'occupations diverses. Je me dis qu'il est très urgent que je rencontre une femme et que je remplisse ma vie d'amour et de projets. J'ai l'impression aujourd'hui qu'il en va de ma survie et que je ne pourrai plus très longtemps supporter mon type actuel de vie. Je ne sais pas comment tout cela se traduira s'il ne se passe rien. Peut-être vais-je développer une maladie, péter un plomb ou que sais-je? Je force peut-être le trait car c'est le premier jour de l'année et comme je l'écrivais, ce foutu jour est particulièrement symbolique. Tout le monde se souhaite plein de bonnes choses mais cela fait 37 ans que l'on me les souhaite et tellement peu de choses bien sont arrivées ces dernières années que cela devient difficile d'entendre tout cela.

    Pour faire un petit et rapide bilan des choses positives de ces dernières années, je relèverais la chance d'être tombé dans une famille aimante et qui m'a éduqué convenablement, la chance d'avoir réussi mes études universitaires et d'avoir trouvé un bon job intéressant, d'avoir financièrement assez pour largement subvenir à mes besoins, , d'avoir rencontré N. (et même si cela n'a pas pu durer, ces moments furent magnifiques à bien des égards), la chance aussi d'avoir toute une belle brochette d'amis fidèles et compréhensifs. Pourtant malgré ce cocktail qui pourrait franchement être suffisant pour plusieurs milliards d'êtres humains sur terre, j'ai eu la malchance d'être né avec ce problème génétique qui me rend stérile, la malchance de ne pas attirer les femmes ou si peu et donc de vivre dans la solitude depuis environ trois ans (d'avoir en fait vécu 90% de ma vie d'adulte seul). Cette stérilité et le fait de ne pas attirer les femmes sont probablement liés, peut-être que l'attirance se fait au niveau chimique et que tout cela joue un grand rôle.

    Quand je vois les côtés positifs et négatifs, je devrais pouvoir être tout de même un petit peu heureux. Il est vrai que parfois, je vis des moments de bonheur... Tout n'est pas tout noir... mais le côté sombre est en train de me submerger à nouveau. Je ne sais plus du tout où j'en suis. J'ai l'impression d'être paralysé et je n'ai plus envie de rien faire. Les larmes me montent souvent aux yeux quand je pense à tout cela alors que pourtant, les garçons ne pleurent pas...

  • N. (2)+voeux

    N. était en voyage. C'est fou comme j'ai pu paniquer.

    Je vais passer un bon réveillon. J'espère qu'il en sera de même pour vous chers lecteurs et lectrices.

    Je me demande toujours qui lit ce blog et pourtant, je vois le compteur tourner.

    Bonne année à tous !

  • N.

    Depuis samedi, je suis assez mal car je n'ai aucune nouvelle de N. Samedi soir, alors que je faisais une très très grosse fête à Liège, N. a débarqué assez saoûle. Elle venait de se disputer avec F., son compagnon. Elle est restée un peu avec nous puis est repartie chez elle. Rien de grave donc si ce n'est que visiblement, la dispute avait eu lieu parce qu'elle avait parlé de moi à un type du marché de Noël qui me connaissait. Depuis ce jour, plus rien, N. ne répond pas à mes mails et je n'ose pas lui téléphoner. Je n'ai absolument rien à cacher mais je ne voudrais pas la mettre dans le pétrin en lui téléphonant alors qu'elle est peut-être avec F.

    Je ne peux m'empêcher d'être inquiet et cela dure depuis trois jours. Je me liquéfie tout en espérant que tout va bien. Elle a peut-être décidé de couper tous les ponts avec moi pour donner une chance supplémentaire à son couple. Je pourrai l'accepter mais avec beaucoup de tristesse. L'accepter pour son bien. J'espère seulement qu'elle me le dira si tel est le cas. J'espère aussi avoir de ses nouvelles avant le nouvel an sinon je ne pourrai pas fêter cela convenablement. Pourquoi suis-je si inquiet? Je ne peux moi-même pas le comprendre. Le lien d'amitié qui me lie à N. est si fort... quelle douleur... J'espère que rien de grave ne lui est arrivé.

    Pour le nouvel an, j'ai laissé tomber mes amis de longue date. 15 ans que nous faisons les mêmes soirées au nouvel an. J'ai préféré à cela une soirée en ville. Envie de voir de nouvelles têtes...

  • Carnage visors

    Premier Noël seul. Non joyeux.

    La télévision est éteinte. Aucune signe indiquant que l'on soit ce jour si symbolique pour la famille. On pourrait en venir à croire qu'il s'agit d'une vision de l'esprit.

    J'ai surfé toute la soirée sur Youtube à regarder des vieux clips de Cure. C'est incroyable, le nombre de vidéos que l'on peut trouver sur Youtube. Je pourrais y passer toute la nuit. C'est un peu comme si j'avais passé noël avec un vieil ami que j'écoute depuis toujours, Robert Smith.

    En revenant du travail, j'écoutais Carnage visors dans le train. Un morceau de 27 minutes avec deux basses désaccordées et une boîte à rythme miteuse voire calamiteuse. Magnifique. Certainement l'un des morceaux les plus déprimants de la terre.

    J'ai vu Y. Ce n'était pas le bon jour.

    Je ne suis pas triste ou pas trop triste. J'ai pu remarquer qu'un seul de mes copains m'a invité chez lui, quelqu'un de pas proche du tout, que je connais du boulot. Comme quoi, on peut parfois être étonné. Dans les amis proches, pas un ne m'a demandé ce que je faisais aujourd'hui alors que la plupart savent que le reste de ma famille est à l'étranger. J'avoue être un peu déçu. Seule N. s'est vraiment inquiétée pour moi, allant jusqu'à passer tous les jours depuis lundi, pour voir si j'allais bien. Si le paradis existe, N. sera accueillie sans examen préalable.

    Je vais finalement mieux passer que prévu ce cap, c'est-à-dire pas en pleurs... tant de questions se posent cependant. Sur mon futur. Sur le néant qu'est ma vie actuelle. Sur la fille que j'aimerais rencontrer mais que je ne connais pas. Sur ce temps qui passe à une vitesse fulgurante mais dont je ne profite pas. Sur ces gens qui disparaissent à jamais et dont on ne sait où ils vont. Sur la place que chacun a sur cette terre et sur celle que j'occupe parmi le genre humain. Sur ma raison d'être sur terre. Sur le sens. Sur le néant.

  • Quand le dérisoire tourne au pathétique...

    Ce soir, N. est passée. Cela faisait un temps certain que nous ne nous étions pas vus. N. vit une histoire d'amour avec F. et cela a l'air de bien se passer. Je ne veux pas qu'elle se tracasse pour moi et pourtant je ne l'aide pas dans ce sens.

    J'avais dit à N. que je n'avais aucun projet pour Noël. Je n'aurais pas dû lui dire. Elle est plus tracassée que moi maintenant. Elle a pleuré. J'ai pleuré. Nous avons pleuré. Certes, je ne suis pas du tout bien avec le fait de passer Noël seul mais je ne peux me résoudre de le dire à l'un de mes amis. N. est quelque peu choquée que moi, le type aux 400 amis sur facebook et ailleurs, je passe Noël seul. Comme je lui ai dit, je ne me sens pas capable d'aller quémander de la compagnie chez l'un de mes amis. Quant à la famille, celle qui du moins est en Belgique, je n'ai pas envie de passer la soirée chez l'un d'eux. D'ailleurs, hormis ma cousine, personne ne m'a invité. Je trouve cela triste aussi et cela s'ajoute à la grande, très grande solitude que je ressens pour l'instant. C'est juste un mauvais timing ce Noël qui tombe maintenant. Voir N. triste pour moi, cela m'a rendu encore plus triste. Je ne m'en sortirai jamais si cela continue. Toute cette tristesse inonde mes yeux de larmes. Je savais que revoir N. ne serait pas facile car à elle, je ne sais lui mentir sur mes sentiments du moment. J'ai tenu mais pas très longtemps. Je ne sais pas lui cacher quoi que ce soit. Elle le voit immédiatement.

    Je suis fait comme un rat dans cette maison. J'en viens à détester les week-ends. Leur approche me met dans l'angoisse du lendemain. Je ne suis bien qu'au travail, entouré de gens. C'est extrêmement triste et pathétique de ne vivre qu'au travail. Je suis tombé si bas, tout cela est incroyable. Je n'ai pas vu les années avancer. Je me suis toujours senti jeune, comme une espèce d'adu-lescent. J'ai gardé mes envies d'adolescent car je n'ai pas pu les réaliser à ce moment-là. Beaucoup de mes comportements étaient induits par ces putains d'hormones masculines qui manquaient dans ce foutu corps difforme. J'étais toujours fatigué, timoré et non pas asexué mais tellement peu entreprenant et si timide que c'était quasi la même chose. C'est un miracle que j'ai réussi à l'université avec de telles tares. Aujourd'hui, le traitement m'a réveillé mais assez tard et j'ai gardé mes vieux réflexes. En amour, je subis et je suis toujours incapable d'approcher qui que ce soit ou d'être bien avec quelqu'un, bien comme il faut pour que cela fonctionne. Dernière expérience en date : Y.

    Alors que faire maintenant... j'ai tellement peur de peiner N. que je me dois de trouver un gîte pour le Noël. C'est fou qu'elle pleure parce que je serai seul... et que je sorte toutes mes tripes que j'avais soigneusement rangées en moi après avoir vu ses petits yeux tristes...

    Il est temps que cette période merdique de ma vie se finisse. Bon, je vais me foutre au lit.

  • Léguer sa vie

    Une grave nouvelle me tourne dans la tête depuis plus d'une semaine. L'épouse de l'un de mes amis est atteinte d'un cancer ou, plus précisément, fait une récidive fulgurante et va bientôt mourir. Cette fille a moins de 35 ans et est mère d'un enfant. Son espérance de vie est de moins d'un an. Je ne parviens pas à accepter cela. Cet après-midi, alors que je me rendais dans le centre-ville, j'avais des pensées très sombres. Je me demandais s'il avait été possible d'échanger ma vie contre la sienne, aurais-je accepté? En d'autres mots, elle guérit et je meurs. Il est peut-être terrible de penser cela mais pour l'instant, je constate que ma vie est complètement vide de sens. Je ressens une très grande lassitude et une grande tristesse. La vie de cette personne a du sens, beaucoup plus que la mienne pour l'instant. Il est terriblement injuste qu'elle meure, elle doit élever son enfant et vivre sa vie de famille. Si je disparais demain, il y aura peu de conséquences. Je sais que tout cela est certainement temporaire, que je vais certainement vivre des choses intéressantes mais pour l'instant, ici et maintenant, je peux perdre la vie tranquillement, je ne perdrai pas grand-chose. Chose amusante, si l'on peut dire, c'est que depuis une heure, j'ai des grosses pointes au coeur. Je ne panique pas. J'arrive à me dire que si je fais un arrêt cardiaque, cela serait peut-être même mieux pour moi. Je suis quasi en paix avec cela. On trouvera mon corps lundi probablement ou peut-être demain car N. a dit qu'elle passerait peut-être l'après-midi.


    Voilà, cette fois, je crois que j'ai touché le fond. Je m'en suis rendu compte cette après-midi. J'avais trouvé le courage pour aller à la Fnac, je suis sorti mais quand je suis arrivé dans le centre de la ville, j'avais les larmes aux yeux ; tous ces gens, en famille, en couple, ces enfants qui couraient partout, les bras chargés de cadeaux, tout cela était tout simplement insupportable. J'ai repris un bus immédiatement et je suis revenu ici, dans le cocon protecteur. Les week-ends me mettent dans des états impossibles. Personne quasiment ne vient me voir et pourtant, j'ai des dizaines d'amis, copains... mais chacun est chez lui, dans son cocon familial. Je ressens très fort la solitude et ce, d'autant plus que je n'ai plus beaucoup de courage pour sortir d'ici et aller rendre des visites. On ou je pourrais me demander si je fais une dépression. Je ne pense pas car je contrôle bien tout... je pense que c'est plutôt une grosse déprime en raison de la situation. J'ai beaucoup de tristesse en raison de cette solitude. Je rêve de rencontrer quelqu'un avec qui je pourrai faire une bout de chemin mais j'ai l'impression de ne plus savoir comment m'y prendre. Bon, je grelotte maintenant. J'ai dû chopper une grippe ou truc dans le style. Je vais aller me mettre sous la couverture. Fin de journée anticipée donc... Fin de message aussi.