Fauve

La vie coule rapidement dans mes veines. Le temps fonce. Les semaines filent. Les heures, les minutes. Ma santé s'est améliorée mais pas totalement. Je ne déprime plus, c'est réglé, j'ai trouvé le moyen d'extraire toute pensée négative en réactivant la substance chimique qui élimine cela dans le cerveau. Ce moyen, la photothérapie.

Il reste cependant l'angoisse, le stress qui poing quand je ne l'attends pas, au détour d'une conversation, quand je fais trop de choses diverses en même temps au travail. L'année passée, je suis descendu très bas et je ne suis pas encore remonté. Je crains que cela soit permanent et que je ne puisse plus travailler normalement. En ce moment, je tiens grâce à des anxiolytiques. Je continue une psychothérapie. Je ne pensais pas que tout cela irait si loin.

Je survis dans le luxe mais point de volupté. Je ne pourrais pas soutenir une relation pour l'instant alors que mon ventre est vide d'angoisses prégnantes. 

Depuis que je vais chez le psy, je pense avoir découvert que je me suis toujours fourvoyé avec les femmes, les considérant comme des êtres extraordinaires, impénétrables, divins. Jamais je n'ai pensé qu'elles étaient mon égal, issues de l'humanité avec un petit "h". D'où toutes mes difficultés à lier une relation ou à maintenir une relation.

Il faut tenir. J'ignore jusqu'à quoi. Ou plutôt, jusqu'à ce que je retrouve mes moyens et que cette angoisse me quitte comme elle est venue.

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