Apaisement et re-vie

Le médecin a trouvé le bon médicament. Je vais mieux. Un simple anxiolytique, pris à dose minimale tous les jours. Je suis sorti du trou, j'ai retrouvé ma joie de vivre, je vais chaque semaine chez le psy et je sens que je progresse. Je ne sais plus quel était la teneur en info de mes posts précédents mais j'ai quitté H. au milieu de la tourmente, je l'ai revue et n'ai pas eu envie de reprendre la relation.

Je suis parti de l'autre côté de la terre, j'y ai retrouvé ma soeur et ses enfants. Cela m'a fait un bien fou ; découvertes de paysages incroyables, trip en voiture d'une semaine seul avec ma soeur dans les immensités magnifiques, la mer, les lacs, la haute montagnes, une côte superbe, des phoques, des baleines, des ours. Puis le temps avec les enfants, mes neveu et nièce. Tristesse de partir ensuite, de les quitter mais l'envie et la promesse de revenir vite, peut-être déjà l'année prochaine. Cela m'a fait un bien fou de ne pas partir avec mes amis , de casser cette routine trop facile, de briser une certaine robotisation de ma vie. M'échapper de ce groupe, voir d'autres choses, rencontrer d'autres gens, un bien fou, vraiment. Ce mois de vacances m'a changé, je sais que je dois plus souvent m'échapper du groupe d'amis, le groupe protecteur mais aussi le groupe qui étouffe. Rester avec eux me donne de la sécurité mais me rend paresseux.

La semaine passée,  j'ai invité une collègue qui me plaisait à visiter ma ville. Je n'aurais jamais fait cela avant. Visite puis un petit festival en Hollande... on est sortis ensemble. J'ai passé un magnifique nuit avec elle, nous nous sommes revus plusieurs fois pendant la semaine et ce weekend. Jusqu'à ce qu'elle m'avoue qu'elle était terrifiée par le fait d'être en couple et d'avoir une relation amoureuse, que dans sa vie de 34 ans, elle avait eu en tout et pour tout une relation de six mois, à 23 ans. Je n'en revenais pas. Elle me disait être bien chez moi, en sécurité mais qu'elle ne pouvait supporter l'idée que j'aille chez elle voire même l'idée d'être en couple. Hier, nous nous sommes quittés en se disant que nous ne nous verrions pas cette semaine avant vendredi, le temps qu'elle y réfléchisse. C'est trop complexe comme histoire pour être relatée ici mais malheureusement, avec ses peurs, il est impossible que notre histoire continue et elle devrait d'urgence aller voir un psychiatre. Nous verrons vendredi. Tout cela est bien dommage car je suis amoureux d'elle. Quoi qu'il advienne, j'ai passé de merveilleux moments dans ses bras, des moments d'amour. Je ne les oublierai jamais tant ils étaient formidables. Jamais non plus je n'étais sorti avec une fille si mince, aux doigts fins, à la taille fine, élégante et pleine de charme mais aussi fine dans sa pensée et ses réflexions.

Je ne me fais pas d'illusion ; il est clair que cela me fera mal mais j'y suis préparé. Ce sera encore un nouveau départ. Un nouvel espoir. Ne pas se décourager et continuer à chercher celle qui partagera ma vie et inversement. 

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