• Y., le retour.

    En octobre 2009, je parlais ici même d'une certaine Y., mélange de subtilité et de beauté et je résumais cela en deux mots, mon idéal féminin. Après une courte relation, courte ou plutôt mort-née, j'avais décidé de ne plus la fréquenter, pour me protéger voire même m'immuniser. Il y a deux semaines, à notre fête de Noël, elle s'est à nouveau rapprochée de moi et nous sommes sortis ensemble.

    Cela n'est plus comme en 2009, j'ai changé, le monde a changé, elle a changé. Je ne suis plus tout fou, j'ai plus de recul et je me méfie aussi. Bref, je la laisse venir, je ne veux pas souffrir. Je suis tout étonné de ce qui nous arrive car elle montre cette fois des signes encourageants d'autant que c'est elle qui est venue vers moi.

    Seul hic, elle habite vraiment loin de chez moi, à plus de 150km, elle parle une autre langue (que je comprends et que je parle plus ou moins correctement), rien n'est facile donc mais l'avenir est à construire (ou pas).

    Quant à moi, j'ai longtemps traîné, j'ai eu beaucoup de découragements ces deux derniers mois, mélangés à un certain stress au travail. J'ai de plus en plus de responsabilités et je ne sais pas si cela me convient vraiment. Je n'ai pas l'ambition de finir très haut dans le managment mais plutôt l'ambition de vivre tranquillement tout en étant très sérieux au travail. Je continue à faire énormément de sport. J'ai perdu plus de 11 kilos, ma silhouette a changé et j'ai gagné beaucoup en assurance : ceci explique peut-être le retour de Y. Ou peut-être pas.

    Mon père a retrouvé une nouvelle copine ; je suis très heureux pour lui d'autant plus qu'elle est très sympathique et cultivée et que ce nouveau couple est bien assorti.

    Liège a connu son Columbine. Six morts pour rien et des images atroces malheureusement vues sur youtube de corps baignants dans le sang et qui ont marqué durablement ma rétine. Un échec de la politique de la libération conditionnelle. Je comprends que l'on puisse libérer anticipativement quelqu'un mais je ne peux accepter cela le détenu est récidiviste. Cela aurait-il changé quelque chose si cet individu malfaisant avait été à fond de peine, je l'ignore. Il aurait peut-être tué plus tard et ailleurs. Tout cela rappelle que notre vie n'est régie que par le hasard, cela d'être à un arrêt de bus, un jour d'hiver.

    Il faut donc profiter de chaque instant, du moins essayer car il est impossible de vivre en pensant constamment à profiter du moment présent. La vie quotidienne reprend toujours ses droits, les petits ennuis, les factures à payer, le pneu de la voiture qui lâche, le wc bouché, tant de petites contrariétés qui finissent par nous pourrir la vie alors que certains se vident de leur sang, à même le trottoir, sous le feu nourri d'un tireur fou.

    Que dire après cela si ce n'est que j'espère que tous mes lecteurs vont bien et que je leur souhaite à tous une bonne année 2012, en espérant que celle-ci sera meilleure que 2011, sans toute cette haine étalée sur nos écrans TV.