• La quête

    J'étais dans la rue ce soir. Je marchais seul dans la foule, à Liète. Puis j'ai eu envie de courir, de venir écrire ce post. Trop de mots tournaient dans ma tête, tout et son contraire, joie exaltée et souffrance, le tout dans un maelström de pensées éparses, tranchantes et douleureuses. Trop de couples dans la rue. Je ne sais pas pourquoi mais ils sont plus visibles quand les jours se raccourcissent. Les mains qui se tiennent, les bras qui se serrent et l'immense envie d'être à leur place, dans leur vie et leur confort de couple, dans leurs manies, leurs doux mots sussurés, les routines, la chaleur de leur couche, les bonheurs partagés, les malheurs, tout ce qui fait la vie, tout ce qui fait une vie digne de ce nom et pas l'erstaz de vie que je suis en train de supporter.

    La quête, la recherche effrénée dans laquelle je me suis lancé, l'espérance que derrière chaque femme que je croise, il y a peut-être celle que j'aimerai et qui m'aimera, celle avec qui je me sentirai complet. Quête impossible, quête douloureuse, quête souvent insupportable, presque inhumaine. Souffrance. Dicible car je commence de plus en plus à oser traduire cela en mots. Quête faite d'espoir. Tout fout le camp sauf la foi. Cette foi doit rester en moi car le jour où j'arrêterai d'espérer, ce sera la fin et il sera temps d'en finir. Je fais des efforts, je maintiens le cap, les doutes m'assaillent mais je maintiens la barque à flot, je fais du sport comme jamais, je vois des gens, je garde le sourire... Chercher quelqu'un pour vivre jusqu'à nos cimetières respectifs... et pourtant rien, rien ou si peu et novembre est presque là. Six mois d'envie, d'espoir, de désespoir, d'amour naissant dans mon coeur débordant de sentiments, d'envies, d'ondes positives, six mois pour rien ou presque avec un coeur qui souffre, un coeur qui est prêt à imploser. Il doit y avoir quelque chose en moi, un défaut de fabrication, une fragilité, une faille de confiance, une incapacité à simplement être en couple, une impossibilité à trouver les mots pour rencontrer quelqu'un, tant de rencontres ratées, avortées ou juste rêvées. Tant de choses sur ces quarante années passées mais toujours ce putain d'espoir, cette rage de vivre la vie que je veux vivre, d'aimer, de donner de l'amour, de rire surtout oui, rire.

    Rire avec une fille qui a le sourire. Rire avec une fille en qui j'aurai confiance. Rire et aimer. Est-ce trop demander? C'est bien de pouvoir profiter de tout le luxe, le confort, la sécurité que ce pays peut nous apporter mais à quoi bon s'il manque l'essentiel?

    La quête,

    La Quête,

    Continue.

     

    A écouter en lisant ce post calamiteux : Faith, The Cure sur l'album Faith.

  • Souffrance et autres errements

    Je pourrais écrire que tout va bien, telle que se présente la facade de ma vie. Derrière le platras, quelques profondes lézardes mettent en péril l'édifice. Tout cela est si fragile. J'ai fait des énormes efforts sportifs, j'ai perdu plusieurs kilos, j'ai renouvellé mon look, j'ai continué à fréquenter de tas de soirées avec des centaines de gens différents, des concerts, je me suis inscrit sur deux sites de rencontres différents, j'ai parlé avec des inconnues, en une phrase, j'ai désespérement chercher la rencontre ces deux mois derniers. Rien n'est arrivé. Le moral est toujours correct mais depuis peu, viennent s'insinuer des douloureuses pensées, teintées de désespoir. J'ai peur de sombrer à nouveau. Ma vie pourrait être formidable et pourtant, je suis toujours seul devant ce putain d'ordinateur à ressasser, ressasser, ressasser, toujours la même chose.

    Le sentiment profond de désespérance qui m'assaille à nouveau est insidieux ; ce sont comme des coups de boutoirs, violents, sourds. Viennent-ils avec l'automne, le froid, le gris du ciel? Peut-être. Je crois plutôt qu'ils sont dus à l'épuisement, aux efforts que je mène depuis mai et qui m'ont amené des rencontres, un peu de sexe mais aucun sentiment. Je brûle d'aimer. Ce besoin est tellement prégnant qu'il me rend malade. J'ai tellement envie de la sécurité qu'apporte l'amour, des joies à deux, des peines à deux, le doux nid que l'on peut créer, auréolé de la confiance réciproque de deux être s'aimant. Tout ce qui constitue une vie normalisée, comme tous ces couples que je vois dans la rue, sur le champ de foire. Et toujours cette sempiternelle question de savoir comment ils se sont rencontrés. Et toujours cette indicible interrogation de savoir si je vais connaître ça. Rien qu'à y penser, j'ai l'impression d'étouffer, je ne comprends plus rien à ce monde, mon isolement, ma solitude amoureuse est de plus en plus insupportable. Je ne sais pas ce que je dois faire de plus. Pendant trois ans, je n'ai rien fait et rien n'est arrivé ; depuis quelques temps, je joue le jeu à fond, je fais tout ce que je peux, je m'investis dans cette grande foire à boeufs mais rien ne bouge. Une femme pourra-t-elle m'aimer un jour, comme je suis? et pas comme j'aimerais être ou comme elle voudrait que je sois? 

    Une fois de plus, je tiendrai, tel un roseau qui plie mais ne rompt pas. Jusqu'à quand?

    A écouter en lisant ce post : Bon Iver, Holocene, sur l'album 'Bon Iver'