• Les jours de malheur

    Cette journée fut mauvaise. Les événements du weekend tournaient dans ma tête au boulot alors que je savais que Y. était quelques étages en dessous. Je l'ai même vue car j'ai dû donner un avis concernant une personne de son service qui avait fait une connerie. Je suis resté très professionnel, comme toujours. Je suis sérieux et si parfois j'ai mélangé amour et travail, cela n'a jamais été au détriment du travail. Je sais mettre mes émotions au placard quand il s'agit de voir, sur mon lieu de travail, la personne aimée ou désirée.

    En privé par contre, cela se corse. J'ai eu plusieurs fois les larmes au yeux et je me suis surpris à parler tout seul en disant une insulte quelconque mais qui traduit mon exaspération devant la situation. Je rumine je rumine. Encore une qui veut que je soit son ami, aaah la belle amitié en garçon et fille. Des questions me sont venues à l'esprit et j'en ai parlé à une collègue que j'apprécie beaucoup et qui est au courant de la situation. Pourquoi Y. a envie de faire de moi l'un de ses amis, à 35 ans? N'a-t-elle pas un cercle d'amis? Pourquoi va-t-elle chercher un francophone qui de surcroît, habite à 150 kilomètres de chez elle, elle qui, d'ailleurs, veut la fin de la Belgique et a voté NVA ? Ma collègue me disait que tout cela n'était pas possible, qu'elle a dû changer d'avis au dernier moment ou qu'elle était confuse et ne savait pas ce qu'elle voulait. Elle m'a dit cela alors que j'étais en train de culpabiliser et que j'aurais dû lui donner mon amitié. Elle m'a déconseillé de le faire et m'a dit de me préserver. Elle a raison, je n'ai pas envie de souffrir et d'être là aux abois, d'attendre un geste de sa part. Coupons toute communication sauf les messages professionnels et voyons ce qui arrive... cependant je le sais déjà ce qui va arriver : rien, il ne va rien se passer. C'est l'histoire de ma vie.

    J'erre donc entre la rage et le désespoir...la tristesse et le dégoût. A travers ces murs de pleurs et d'espoirs déçus, que me reste-t-il sinon le sentiment d'absurdité qui régit ma vie ? Rien ne sera plus comme avant ! J'ai ressenti tant de refus, tant de tristesses, tant d'ignominies larvées, tant de pleurs, tant de jolis visages qui disaient non, tant d'indifférence, tant d'ignorance, tant de douleurs, tant de vide. Il FAUT qu'il se passe quelque chose. Bon ou mauvais mais quelque chose ! J'implore les dieux qui n'existent pas.

     

    A lire en écoutant : Faith (live) sur The Cure - Faith Deluxe (Rarities) ou sur la face B de Charlotte Sometimes (maxi).

  • Amour, croyances et déception

    Petit focus sur une semaine qui fut riche en émotions. Au moins pourrais-je écrire qu'il y a eu de la vie car dans l'émotion, il y a une étincelle de vie.

    Comme je l'avais expliqué il y a quelques temps, j'avais revu Y. et nous avions repris sérieusement contact. La semaine passée, nous étions allé ensemble boire un verre et manger des tapas après le travail. Mes sentiments pour elle renaissaient de leurs cendres. A la fin du repas, elle me faisait promettre de venir à la grande fête de sa ville, laquelle avait lieu ce WE. Durant la semaine, je cherchai une chambre d'hôtel et elle m'y aida... mais impossible car tout était absolument complet. Il faut savoir que cette fête drainait des dizaines de milliers de personnes. Y. ne pouvait m'héberger car sa soeur divorcée vit chez elle en ce moment. Vu l'instance de Y., je me suis dit que j'allais y aller malgré tout, sans filet, et que je reprendrais le premier train. Cela valait la peine, j'étais certain que nous allions sortir ensemble et ce, malgré qu'elle avait un copain avec qui, m'avait-elle dit, elle envisageait de rompre.

    Hier donc, j'arrive dans ce belle et grande ville flamande. Elle m'informe plus ou moins directement qu'elle a quitté son copain le jour avant. Bien. Que penser après cela si ce n'est que mon rêve allait se réaliser et que mon amour pour elle allait enfin se matérialiser dans une relation concrète. Pourtant, rien de tout cela ne s'est passé. Malgré tout ces signes, malgré cette lourde instance dont elle avait fait preuve pour que je soie présent, elle s'est assez peu occupée de moi et j'ai passé une grande partie de la soirée avec ses (chouettes) amis. Vers 3h30' du matin, je me suis lancé mais elle était complètement saoûle... et elle m'a répété qu'elle ne voulait que mon amitié, qu'elle croyait que j'avais compris, qu'elle voulait garder sa liberté, etc. Vu que j'avais d'autres collègues présents, j'ai dit au revoir à tout le monde et je suis parti les retrouver, le coeur baigné une fois de plus d'une grande tristesse. J'ai bu avec eux jusqu'au premier train. Suicide alcoolisé puis le retour en train, l'arrivée dans ma ville à 7h du matin et les pleurs qui montaient dans mes yeux à l'approche de ma maison... le dimanche passé au lit, sans la moindre force, à essayer de comprendre, et même ce sms reçu me disant qu'elle croyait que j'avais compris qu'elle m'aimait bien mais qu'elle n'était pas amoureuse de moi... et qu'elle s'était tout de même très bien amusée, etc.

    Je ne comprends rien aux femmes. J'ai fait 150 kilomètres pour aller boire des bières avec Y. Elle s'est bien amusée. Elle est contente. Soit.

    Je ne veux pas être l'ami éternel, le bon ami, le confident, la bonne poire pour la soif. Tout cela est terminé. J'ai décidé que je ne verrai plus Y. Je suis terriblement déçu et je ne comprends toujours pas que l'on puisse donner autant de signaux alors que se cachait derrière tout cela une simple amitié. Un mélange de rage et de tristesse m'a envahit et m'a poussé à m'exprimer ici.

    A écouter en lisant ce post : Adonais (The Cure).

  • Les belles personnes

    Les problèmes de stress persistent mais les douleurs et autres céphalées s'atténuent. J'espère vraiment que tout cela va passer. A certains moments, je n'ai plus goût à rien, je n'arrive à plus rien faire comme aujourd'hui par exemple. Je m'étais dit que j'allais aller faire les soldes mais je ne suis pas parvenu à sortir de la maison, aidé, il est vrai par une énorme fatigue car hier, je suis sorti jusqu'à 5h du matin.

    Hier, c'était justement une belle soirée, avec des amis et un beau concert bien loin de la cité liégeoise. Faisant partie de l'équipée, A., une amie d'un ami... la quarantaine, deux enfants mais pas de père, ce dernier s'était fait la malle après quelques années. Banal. Cette fille est à classer dans la catégorie des belles personnes. Encore une. Adorable,  pétillante, intelligente et charmante, difficile de croire que l'on peut quitter une fille pareille... mais pourtant, quand l'amour est parti... J'étais littéralement charmé mais cela restera encore une fois au stade du pur phantasme car je n'oserai jamais draguer une fille pareille. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes tous bien saoûlés et le concert était absolument génial. Une bonne soirée donc. Il en fut de même la semaine passée avec Y., la petite flamande que j'avais embrassée sur la grand place de Bruxelles en octobre l'année passée. J'ai passé une journée d'information à ses côtés et nous sommes ensuite restés très tard pour boire un verre. Elle m'a ensuite dit qu'elle voulait me revoir après ses vacances, càd dans une semaine environ. Je pensais qu'elle avait un petit ami mais visiblement, elle n'est plus avec lui. Je ne sais pas ce qu'elle a derrière la tête mais ce que je sais, c'est que mon coeur battait fort quand j'étais assis à côté d'elle et que j'avais une grande envie de lui prendre la main. Je ne me fais aucune illusion mais qui sait?

    Entretemps, les semaines avancent rapidement. On sera vite en hiver... mais d'abord l'abord l'automne, les actes à signer pour la maison et le déménagement. J'y serai très vite ; j'ai l'impression qu'il y a des milliers de choses à faire et je crains un peu d'être dépassé. On verra bien. Je trouve que c'est dur de faire cela tout seul, de tout porter sur ses épaules et ce, même si mon père va m'aider et que beaucoup d'amis sont autour de moi pour m'aider. Mon père est vraiment trop gentil, il va même un peu m'aider financièrement alors que je n'en ai pas besoin. Un jour prochain, j'écrirai un poste sur lui. Notre relation a évolué très bien ces derniers temps alors que les débuts avaient été difficiles. La mort de ma mère m'a très fort rapproché de lui même si c'était déjà beaucoup mieux dès que j'ai décroché mon diplôme et puis un bon job dans la foulée. A présent, on peut parler de tout ensemble et on rit de mes conneries passées, de certaines années difficiles à l'université et d'autres moments où j'ai un peu déconné avec l'alcool, les fêtes, etc. Depuis très longtemps, nous n'avons plus au aucun conflit et je le consulte souvent avant de prendre des décisions importantes. J'aime aller avec lui au restaurant comme ce vendredi où je lui offrais un bon restaurant pour la fête des pères. J'aime parler de bourse et d'économie avec lui. On s'entend vraiment bien. Il a 66 ans mais est encore en très bonne forme. J'espère qu'il vivra longtemps car notre famille nucléaire était composée de 4 personnes. Avec le décès de ma mère et le départ pour le Canada de ma soeur, il n'y a plus que nous deux en Belgique. Il est donc le dernier représentant proche de ma famille. Sans conjoint, j'ai dû mal à imaginer qu'il pourrait disparaître car là, ce sera très très difficile. J'espère d'ici là que (et que ce là soit le plus lointain possible), j'aurais rencontré une compagne aimante et j'aurais pu fonder un nouveau noyau solide. Tout ceci pour dire que mon père, fait aussi partie de cette catégorie de belles personnes. Ces dernières nous aident à vivre. Chacun de nous a de belles personnes dans son entourage ; à chacun de nous de leur apporter attention, amitié et amour.