• La solitude a frappé à ma porte

    Aujourd'hui, la solitude a frappé à ma porte ; j'ai ouvert ; elle m'a explosé au visage. Depuis ma rupture avec N., ce n'était plus arrivé. Parfois, elle était derrière la vitre, dans la cour, mais je ne lui laissais aucun répit. Non. Elle ne pouvait rien contre moi, du moins je le croyais. Aujourd'hui, je me suis senti terriblement seul. Seul et las. Fatigué de vivre pour rien.

    J'ai eu la force de m'extraire de ma torpeur et d'aller dans une grande manifestation bibitive (malgré le fait que je ne peux plus boire d'alcool jusqu'en septembre eu égard à mon traitement post-thrombose)... Il y avait 2000 personnes au moins mais je me suis senti terriblement seul, au milieu de cette foule et ce, malgré l'un ou l'autre ami qui était présent. J'ai espéré secrètement qu'une fille allait me remarquer et me tendre la main... J'avais tant envie que quelque chose se passe, de serrer tout simplement quelqu'un dans mes bras, de pouvoir aimer et sentir respirer quelqu'un près de soi. Pourtant, je savais que c'était perdu d'avance. Pendant des années j'ai espéré cela et cela n'est jamais arrivé. En effet, jamais ou presque, une fille n'est venue vers moi ; je dois toujours aller vers elles et si je ne bouge pas, rien n'arrive, je le sais. Or, je n'ai plus la force ni le courage de faire les premiers pas, de bouger vers qui que ce soit, c'est bien plus fort que moi. Je me suis déjà pris tant de déceptions en pleine face que je n'ai plus aucune confiance en moi. Je suis condamné.

    Rien ne se passe donc et je m'enfonce dramatiquement vers le non-être. En rentrant, sur l'autoroute, je me disais que s'il m'arrivait quoi que ce soit, personne ne saurait ce que j'ai fait ces deux derniers jours... Ce que j'ai pensé, fait ou dit car j'ai été lourdement seul ce weekend pascal. Ma vie n'a servi strictement à rien... j'ai ruminé, joué à un jeu en réseau avec une Marseillaise bien sympa (on fait la fine équipe) mais jouer, c'est brasser du vent pour remplir le temps qui passe et faire en sorte qu'il passe plus vite. Je suis réellement désespéré ce soir, il y avait longtemps que je ne l'avais pas dit car je ne le ressentais pas mais là, on y est. Le désespoir est là et même l'idée d'en finir si cela persistait (mais toujours ce débat du manque de courage devant la mort, je suis condamné à vivre).

    En résumé, je veux qu'il se passe quelque chose dans ma vie, je veux rencontrer quelqu'un mais je n'ai plus le courage de faire quoi que ce soit. Je suis pétrifié. J'ai perdu ma joie de vivre. Je m'enferme de plus en plus et tout est en train de basculer vers le néant.

    Il fut un temps béni où le weekend pascal, toute la famille se retrouvait chez la grand-mère paternelle, autour d'un bon repas que précédait une chasse aux oeufs... et le pape vociférait l'urbi et orbi dans le poste. Tout cela est fini, une grande partie des protagonistes sont morts. Ils avaient une vie, eux. Je n'en ai pas. S'ils me contemplent de là-haut, ils doivent être triste pour moi. Ils avaient plus de force et moi, j'en suis réduis à me lamenter, seul dans cette petite maison, en espérant qu'un miracle arrive... mais les miracles, cela n'existe pas.

  • La solitude a frappé à ma porte

    Aujourd'hui, la solitude a frappé à ma porte ; j'ai ouvert ; elle m'a explosé au visage. Depuis ma rupture avec N., ce n'était plus arrivé. Parfois, elle était derrière la vitre, dans la cour, mais je ne lui laissais aucun répit. Non. Elle ne pouvait rien contre moi, du moins je le croyais. Aujourd'hui, je me suis senti terriblement seul. Seul et las. Fatigué de vivre pour rien.

    J'ai eu la force de m'extraire de ma torpeur et d'aller dans une grande manifestation bibitive (malgré le fait que je ne peux plus boire d'alcool jusqu'en septembre eu égard à mon traitement post-thrombose)... Il y avait 2000 personnes au moins mai s je me suis senti terriblement seul, au milieu de cette foule et ce, malgré l'un ou l'autre ami qui était présent. J'ai espéré secrètement qu'une fille allait me remarquer et me tendre la main... J'avais tant envie que quelque chose se passe, de serrer tout simplement quelqu'un dans mes bras, de pouvoir aimer et sentir respirer quelqu'un près de soi. Pourtant, je savais que c'était perdu d'avance. Pendant des années j'ai espéré cela et cela n'est jamais arrivé. En effet, jamais ou presque, une fille n'est venue vers moi ; je dois toujours aller vers elles et si je ne bouge pas, rien n'arrive, je le sais. Or, je n'ai plus la force ni le courage de faire les premiers pas, de bouger vers qui que ce soit, c'est bien plus fort que moi. Je me suis déjà pris tant de déceptions en pleine face que je n'ai plus aucune confiance en moi. Je suis condamné.

    Rien ne se passe donc et je m'enfonce dramatiquement vers le non-être. En rentrant, sur l'autoroute, je me disais que s'il m'arrivait quoi que ce soit, personne ne saurait ce que j'ai fait ces deux derniers jours... Ce que j'ai pensé, fait ou dit car j'ai été lourdement seul ce weekend pascal. Ma vie n'a servi strictement à rien... j'ai ruminé, joué à un jeu en réseau avec une Marseillaise bien sympa (on fait la fine équipe) mais jouer, c'est brasser du vent pour remplir le temps qui passe et faire en sorte qu'il passe plus vite. Je suis réellement désespéré ce soir, il y avait longtemps que je ne l'avais pas dit car je ne le ressentais pas mais là, on y est. Le désespoir est là et même l'idée d'en finir si cela persistait (mais toujours ce débat du manque de courage devant la mort, je suis condamné à vivre).

    En résumé, je veux qu'il se passe quelque chose dans ma vie, je veux rencontrer quelqu'un mais je n'ai plus le courage de faire quoi que ce soit. Je suis pétrifié. J'ai perdu ma joie de vivre. Je m'enferme de plus en plus et tout est en train de basculer vers le néant.

    Il fut un temps béni où le weekend pascal, toute la famille se retrouvait chez la grand-mère paternelle, autour d'un bon repas que précédait une chasse aux oeufs... et le pape vociférait l'urbi et orbi dans le poste. Tout cela est finit, une grande partie des protagonistes sont morts. Ils avaient une vie, eux. Je n'en ai pas. S'ils me contemplent de là-haut, ils doivent être triste pour moi. Ils avaient plus de force et moi, j'en suis réduis à me lamenter, seul dans cette petite maison, en espérant qu'un miracle arrive... mais les miracles, cela n'existe pas.

  • La non-vie

    Chaque jour, je trouve de nouvelles excuses pour ne pas écrire... et pourtant, j'ai la tête qui fourmille d'idées, de pensées. Je pense le vide, je pense le non-sens et je parfois je cherche la sortie de cet univers de routine. J'ai l'impression que j'ai fini par accepter l'idée de vivre figé, de non-vivre ; c'est un peu ainsi que je non-vis pour l'instant. Gâchis monumental qui m'est rappelé à chaque fois que, par exemple, je vois un handicapé dans la rue ou j'apprends la maladie ou la mort de quelqu'un. Parfois, je suis traversé par l'une ou l'autre fulgurance d'espoir. Ces moments sont fugaces et font du bien, m'aèrent l'esprit et aide à traverser cet océan de non-être. Le temps avance et je prends de plus en plus conscience de la mortalité de mon être, de mon corps. Peu de gens pensent à cela et réfléchissent à cela. Pourtant, nous sommes tous hautement mortels et y penser permet de ressentir des impressions de mort, de ce que cela pourrait être, de ce qui sera notre futur, à tous. Le fait que je ne puisse avoir d'enfants accentue peut-être chez moi ce type de pensée car je ne puis puis me projeter dans un autre corps, je ne puis transmettre ni gènes, ni tout autre chose qui constitue ma personne. La pensée et le ressentiment d'être mortel me donne parfois la nausée et je ne conseille ce type de pensée à personne.J'ai appris qu'une de mes amies de secondaire avait eu un gros soucis en accouchant, avait failli mourir et attendant une greffe hypothétique. Je pense souvent à elle. Nous sommes tellement mortels. Pourquoi elle plutôt qu'une autre? Tout cela est révoltant et empêche toute croyance en un dieu quelconque car ce dieu serait si cruel qu'il ne peut avoir un minimum de compassion. <> Ces derniers temps, j'ai eu des gros problèmes de stress, de douloureux maux de têtes en raison d'une affaire qui m'a fortement touché et pour laquelle je suis embarqué dans un procès fortement médiatisé par ailleurs. Cela va un peu mieux ces moments-ci mais je suis passé par de sales moments et avec une profonde impression d'injustice. J'espère que les futures élections sanctionneront les bons à rien qui ont oeuvrer dans un sens tout à fait contraire à la bonne gestion du pays. <> Côté relation, je suis nulle part ; je suis comme pétrifié. Certes, j'ai envie parfois de pouvoir être amoureux mais je ne sais ce qui m'en empêche et d'un autre côté, j'ai l'impression que je n'aurai plus jamais le courage d'aller vers une femme. Ne rien faire est si confortable. Ne prendre aucun risque est la garantie de la tranquillité totale, la garantie de l'évitement de l'échec. Il faudrait qu'une fille vienne me chercher, me tirer hors de ma torpeur, qu'elle m'aime tellement qu'elle me redonnera envie de vivre. Tout cela n'arrive que dans les films. Certains luttent pour survivre, pour manger, pour éviter les calamités de ce monde... et moi je vivote, je n'ai point à lutter, juste tendre le bras pour ouvrir une armoire, prendre un paquet de gaufres et manger... et juste un peu me déplacer et faire de menues tâches pour toucher un paquet d'euros à transformer en nourritures, en plaisirs liquides ou autres inventions technologiques qui facilitent la vie. Il me reste à aimer mes proches, à rendre leur vie plus agréable, à aimer les enfants des autres et les aider à grandir durant les moments furtifs de nos fréquentations. <> Ce mois-ci était aussi l'anniversaire de la mort de ma mère, j'y pense quelque fois. Des fois, je me lève le matin en pensant que je vais la voir, qu'elle est toujours vivante; Cela ne m'obsède pas mais l'impression est bizarre... comme si sa mort était un mauvais rêve et qu'il fallait que je me réveille. S'il n'avait rien de l'autre côté, ce que je crois, ce serait terrible. Tout ça pour ça. Mon père a pris sa pension ; il est le seul filin me reliant à ma vie ancienne. Ma soeur aussi mais elle est trop loin et vit sur un autre continent. Le jour où mon père disparaîtra, je serai sans filin et il faudra s'y faire. Ainsi va la non-vie.