• birth, school, work, death

    Longtemps que je ne suis passé ici. Ma vie de couple s'est bien stabilisée, N. vit vraiment chez moi maintenant ; l'amour est réciproque et la vie passe trop vite.

    Ce qui m'amène ici n'est pas cela mais l'état de santé de ma mère. C'est la fin, les médecins lui ont dit qu'ils arrêtaient tout traitement et qu'au mois de mai, ils ne pouvaient lui assurer qu'elle serait toujours en vie pour le retour de ma soeur. Heureusement, ma soeur a pu revenir plus tôt, pour les derniers instants, pour ne pas qu'elle disparaisse alors que sa fille est à 10 000 kms. J'essaie de me préparer mais c'est impossible. Le plus dur est maintenant, de voir son état se dégrader. Je préférerais que ce soit brutal, sans souffrance. La peine sera immense mais moins que de la voir souffrir et perdre petit à petit sa mobilité, son souffle de vie.

    On se sent impuissant face à tout cela, on se sent petit et fragile...

  • Réinstallation des doutes

    Il ne faut jamais croire que tout va bien. La teneur de mes posts précédents ne faisait aucun doute là-dessus. Sous la croûte du bonheur, il y a toujours la petite chose qui peut vous mettre à terre, qui peut emporter tout ce que vous aimez. Je n'en suis pas encore là mais ces derniers jours ont été difficile. Il ne s'agit pas d'un problème qui vient de moi mais N. déprime gravement. Elle veut arrêter la médecine que visiblement elle a presque toujours détestée. Déjà en troisième année me disait-elle, elle avait voulu se réorienter mais la pression familiale fit qu'elle ne le put. N. a peur, des peurs insondables dans les profondeurs de son corps et elle dit que lorsque celles-ci surgissent, elle a moins envie de me voir, elle ne veut voir personne d'ailleurs dans ces courtes périodes. Je la laisse respirer donc mais je me demande jusqu'à quel point, un jour, N. ne voudra plus du tout me voir. N. me dit que je serais mieux avec quelqu'un d'autre car je ne a mérite pas. GRRR, combien de fois ai-je entendu cela de la bouche d'autres filles, du genre, tu es le type parfait mais je te quitte et gnagnagna.

    Bref, c'est un peu dur en ce moment et je n'ai pas envie de souffrir mais quoi qu'il arrive maintenant, je pense que ce sera le cas. Préparons-nous donc.