• i'm back : quelques réflexions connes de ces derniers jours

    19/12/2004Tout seul face au grand écran du nouvel imac G5. L'écran 17'' panoramique est extraordinaire de netteté. Et il est beau l'engin en plus. Tout seul sans internet pour encore je ne sais combien de jours et de jours. Je ne compte plus. Non je ne compte plus. Que faisaient les gens avant l'arrivée d'internet ? On se le demande bien effet. Moi je sais. Ils discutaient devant leur seuil, se rencontraient dans des bals populaires et se mariaient pour la vie. Certes, beaucoup de facteurs sociaux ont changé ; la femme est devenue indépendante : elle n'est plus obligée comme avant de rester ad vitam avec son mari, elle le quitte si elle ne l'aime plus. Je ne regrette pas le temps ancien évidemment. Je regrette peut être le seuil et les bals populaires. Tout semblait si simple avant, j'en ai certainement une image déformée mais c'est vrai que je m'imagine que tout aurait été différent pour moi...J'aurais rencontré ma femme sur un seuil, dans un début de soirée tiède... On se serait retrouvé le samedi dans une valse... puis on serait fiancé quelques mois plus tard et puis et puis... ici, je suis fait comme un rat, certes un rat de luxe mais un rat tout de même : j'ai tout le luxe que l'on puisse imaginer, canal+, une playstation, une sono à faire trembler le vatican, mon superbe imac, une voiture petite mais ultra luxueuse, un studio design bien situé. Pourtant tout cela est du vent de la poudre qui couvre un visage blafard. Eh oui eh oui l'argent ne fait pas le bonheur et je suis en train de l'expérimenter. Bien sûr, le lieu commun serait de dire que ce serait pire sans. Certes. Mais je teste la solitude dans ce qu'elle a de plus affreux et je rentre souvent le soir les larmes aux yeux car je sais que je vais trouver ces murs blancs et froids. Tout ce que je redoutais quand j'étais chez mes parents s'est réalisé : parler aux murs, sans cesse penser en soi-même, penser et repenser, penser à l'absente, celle qui ne fut jamais et qui n'existe peut être pas.21/12/04Et je repense à C. avec qui j'ai renoué le contact ou plutôt le contraire, c'est elle en effet qui à la suite d'un mail envoyé à tout mon carnet d'adresse (et à elle par erreur sur une vieille adresse qui trainaît) m'a envoyé un sms et puis... oui, la solitude était telle que j'ai retéléphoné : une connerie de plus à mon actif ! Par la suite, en raison de plusieurs situations délicates où je la croisais alors que j'étais en compagnie d'amis à elle, lesdits amis se coupaient en deux, l'un restait avec moi, l'autre partait avec elle. Jugeant la situation humiliante pour ses amis à elle, j'ai décidé de la revoir, de me faire violence. Elle passera donc dans mon chez moi, un jour ou l'autre. J'attends et je crains ce jour. Je l'attends car je suis toujours amoureux d'elle, comme un gosse. Je le crains car l'amour pourrait à nouveau me transpercer le cœur et je sais très bien qu'elle ne sera pas là pour recommencer quelque chose avec moi mais bien pour que je devienne son meilleur ami. Ce que, comme je l'ai déjà annoncé, je ne peux me résoudre à devenir. NON, on ne peut pas changer l'amour en amitié... si cela était possible que l'on me donne vite la pierre philosophale qui me permettra l'échange. Quoique. Je ne suis pas sûr que cela me botterait de devenir son ami : pour ma fierté peut-être ! L'objectif étant ici de pouvoir la revoir en soirée sans péter une case. Ce qui peut me faire peur en soirée, c'est le fait de la voir draguer d'autres hommes, simplement. Le jour où moi-même, serai tombé amoureux de quelqu'un d'autre, là, cela passera certainement mieux. Je pourrais tout voir en ne ressentant plus rien... mais là, rien ne se passe dans ma vie et je suis l'espèce de loque amoureuse. Rien de plus et rien de moins. J'attends mais suis de moins en moins attractif. Le chocolat. J'en mange le soir telle un drogué va à sa dose et il est vrai que je suis en train de gonfler comme une outre sous la fontaine. Bref, je me dégrade et çà, c'est pas bien pour attirer quelque peu la gente féminine attendue.26/12/2004Un dimanche de plus où j'attends en vain un coup de fil d'un des mes si nombreux amis afin de faire quelque chose de ma journée mais rien n'arrive. Je ne donnerai pas ce coup fil moi-même, je ne veux pas paraître aux abois. Je ne veux pas mendier de la compagnie. Un jour mort donc, un de plus. Beaucoup de personnes à qui je disais que la solitude était quelque chose de difficile à vivre m'ont répondu soit que cela était nécessaire de passer par là, soit que j'allait m'habituer ! M'habituer ! La belle affaire. M'habituer à lire seul, à passer des heures devant la TV, à manger du chocolat pour tromper l'ennui. OK, cela s'est possible. Devenir une plante aussi tant qu'on y est... Je ne vois pas, franchement, l'avantage ou même le plaisir à mener une vie telle. Je suis quelqu'un de communication, j'aime discuter, j'aime la compagnie et je préfère mourir que de devoir me dire que cela va être ainsi toute ma vie. Être ainsi n'a aucun intérêt, j'en suis convaincu. Il est vraiment temps que j'ai internet (plus que quatre jours !), que je puisse chatter sur les sites de rencontres où je me suis inscrit, que je puisse peut-être faire de nouvelles connaissances, moins prises par leur vie de famille, leurs enfants... simplement quelqu'un à qui je puisse téléphoner le dimanche en lui disant, viens boire une bonne bouteille de vin ou faire un monopoly ou que sais-je. Des gens qui comme moi ont le temps et voient la vie défiler lentement, des célibataires, cette putain de condition de célibataire que je honnis. Je pense de plus en plus qu'il y a des espèces de castes de gens, ceux qui sont faits pour vivre avec un conjoint, qui dès qu'une histoire se finit, commencent une autre directement comme l'un de mes collègues par exemple. Et puis il y a ceux qui ne parviennent pas à rencontrer la personne adéquate et qui, parfois, alors qu'ils pensent l'avoir rencontrée, se fourvoient et la personne en question file sans demander son reste. Ces personnes portent peut-être le problème en elles. Je porte peut-être le problème en moi. Qui sait ? Peut-être devrais-je demander à toutes mes ex(s) pourquoi elles m'ont laissé tomber, peut-être trouverais-je un point de conversion qui serait utilisable si jamais je rencontrerais à nouveau quelqu'un. Il faudrait peut-être que je change quelque chose en moi mais il est vrai que ma vie sentimentale antérieure a gravement entaillé la confiance en moi, le peu qui me reste est sans cesse écorché par des personnes peu fréquentables comme cette Évelyne rencontrée dernièrement sur internet et qui après deux mois de messages internet et téléphonique, de longues conversations au gsm, m'a rencontré et quatre jours plus tard, après un silence total, m'a dit qu'elle avait eu l'impression de tromper son ex en me rencontrant. Or cette fille était inscrite sur un site de rencontre. Qu'y cherchait-elle? Quelques frissons ? De l'amusement ? Qu'ai-je donc fait pour rencontrer toutes les tarées de la terre? Certes, je ne lui plaisais peut-être pas et elle a invoqué cela comme excuse. Ce serait encore plus minable. Enfin voilà, on me maltraite encore malgré ce que j’ai enduré (au point de vue sentimental évidemment). Il est possible que j’attire les filles déséquilibrées de par mon manque de confiance en moi ou alors n’ai-je vraiment pas de chance. L’avenir me le dira. Je ne sais plus quoi penser.27/12/2005Aujourd’hui pas mal de stress car je vais revoir C. Je l’ai entrevue il y a deux mois mais je ne lui ai plus parlé depuis le mois d’août. Quand elle m’a envoyé un sms pour dire qu’elle passerait, j’ai d’abord tremblé ! Puis je suis rentré, j’ai lavé le studio de fond en comble, j’ai fait la vaisselle, ranger tout ce que je pouvais. Je veux qu’elle se dise que je m’en sors sans elle et que potentiellement, je suis un mec bien qui attira bientôt une autre fille ; un type qui en vaut la peine, le mec plus ou moins parfait. A mes yeux, je le suis (pas au niveau physique évidemment) ; oui je le suis car je suis fidèle, conciliant et aimant. C’est ce que toutes mes amies me disent : celle qui tombera sur moi aura de la chance. Cependant, personne ne tombe sur moi et ce genre de citation est facile à dire à un célibataire de 32 qui sans cesse doutant, ne sait plus quoi penser ! Citation, lieu commun, le pas est franchi.Hier, j’ai relu la majeure partie de mon journal intime de 1988, je suis tombé dessus en rangeant mon bordel. 1988, année de rencontre avec Caroline, peut-être la fille qui a le plus compté dans ma vie. Rencontrée en 88, notre idylle a duré 2 ou 3 mois. En 1991, elle revint vers moi et notre histoire dura à nouveau plus ou moins la même période. Et elle me trompa avec le type avec elle est toujours maintenant. Si l’on peut faire une gradation dans la douleur, les deux chagrins d’amour qui clôturèrent les deux relations furent les plus douloureux qui soient. J’ai mis plus de deux ans à oublier cette première rupture, deux ans à écouter de la musique sombre, à raser les murs et à pleurer tout seul le soir dans mon lit. La seconde rupture fut encore plus rude et longue à éponger car cette fois-là, j’avais vraiment cru que tout cela était parti pour la vie. Je suis tombé très bas cette fois-là, j’ai même failli raté mes examens, ce qui aurait signifié la fin de mes études car je recommencais mon année. Je suis passé très près du chaos grâce à cette chère Caro comme je l’appelais. J’ai pu relire dans mon journal intime que lorsqu’elle m’avait laissé tombé, j’étais allé me consoler dans les bras de sa meilleure amie (bizarre je n’avais aucune souvenance de cet épisode) mais que cette chère Caro était venue me rechercher, était à nouveau sortie avec moi de sorte que je laissai tomber sa meilleure amie... dès que ce fut fait, elle me largua à nouveau. A bien y repenser, cette fille devait avoir des accointances avec Satan non? Quoi qu’il en soit, j’ai un cahier de poèmes datant de cette époque et entièrement consacrés à elle, tous plus sanctifiant et larmoyant les uns que les autres... A la limite, le chagrin que j’ai ressenti me laisse presque froid par rapport à celui que j’ai eu avec C., oui celle qui serait là dans une heure et vingt minutes, soit 80 minutes, 4800 secondes et tout cela multiplié par dix pour les dixièmes de seconde. Je ne sais combler mon temps d’ici là. J’aimerais qu’elle me dise qu’elle s’est trompé, évidemment tout cela est impossible. Mon seul espoir est que je parviendrai à soutenir le choc et mon espoir caché est de me rendre compte qu’elle n’est plus rien pour moi et de me poser la question l “mais qu’ai-je donc bien pu faire pendant tant de temps avec cette fille insignifiante et vide?” Bon çà, évidemment, ce serait l’idéal mais faut pas trop espérer; C. est encore dans mon gros coeur, tous les souvenirs sont encore bien présents et les objets également : je porte aux pieds les chaussures achetées lors de l’un de nos périples à Maestricht, le parfum qu’elle m’a rapporté du Canada, à mon porte-manteau pend la chemise qu’elle m’offrit à mon anniversaire, chaque citroen C3 que je vois me rappelle sa voiture, chaque enfant que je vois ou que je ne vois pas me rappelle le petit L., chaque publicité à la radio pour la compagnie d’assurance où elle travaille me ramène à de tristes pensées, chaque reportage dramatique ou pas sur son pays d’origine me fait entrevoir ses yeux et tous les morceaux musicaux qui ont croisé notre route, surtout les plus tristes comme ceux de Sophia ou de Cure. Sophia groupe fabuleux de mélancolie sans qui les larmes peut-être n’existeraient pas.

  • Babble

    J'aurai tellement de choses à raconter quand je serai reconnecté à internet... qu'il vous faudra cent ans pour me lire.

    Ceux qui veulent me voir un jour devront aller au Celtic à Ostende au Nouvel An. J'y serai. Envie de voir d'autres têtes...

    Sinon bon réveillon et joyeux noël pour ceux d'entre vous qui seraient chrétiens... ce qui n'est pas trop mon cas.

  • Solitude

    Je passe encore en coup de vent chez mes parents. Les soirs de semaine, la solitude est intense quand je rentre du boulot. Un silence pesant. Sans internet et le chat, c'est pour devenir fou ! Mais comment les gens font-ils ? Ceux qui sont seuls depuis des années ! Comment ? Comment !

  • Internet

    Les gentils messieurs de télédisnet vont venir m'installer le cable le 30/12/2004. D'ici là, je serai toujours offline ! C'est vraiment dur, je pense être un net addicted, suis foutu sans internet.