• Bêtise

    Je n'aurai pas dû télécharger le film de la décapitation de Nicholas Berg. Des images insoutenables qui semblent iréelles tant leur violence est terrible. Voir ces guignols en train d'hurler qu'Allah est grand pendant qu'ils égorgent cet homme sans défense, c'est au-delà du supportable. Ce ne sont plus des hommes, mais des animaux. Les mots ne suffisent pas pour décrire cela.

  • Aléas de la vie et de la mort

    Je commence enfin à aller mieux, cette foutue gastro-entérite me quitte progressivement. Je n'avais jamais eu cela aussi longtemps. Sinon, aujourd'hui, mauvais nouvelle pour ma mère atteinte d'un cancer. La maladie progresse malgré une puissante chimiothérapie. Je ne sais jamais trop comment réagir quand elle reçoit une mauvaise nouvelle comme cela. Y a pas de mode d'emploi. Je suis mal à l'aise chaque fois. Et triste. Immensément triste.

    Plus léger, cent fois plus léger, rencontre avec V. ce soir dans un bistrot liégeois. J'étais sorti avec elle il y a six ans. Je ne l'aimais pas. Je ne l'aime toujours pas. Dommage car je sais qu'elle serait prête à s'embarquer sur du long terme avec moi... mais elle me saoûle de paroles sur des sujets qui ne m'intéressent aucunement. Je viens de vivre deux heures pénibles, vraiment. Elle n'en peut rien. C'est triste aussi. J'aimerais aimer quelqu'un qui m'aime vraiment. Et puis, la blessure avec C. est encore bien là, c'est un peu trop frais.

  • Retour à la réalité

    Aujourd'hui, retour au boulot, lever à 5h30'. Toujours mal au ventre, j'espère que je ne me tape pas un cancer ! Manquerait plus que cela... Rien ne se passe. Une de mes collègues flamandes prénommée Y. passe dans le couloir. Ô rêve vivant... cela éclaire ma journée, rien qu'un petit passage, cette fille est un sourire vivant, elle a un charme fou. Et aussi un mec là-bas à Gand. J'ai toujours aimé nos amies de Flandres. D'ailleurs A., avec qui je suis sorti pendant six mois, était néerlandophone. J'adorais son petit accent quand elle parlait français. Nostalgie. En passant à Leuven tout à l'heure, je me disais que j'y prendrais bien un appartement pendant un an, histoire d'apprendre le néerlandais et de changer d'air... J'ai un peu peur d'être isolé cependant. Continuons plutôt à chercher à Liège même si je ne sais si j'y serai heureux.

  • Wind of change

    Changement de ton? Oui, pour une heure au moins. Je suis énervé. J'ai toujours très mal au ventre (depuis une semaine) et cela commence à me taper sur le système. Et puis hier, pfffff lamentable soirée ; je n'arriverais jamais à être comme les autres hommes dans mes rapports avec les femmes... J'ai toujours tout raté et j'en ai encore au moins pour trente ans à ce rythme-là. Sauf accident.

  • Soirée blanche

    Hier soir, apéro d'abord chez les amies de celle que l'on voulait me présenter... bouteilles de vin et machins indiens. Départ vers la soirée. Drôle d'ambiance cette soirée, l'impression bizarre d'entrer dans un hôpital, tout est blanc blanc blanc. On démarre avec quelques bières... j'ai toujours ce mal de ventre qui me poursuit et qui m'a poursuivi hier à mon examen. Je me dis que je vais le noyer. Bière bière bière. Puis vient A. la fille qui irait super bien avec moi selon toutes ses amies. Elle est assez bizarre, une dégaine spéciale mais attachante. Je parle beaucoup avec les deux espagnols qui l'accompagnent. Hola !

    La soirée passe, elle vient vers moi, me demande ce que je fais dans la vie (je fais un boulot qui n'a pas bonne presse mais qui est passionnant). Je lui explique les tenant et les aboutissant. Puis plus rien, elle ne m'approche plus et ne me regarde plus. Bizarre. Là je me dis que je l'ai perdue. Bière bière bière. Puis je suis saoûl évidemment et je me rends compte que cette soirée est abominable, des dizaines de blondes superficielles autour de moi (on est dans un club de tennis huppé d'où inévitablement ce type de personnes). Et pourtant, j'aimerais être comme elles, danser, m'envoyer en l'air pour une soirée avec le premier beau mâle venu... une vie sans réflexion, facile. Finalement le tourbillon est tel, je bois de l'eau. Bru Bru Bru. Deux heures passent j'observe beaucoup. Puis je repars, je roule très prudemment, passe par le Quick pour me faire mal (bien un an que je n'ai plus fait çà). Puis je rentre ici et je lis le poème de Val sur son blog méandres . Dommage pour A. , elle semblait être une fille très chouette, un peu allumée et loin des stéréotypes tennissiens... Cet après-midi, je dois téléphoner à V. une fille qui veut aller boire un verre avec moi et avec qui j'étais un peu sorti il y a cinq ans. Je ne l'aimais pas. Je ne crois pas que je pourrais l'aimer mais un verre n'engage à rien et peut devenir un bon moment.

  • Tourner en rond en 4 leçons

    Je me rends bien compte que ce blog tourne un peu en rond. Je l'ai commencé car j'étais desespéré de ne pas trouver l'âme soeur. Je l'ai trouvée, j'ai mis du temps à m'en rendre compte... puis je l'ai perdue et c'est reparti. Désolé, lecteur ou lectrice si tu t'emmerdes ici, ce sera avec raison car le thème est unique et les péripéties redondantes. Ecrire me fait du bien mais je comprendrai très bien que cela soit bien chiant à lire. Personne évidemment ne force qui que ce soit à se promener dans ce hangar (sombre et froid ne puis-je pas m'empêcher d'ajouter) et je comprendrai d'ailleurs bien que personne n'y vienne plus.

    Je vais peut-être décrire des choses plus terre à terre, cela m'occupera. Aujourd'hui, examen pour un poste dans le fédéral, au Heysel, 10 000 inscrits au moins. Un test d'une dureté sans égale pour départager des universitaires uniquement. Un test pour être nommé dans la fonction que j'occupe depuis six ans. Un test que je crois avoir raté. On verra bien. Ce soir, c'est une soirée Eddy Barclay à laquelle je me rends : tout le monde doit être habillé en blanc, tout blanc et c'est un groupe de reprise des années 80 qui anime. Des amis vont amener une leur copine qui irait parfaitement avec moi selon eux. Qui vivra verra...

  • Calme plat

    Un jour comme je sens qu'il y en aura beaucoup d'autres désormais ; un jour vide sans émotion ; un jour d'attente seul. J'en reviens à mes premières réflexions de ce blog. Lorsque l'on est célibataire, il n'existe plus que ses amis (et sa famille dans un mesure moindre), bref les loisirs dépendent souvent de la disponibilité de son entourage. Mes connaissances sont nombreuses et souvent disponibles mais je n'aime pas ce sentiment de dépendance ; je pourrais faire des tas de choses seul mais cela m'ennuie, dans ces cas-là, plutôt que de partir, je reste blotti dans mon lit en attendant mieux. Je rate certainement beaucoup, je rends ma vie fade, je ne sais pas comment m'en sortir.

    Lueur d'espoir, l'horoscope du Ciné-télé-revue m'annonce un truc bien au niveau sentimental dans les deux dernières semaines d'octobre. (désespoir, quand tu nous tiens...).

  • Jour nouveau?

    Je suis bloqué depuis une semaine à la maison à cause d'une méchante gastro... évidemment, le confinement n'arrange pas mes sales petits problèmes de coeur car j'ai trop le temps de penser. Et les hauts et les bas se succèdent. Là je suis dans un haut ! Pourvu que cela dure... J'ai parlé à une bonne amie de C. ce matin au téléphone... selon elle, C. ne m'a pas trompé, il y avait des semaines qu'elle se posait des questions pour savoir si j'étais l'homme de sa vie... Qu'elle se soit inscrite un jour avant notre rupture sur ce site de rencontre, n'indique pas qu'elle m'ait trompé. Effectivement. Mais cela indique tout de même qu'elle voulait vite me remplacer. Ma petite fierté de mâle en prend naturellement un coup. Mais cela passera. Tout passe, je vais mieux... je vais trouver quelqu'un d'autre et je serai heureux... vite svp.

  • Sale constat

    On croit connaître les gens mais on les connaît pas. On peut les côtoyer au jour le jour pendant des semaines, faire l'amour avec eux, les entendre dire qu'ils vous aiment mais on ne les connaît pas ; ils peuvent tout simuler, mentir, tromper, promettre des choses qu'ils ne tiendront pas.

    Un jour, on se réveille et on se dit que l'on s'est trompé, que la personne est mauvaise, manipulatrice, inique et cynique et là, c'est vachement dur. Puis on se retourne et on se dit, mais comment ai-je pu l'aimer, comment ai-je pu être aveugle à ce point, comment lui ai-je révélé les secrets les plus intimes de mon être alors que tout était feint? Alors on tombe de haut, on peut ne jamais s'en relever et périr ; on peut en réchapper mais en gardant une marque indélébile qui nous suivra toute notre vie ; on peut aussi l'effacer mais il faut un fort caractère. Je n'ai pas encore décidé quelle option je choisirai. En fait, je n'ai pas le choix...

    Mon être souffre tant mentalement que physiquement. Il n'aime pas les gens qui flirtent avec la malhonnêté. Il regrette d'être un gentil et préférait être du côté sombre de la force. Dans cette vie, vaut mieux être con et méchant qu'honnête et sensible.

  • Retour du nuage noir

    J'ai reproché à C. d'être cyclothimique. Malheureusement, je le suis devenu moi-même depuis cette rupture. Ce matin, j'allais bien. Cet après-midi, l'envie me rongeait de lui dire que je savais qu'elle s'était inscrite sur un site de rencontre avant même de m'avoir largué. Le soir, je lui ai laissé un message sur son répondeur, en lui disant que je savais maintenant que ce n'était pas une personne correcte, qu'elle m'avait au moins trompé un jour en pensée. Dur car c'est ce qu'elle avait reproché à son mari.

    Je n'ai pas encore réussi à couper le cordon mais là, j'ai tout en main pour la détester une bonne fois pour toute. J'ai vécu sept mois avec une inconnue dont je n'aurais jamais soupçonné les vilains travers. Je plains son fils ; sa mère n'est pas une belle âme.

  • Eclaircie

    Cela va mieux. D'un côté je me dis que C. n'est pas une belle âme et qu'elle ne mérite rien d'autre que du mépris. De l'autre, je viens de discuter sur internet pendant plus de trois heures avec une jeune femme et cela m'a fait du bien. Même s'il n'est aucunement question de rencontrer cette personne, sa conversation a eu dont de m'appaiser et de me donner espoir. Toujours cela de gagné contre la morosité.

  • very bad day

    Voilà, aujourd'hui, avec quelques recoupements, j'ai pu établir que C. s'était inscrite sur rdv.be le jour avant notre rupture. La garce.

    J'ai assez pour la haïr pendant 150 ans. Cela a gravement entamé mon moral. Déjà que le coup de vendredi était rude mais là, je suis à terre. Je peux imaginer aisément que c'est avec un type qu'elle avait rencontré sur ce site qu'elle est venue à la fête de vendredi. Cette fille est non seulement cruelle mais bête je crois. J'aimerais pouvoir la détester une bonne fois. La haine est en marche mais elle empiète encore sur une grosse tristesse non contrôlée. Aujourd'hui, j'étais en formation et je n'ai rien capté... les images de C. me trompant traversaient ma tête et puis des images de moi mort, pendu par exemple. D'horribles choses, d'horribles pensées que j'aimerais voir se finir. Cette fille ne mérite pas de telles pensées, elle ne mérite aucune pensée d'ailleurs. J'ai d'abord espéré vite rencontrer quelqu'un mais je ne suis pas prêt. Je veux être prêt mais cela me taraude le ventre, cette histoire.

  • Triste anniversaire & diverses réflexions

    Aujourd'hui, c'est l'anniversaire du petit L., il a quatre ans. Je devais être à son goûter si sa maman ne m'avait pas quitté. Sale journée devant cet écran donc.

    Hier, je suis allé à l'anniversaire d'un des mes amis dans la cité de La Louve. A l'apéro, il me dit qu'il se sépare de sa femme. Cela faisait dix ans qu'ils étaient ensemble. De même, il y a trois jours, une amie s'est séparée de son mari, 12 ans qu'ils étaient ensemble et deux enfants sur le carreau. Je n'ose pas penser à la douleur des ces gens. Moi, sept mois de vie avec C. m'ont marqué à vie alors dix ans, c'est inimaginable. Cela devrait m'aider à relativiser mais cela ne m'aide pas car il n'y a pas une gradation dans la douleur. J'ai certainement aussi mal que mon ami de la Louve enfin je crois. Je sais juste que je ne suis plus seul. Il y a des milliers d'âmes en peine, partout.

  • Horreur malheur

    Hier, alors que je participais aux fêtes de Wallonie avec des copains de C. et que nous buvions moultes bières, ladite C. a débarqué, sachant pertinemment que j'étais là. Elle a débarqué avec deux mecs en costards qui avaient l'air con dont un qui était un peu proche d'elle à mon goût. Mais qu'avait-elle donc à foutre là, la ville est assez grande. Je soupçonne qu'elle était jalouse que je sois avec des amis à elle. Elle est donc venue se pavaner et cela a marché car j'ai dû quitter la fête, c'était pour moi tout à fait insupportable. J'ai passé la nuit à pleurer et la matinée aussi. Elle finira par me détruire.

  • Lettre envoyée

    Eh oui, je n'ai pu résister au postage fatal. Elle recevra demain en PRIOR une belle lettre de cinq pages et son petit cd. Au moment même, lors de sa rédaction, cela m'a fait du bien... plaisir purement égoïste d'ailleurs. Au moment de son envoi, j'étais un peu mal à l'aise. Juste après, je me posais des questions sur le bien-fondé de cette action. Je pensais que le fait d'écrire me viderait pour une bonne fois la tête. Eh bien non ! Pendant toute la journée, j'ai pensé à un tas de conneries que j'avais oubliées de mettre dans ma lettre, bref, cela n'a servi à rien, à rien du tout. Il n'est évidemment pas question d'écrire une autre lettre. Loin de moi cette idée. Je peux juste constater que la fonction cathartique que je pensais à l'oeuvre grâce à l'écriture de ladite missive n'a pas du tout été vérifiée. Un gâchis pourrait-on conclure. OUI et NON. Je suis tout de même content qu'elle prenne connaissance de la profondeur de mon amour pour elle.

  • Angoisses

    Ce soir, mauvais soir. Très mauvais soir. Je me suis rendu à une dégustation de vin et en rentrant, je suis passé à 200 m de chez C. Dur dur. Tout remonte chaque fois que j'y pense ; le pire est quand je pense à L. son enfant et que je me demande comment elle a pu lui expliquer ma subite disparition de sa vie : "il est tombé du viaduc du Remouchamps" aimerai-je qu'elle lui dise pour que tout cela ait un sens.

    Et puis cette lettre qui est dans mon cartable. Le commentaire de Pasteque2000 m'a fait réfléchir. Tout ce qu'elle dit est sûrement vrai mais je n'en suis plus à me poser des questions sur ma dignité. Non, j'ai dépassé ce stade. Dans cette lettre, je lui dis qu'elle peut revenir, sans crainte, sans honte et que je l'accueillerai comme au premier jour, et que j'éleverai son fils comme s'il s'agissait du mien. Voilà ce que je veux qu'elle sache, voilà le message qui est dilué dans mes six pages de prose folle.

  • Pleurs

    Voilà, j'ai fini d'écrire ma petite saloperie de lettre larmoyante et demain je l'enverrai à C., le tout accompagné d'un CD compil des chansons qui ont marqué notre relation... du Sophia, du Cure... de la tristesse à revendre, de la détresse à se pendre.

  • 11 septembre

    Je pourrais faire des comparaisons graveleuses du genre, C., tu as été mon 11 septembre, etc. etc. et blablabla. Stoppons là immédiatement. Cependant, je retrouve mes week-ends pourris où tous mes amis en couple vaquent à leur occupation et je me retrouve seul dans cette chambre.

    La vie, normalement, c'est tout ce qui est en dehors du travail car le travail sert à se nourrir et à vivre. Bref, aujourd'hui, je suis mieux au travail que dans ma vie vie, la vraie. C'est grave et pitoyable.

  • 10/09

    Jour bizarre. Cauchemar la nuit avec C. dans le rôle principal. Je cours, je cours mais je ne la rattrape pas ; je pleure, je pleure et elle a un rictus affreux avant de me fuir.

    Puis une journée où j'ai des bouffées - courtes - de bien-être. Et je me dis que j'ai un bon boulot, une maison agréable, des amis formidables, plein de passions diverses (musique, oenologie notamment) et du fric pour faire ce que je veux. Il ne manque donc que l'amour et c'est un type que je n'avais jamais vu et qui était avec des collègues qui me dit tout à l'heure, baaah tu rencontreras peut-être quelqu'un demain : cela m'a mis de bonne humeur. La perspective d'acheter un appartement dans le centre ville m'occupe aussi la tête... Un nouveau départ en sorte.

  • Les jours passent et

    Le temps passe vite, la douleur ne faiblit pas. Je suis aujourd'hui revenu du travail avec la ferme intention de lui écrire cette lettre. Il fait noir dans cette chambre, comme dans ce hangar.

    Larmes qui me mouillent dans le train, retraite dans les toilettes et les kilomètres défilent. Je ne sais pas après quoi je cours. Pendant ce temps, que fait C. ? Je ne sais. Elle a retrouvé sa totale autonomie et visiblement parvient à vivre sans moi. Tous ses je t'aime sont oubliés.

    Pendant ce temps, dehors, les gens meurent sous les balles, sous les bombes et moi, je ne fais que me plaindre de mes soucis minables.

    Et dehors dirait Valentine dans mes commentaires, il fait beau oui beau. Le soleil se moque de la pluie dans mon coeur, le soleil se moque des corps déchiquetés qui parsèment l'actualité. Le jour où je pourrai à nouveau le regarder avec le sourire, tout sera gagné.