• Le point de la situation

    Aujourd'hui, j'ai eu les larmes aux yeux une dizaine de fois en pensant à C. et à son petit. J'ai craqué à dix heures au boulot et lui ai téléphoné. Je voulais connaître les conditions de ce qu'elle m'avait proposé samedi. Je pensais que c'était une amitié nouvelle qui pouvait déboucher sur un amour nouveau. Ô con que je suis, ô larve. Que nenni, il ne s'agissait pas de cela mais d'une amitié pouvant déboucher sur une ... amitié. Elle a donc définitivement tiré le trait.

    Malgré mes efforts, je ne cesse d'y penser, tout me rappelle son sourire. Nous avions une telle intimité que je ne peux m'empêcher de me dire que jamais je ne revivrai cela. Je pense aussi sans cesse à la mort, malgré mon accident de la route qui m'a fait froid dans le dos. Evidemment, je sais que jamais je n'oserai faire quoi que ce soit ; un simple bobo me fait déjà paniquer. Cependant, ce serait plus simple.

    Enfin, voilà, aujourd'hui, j'ai demandé ma mutation au boulot pour changer complètement et me noyer dans le travail. Si c'est accepté, je vais travailler pas mal de nuit et le WE. Mon aspect physique va aussi changer car je ne mange plus rien... je vais continuer à boire cependant, faire exploser ma tête afin d'oublier.

  • Doute insupportable

    Je pense que je viens de croiser C. sous un pseudo sur un forum de rencontre bien connu. Je deviens complètement parano ou était-ce elle?

    Je deviens dingue, c'est totalement insupportable de penser qu'elle pourrait déjà être en train de chercher un nouveau mec. J'ai tout fait pour lui faire comprendre que cette quatrième rupture qu'elle m'imposait était la dernière et que, quoi qu'il arrive, que plus jamais je ne lui accorderai attention. Cependant je suis comme un chien blessé qui attend le moindre mail ou sms : le moindre mail ou sms que je lui ai interdit de m'envoyer. Je me dis que peut-être, j'aurais dû accepter l'inacceptable soit devenir son ami pour qu'elle sente que je suis toujours là et pour essayer de sauver l'impossible, j'aurai voulu lui envoyer ce beau poème de René Char :

    Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l’aima ?

    Il cherche son pareil dans le vœu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité. Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.

    Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor ma liberté le creuse.

    Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas ?

  • discours stupide

    "un amour chasse l'autre" dis-tu... Penses-tu qu'un amour sain peut débuter s'il doit vaincre un précédent ? C'est ce que Amphitrite m'écrit dans un commentaire. Et elle a bien raison. Un amour ne chasse pas l'autre, ni une playstation d'ailleurs ou une voiture. Toutes ces imbécilités sont guidées par mon désespoir. J'ai commencé mon travail de deuil ; je ressens physiquement le manque c'est à dire dans mes chairs. Je me demande comment va réagir son enfant à ma subite disparition. Je me pose tant de questions.

  • Thérapie

    Là, on ne parle plus de C. mais de moi-même. Quand je suis malheureux, je fais toujours des achats inconsidérés. Quand A. m'a larqué en 2002, j'ai acheté une MINI. 16 000 € que je suis toujours en train de rembourser mais bon, j'aime me noyer dans le design et le luxe quand je suis malheureux. Là, je viens de rentrer d'une journée où je n'ai fait que de boire avec mes amis, mes quatre amis que je connais depuis les maternelles : cela faisait 20 ans que l'on était sorti de l'école primaire où se déroulait cette fancy-fair. Bref, nous avons bien bu et l'idée d'acheter une playstation a germé dans ma tête... déjà, c'est moins cher qu'une MINI et puis cela m'occupera. J'ai aussi décidé de faire un régime protéiné et aussi, mais çà je dois encore un peu réfléchir, ma mutation au boulot pour un service où je travaillerai principalemnent de nuit et le WE : je veux me perdre dans le travail, ne plus savoir qui je suis, m'oublier. Oublier.

  • Psychiatrie

    Dur réveil ce matin. Echange de quelques sms avec C. qui me demande de lui pardonner. Pardonner quoi répondis-je. Cette fille est malade et elle doit se soigner ; elle ne parvient pas à accepter son divorce, l'échec de son couple ; elle ne parvient plus à donner de l'amour. Elle est tout à fait inégale. Il y a quatre jours, elle me disait qu'elle m'aimait, il y a quinze jours, elle me parlait d'adopter un enfant avec moi. Hier, elle me voulait comme meilleur ami, répétait vingt fois qu'elle ne voulait pas me perdre mais que notre relation amoureuse s'arrêterait là. Son divorce l'a broyée ; il n'y a plus rien à espérer pour elle.

    Je lui ai dit adieu, lui ai dit que je couperais tous les ponts et qu'elle ne devait plus me contacter pour quoi que ce soit. Décision difficile mais c'est de mon hygiène mentale qu'il s'agit. Aujourd'hui, c'est comme si j'avais perdu une partie de moi-même ; je ne cesse de pleurer ; je cherche une solution pour que cela s'arrête. Le plus simple serait de la remplacer rapidement pour voir si l'adage "un amour chasse l'autre" se confirme. Pas simple, il faut en avoir envie, rayonner, être sûr de soi. Cet échec qui cette fois est définitif m'enfonce de nouveau dans de noires pensées. Cela promet.

  • the end of the world

    Il est 03h06 sur mon mac. Je reviens de Liège au terme d'une soirée où j'ai vu C. et deux de ses amis et je dirais même deux de mes amis tellement on s'entend bien. C. allait mal, elle louvoyait, m'évitait et faisait preuve d'une froideur tout à fait inédite. Les deux amis l'ont vu et nous ont laissés seuls.

    Sur le coin d'une table ronde, elle m'a avoué qu'elle n'en pouvait plus, qu'elle ne pourrait pas me rendre heureux, qu'elle voulait devenir mon amie mais qu'elle ne serait plus mon amoureuse, que pour l'instant, il était impossible qu'il en soit autrement. Devenir son ami !? Mais comment pourrais-je sans m'exposer aux atroces douleurs qui secouent l'amoureux éconduit ? Comme pourrais-je aller au restaurant avec elle sans pouvoir me lover dans ses bras au retour ? Face à ces arguments, elle a compris je crois la stupidité sans nom de sa proposition. Bref, elle me quitte on se quitte, tout est terminé cette fois. Le temps doit maintenant tout effacer et je dois recommencer quelque chose de neuf avec quelqu'un de neuf... C'est là que je vois que mon accident de la route m'a changé... ne pas regarder vers le passé mais vers le futur, la vie est courte fragile absurde inutile.

    Cependant cela va être très dur ces jours-ci, j'avais atteint un grand degré d'intimité avec C. et avec Louis son enfant, et avec Grisette son chat et Hostie son autre chat, Stanley son cochon dinde et même Maurice le poisson. Ils me manqueront tous de façon inégale. Le deuil doit commencer ! Hic et NUNC !!!

  • Futurible et prétérition

    Je n'ai pas envie de vous dire que si mon histoire avec C. continuait, je n'aurais plus jamais confiance. Non, je m'accroche stupidement à l'espoir que ma confiance en elle va revenir mais bon, j'ai des circonstances atténuantes... elle m'a déjà largué trois fois si je compte bien. Et là, elle a le moral en dent de scie voire en montagnes russes. Un jour, je reçois un sms disant qu'elle m'aime, le lendemain, elle annule tout ce que l'on doit faire ensemble car elle déprime et ne veut voir personne. Et moi là-dedans !? J'ai droit au bonheur, oui ou non? Le choix réaliste serait de la quitter maintenant : c'est tout à fait utopique évidemment car je l'aime. Alors je me sens en sursis, comme une loque je subis les événements, ce qui n'est pas du tout sain.

  • Nuit noire (ô euphémisme)

    Il pleut sur ma ville comme il pleut dans mon coeur.

    Et pourtant non, je suis toujours avec C. Mais rien ne va et il est un peu tard pour que je m'exprime clairement à ce propos. Ce que je puis d'ores et déjà dire, c'est qu'elle est revenue dans une forme extraordinaire qui a duré 5 heures, soit jusqu'à ce que son ex-mari réapparaisse dans sa vie (pour des problèmes de garde d'enfant). Puis cela a été à nouveau la plongée, les problèmes, les doutes, les moments de crise où elle voulait être seule, les moments de crises où elle voulait que je sois là. Aujourd'hui, elle est partie avec une amie à une soirée, sans me proposer de l'accompagner ! Une première. Je l'ai fait souvent cela moi, sans elle mais pour moi, cette fois, cela tombe au mauvais moment ; un moment où j'ai l'impression d'être en sursis ; un moment où je n'ose même pas planifier un resto la semaine prochaine avec elle car je parierais beaucoup qu'à ce moment, elle m'aura quitté. Je me dis qu'elle cherche une excuse pour le faire, me tromper par exemple ou une autre merde de ce genre. Bref, cette rupture du mois de juillet et son retour mouvementé m'a fait perdre toute confiance en moi. Je deviens parano. Je vais replonger. Demain, ici même, je chercherai des solutions.

  • Retour de C.

    Elle est enfin revenue ma petite C., celle pour laquelle j'ai réellement fait un pétage de plomb fin juillet. Eh bien, tout semble aller dans le bon sens. Elle se sent libre car son divorce est enfin prononcé et elle m'a fait part des projets (avec moi !). Des trucs de long terme. Cette fois, je vais foncer... malgré que l'un d'eux me stresse un peu mais j'en parlerai plus tard car il faut que j'intègre toutes les données avant.

    Sinon, je dois bien avouer que tous les malades qui sont sur nos routes me stressent beaucoup... et, évolution de ma personnalité, j'ai envie de descendre de bagnole et d'aller les cogner... faut que je me calme quand je vois un con qui frise le frontal pour me dépasser et gagner une demi-seconde vu que je le rattrappe au feu suivant...

  • "Indicibilité"

    Je me rends bien compte que je ne parviens pas à écrire ce que je ressens depuis cet accident. Mon message précédent à ce propos était un tissu de banalités. Peut-être faudra-t-il un peu de temps pour parvenir à en parler de manière pertinente. Ce que je sais, c'est que je revois sans cesse la voiture qui part, qui décolle dirais-je même... et les pensées que j'ai eues à ce moment... les cauchemars se suivent et se ressemblent.

  • Retour de vacances

    Back in Belgium après ce départ quelque peu mouvementé... Cet accident m'a profondément changé. J'ai pu me rendre compte que la vie est vraiment très fragile et que tout peut s'évaporer en un instant, sans que l'on ait le moindre contrôle. Quand la voiture a décollé sur le talus, à 120km/h, je me rappelle m'être dit deux choses : les vacances sont foutues et je ne reverrai donc jamais C. Pendant les tonneaux, je me suis dit que tout était fini : ces quelques secondes ont duré des heures.

    Le soir, C. m'a invité chez elle et j'ai dormi avec elle. Peut-être est-ce un nouveau départ avec elle? Je ne sais. Ce que je sais par contre, c'est que cela ne servira à rien de continuer cette relation si elle n'a pas changé. Elle m'a envoyé un mail du Canada en disant qu'elle réfléchissais beaucoup. A-t-elle décidé de vivre heureuse ou va-t-elle laisser son divorce gâcher sa vie? Elle revient le 18/08.Suite au prochain épisode.