• Faux départ en vacances

    On a explosé la voiture en partant en vacances. Un sanglier nous barrait la route. Plusieurs tonneaux, la bagnole complètement écrasée sur le bitume et nous, pendus comme des cons à nos ceintures. Tous vivants, seulement légèrement blessés et hagards, un miracle lorsque l'on voit la carcasse.

    J'ai pris cela comme un signe, ce n'était pas mon tour. Bonheur dans le malheur, mon ex-copine a vu elle aussi ce signe et elle a renoué avec moi en me disant qu'elle tenait trop à moi... c'est donc reparti ! Je repars demain dans le Languedoc avec quelques points de sutures, des bleus partout, des courbatures mais également le coeur léger et plein d'amour pour elle. Merci pour tous vos gentils commentaires. C'est parti pour le deuxième essai de départ !

  • anéantissement 666, just before the départ to the Languedoc

    ben voilà, je vais partir dans quelques heures, quatre exactement. Elle m'a envoyé un mail ET un sms où elle me promet de penser à nous quand elle sera au Canada. CHOUETTE. J'ai sa promesse !!! Et grâce à cela je vais donc passer de SUPERs bonnes vacances !!! C'est GENIAL. Je devrais courir chez elle la remercier !

    Plus sérieusement, vu que c'est la troisième (!) fois qu'elle me largue en six mois, je pense que je devrais m'en éloigner vraiment mais mon petit coeur de merde me dicte le contraire. Il est vrai que parfois, de grandes histoires commencent par à-coup. Il est vrai aussi que je devrais avoir un minimum de fierté ou de dignité... mais mon petit coeur de merde me rappelle à l'ordre et me dit que j'aime C. alors je deviens la fiotte qui rampe, le mirliton du désespoir, le bizut de l'amour. Bon, et si je faisais ici la promesse solennelle que si elle revient, je la reprends mais que ce sera la dernière fois ! (si elle revient évidemment). En l'écrivant ici, je serai obligé de m'y tenir; voilà c'est fait, il faudra me rappeler à l'ordre si je foire encore.

    Finalement, la rage, c'est mieux que les larmes, c'est plus facile à gérer !

  • anéantissement 11

    Si comme je l'ai bien compris, elle m'a quitté à cause de son passé, son ex-mari l'aura donc brisée et aura gagné. Pourquoi ne comprend-elle pas qu'il faut qu'elle relève le gant et que l'on montre à cet enfoiré que sa vie est devenue heureuse et que c'est elle qui en sort victorieuse ?

    Pour info, son mari l'a trompé pendant plus d'un an avec des autres filles, lui a piqué de l'argent pendant qu'elle élevait leur enfant. Dans son dernier mail, elle me disait qu'elle sentait qu'elle était dingue, au sens premier, folle quoi. Je vais finir par le croire ; ce mec l'a rendu dingue, blessée, pourrie à l'intérieur, comme si plus rien ne fonctionnait et qu'aucun espoir n'était possible. Cet enfoiré de mari aurait brisé sa vie et par-delà, la mienne.

  • anéantissement 10

    J'étais plus ou moins bien il y a quelques heures. Je retombe. Est-ce l'intégrale de Joy Division que je suis en train d'écouter en faisant mes préparatifs? Ou les disques de Sophia ? Sophia Sophia qui chante : people are like seasons... je suis dans l'hiver de ma vie, sans mouf(f?)les et sans écharpe, sans horizon autre que la tristesse. Et si elle revenait du Canada et qu'elle m'avait oublié. Et si elle revenait et que je ne lui avais pas manqué. Ce serait une seconde rupture, définitive et encore plus violente car ici, j'ai un grain d'espoir, un poussière de possibilité que tout se termine bien, que tout commence plutôt, vers le 18 août, quand mon amour reviendra...

  • anéantissement 9

    Douleur toujours mais raison.

    Ce soir, départ pour le Languedoc. Fuite donc pour deux semaines. Faire le point. Se retrouver soi-même ; exiger du respect au retour. Telles sont les lignes à suivre dans ce marasme.

  • anéantissement 7

    Pas de médocs pour les adeptes du cafard ! Mon médecin est en congé et je ne peux pas demander cela à son remplaçant. Je suis contraint à affronter ce truc de face, sans les bienfaits de la médecine. Je n'ai plus pleuré depuis trois heures, je suis allé chez ses amis et cela m'a fait du bien. Ils m'ont dit que je devais m'en éloigner, créer le manque, être assez froid. Si elle veut revenir, elle le fera, rien ne sert de la supplier... ce que j'ai fait ces dernières 48h est assez pitoyable. Il faut que cela s'arrête.

  • anéantissement 6

    Je vais choisir la camisole chimique pour me calmer ; je vais aller demander des produits à mon médecin. Jamais cela n'a été aussi mal dans l'histoire des mes déboires. Je suis au bord des larmes dans les magasins, je ne cesse de pleurer ici depuis deux jours, malgré le ballet des amis à mon chevet, je tremble sans cesse. Même si elle revenait sur sa décision, cela aura été tellement loin que je ne pense pas que cela soit possible de revenir en arrière... Je ne parviens toujours pas à imaginer la chose, tellement ce fut abrupt et inattendu. Je donnerais plus que ma vie pour changer la situation, si je pouvais. Smith disait : Nothing left but faith, tout fout le camp, sauf la foi. Je n'ai malheureusement pas la foi, je n'ai plus rien rien rien.

  • anéantissement 5

    Je n'ai pu m'empêcher de lui téléphoner ce matin. Elle m'a dit que pour les reproches faits quant à mon attitude de la nuit du drame, elle avait été trop dure et passait l'éponge. Cette nuit-là, lors d'une sortie dans le carré, j'ai été chiant avec elle sur la fin, pensant dans un délire alcoolique qu'elle allait partir avec un autre mec. Se sentant oppressée, elle m'a dit que c'était fini (du moins, c'est ce que mes amis témoins m'ont expliqué). Le second problème est qu'elle veut faire le point, elle se dit rattrapée par son passé, son divorce qui va être prononcé définitivement ce mois-ci, elle dit qu'elle n'a plus la petite flamme, qu'elle a peur de s'engager, peur de tout cela. Après six mois de relation, il est dur de s'entendre dire cela car j'ai toujours été à ses côtés pour la soutenir dans les moments difficiles.

    Nous devions partir en vacances en décembre. Elle n'a pas voulu annuler et m'a dit qu'elle allait réfléchir durant ses trois semaines d'absence. Je pars deux semaines en France et elle trois au Canada. Elle réfléchira. Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas me dire que c'était sans espoir car elle voulait faire le point et qu'une porte était ouverte... une porte vers l'espoir. Tant qu'il y a de l'espoir, il reste un peu de vie aimerais-je penser. Mais qu'importe, mes vacances sont foutues, la douleur est trop grande et l'attente va être insoutenable ; j'aimerais cesser de trembler ; j'aimerais cesser de penser, encore et encore.

  • anéantissement 4

    Quatre heures de sommeil et le réveil le plus horrible de ma vie. Tout cela n'était pas un cauchemar. Elle n'est plus là ; elle a repris sa vie là-bas, son autonomie. Et moi je suis comme un con qui part en vacances demain pour le sud de la France. Partir demain alors que ma seule envie de crever comme un rat, partir pour se reposer pour s'amuser alors que plus rien n'a d'importance pour moi. Je tremble. Je suis trop couillon pour me supprimer mais cela arrangerait tout. Comme un mail que l'on jette, il suffirait d'un clic... sur une gachette pour ne plus penser à quoi que ce soit. Lui foutre la paix à elle aussi. Cette nuit, je lui ai écris un mail à six heure du mat'. Un mail d'absurdité écrit dans la transe de la douleur. Un mail qui ne changera rien. J'aimerais être une amibe, ne plus penser ne plus penser.

  • anéantissement 3

    je veux mourir vomir haïr. toucher caresser aimer. je veux pétrir je veux défier les dieux je veux hurler encore hurler toujours hurler, ne plus toucher terre... mais surtout pleurer, se vider, entièrement, expulser les larmes expulser le cafard le tristesse le noir. je tourne ici comme une bête en cage, un lion poignardé, une bête traquée blessée à mort. MORT. ma confiance est assassinée, mes désirs enterrés, mes projets noyés ; je suis la lamentable merde du dimanche après-midi ; sans espoir sans horizon sans latitude sans NOM. L'anonymat dans la douleur ; la rage derrière son processeur ; avec pour tout projet, être une plante, survivre, manger, boire, pleurer pleurer pleurer. Obsessionnellement.

  • anéantissement 2

    faut que j'écrive faut que je jette mon fiel sur cet écran faut que je hurle que je clashe que j'inonde que je jaillisse. faut que mes larmes tapissent le tft faut que mes pleurs suintent que j'éructe. Ma douleur, ma peine, mes pleurs mes pleurs mes pleurs. Je perds les pédales ; je l'aime trop je l'aime trop trop ; je ne pouvais plus imaginer ma vie sans elle ; comme une main comme des doigts comme des doigts soudés nous étions, des putains de doigts soudés. La bière de cette nuit goûte l'enfer dans ma bouche ; comme une main dans ma bouche qui bouge qui move qui m'étrangle qui me presse qui m'oppresse qui jaillit comme d'une tombe. Rêve éveillé, cauchemar. Hangar du noir. qui suis-je où suis-je. sans elle nulle part sans elle rien rien rien rien rien rien.

  • anéantissement

    je suis anéanti, annihilé, fourbu, détruit. ELLE m'a largué cette nuit ; je l'aimais plus que tout ; je suis FI NI. J'avais tout misé dans cette relation, tout donné, tout espéré, du tout cuit. Je l'ai aimée plus que moi-même, peut-être trop. Peut-être pas assez. Elle me quitte en disant qu'il lui manque quelque chose, qu'elle n'a pas la flamme après six mois de je t'aime, six mois de loulou, six mois de chouchou, six mois d'amour pur et sincère. Il LUI manque quelque chose mais à moi, que reste-il? Nothing left but faith. Il ne me reste même pas la foi, rien rien rien, juste l'envie de me jeter, du pont du Gard, pour un dernier envol.