• Léthargie apathique

    Pléonasme quand tu nous tiens ! Je vis pour le moment comme une machine voire même une plante. Je ne parviens pas à me réjouir de la vie et je suis les horaires tels qu'ils me sont imposés par la vie professionnelle. A 7h00', je quitte mon domicile, je reviens à 19h00', je surfe puis je lis ou je regarde la TV puis je vais dormir et ainsi de suite depuis deux semaines. C'est une non-vie où tout est fonctionnel. Voiture-train-job-train-voiture. Une symétrie meurtrière. Je me demande si je continuais ainsi si je finirais célibataire car je retombe dans mes vieux démons, la peur d'aborder, la timidité maladive qui ronge... l'être à chérir existe-t-il? Ma dernière rupture est celle qui fait déborder le vase de mes peurs et inquiétudes.

  • C.

    Retour sur mes petits problèmes à la con. C. a répondu à mon mail (car je lui avais demandé quelles étaient les vraies raisons de notre rupture). Elle me dit qu'elle aimerait refaire la fête avec mes amis et moi !?

    Quelque peu estomaqué, je lui ai répondu que la situation serait intenable voire surréaliste. Que ne faut-il entendre? Les filles sont donc des êtres venant d'un autre monde, j'en ai maintenant la certitude ;-)

  • Epoque bizarre

    Epoque bizarre où l'on s'épanche sur MSN seul dans sa chambre avec des connus ou des inconnus, où l'on se confie à un écran à cristaux liquides, où l'on pleure devant la pixellisation d'une photographie numérique...Tout semblait plus simple au XIIe siècle...

  • Bad news

    J'ai échappé à la noyade mais j'ai quelques fois sombré. Ces jours à La Louvière ne m'ont renvoyé que mon mal-être persistant. A partir d'une certaine dose d'alcool, mes angoisses existentielles resurgissaient comme des poignards acérés. Et je voyais toute cette jeunesse vivre et s'aimer, autant de douleurs qui remontaient.

    Comme une douleur en amène parfois une autre, j'ai appris en rentrant que ma mère était atteinte d'un cancer au foie, d'un type grave si j'ai bien compris. Evidemment, cela permet de relativiser mes petits soucis de coeur à la con mais cela me renvoie également à ma propre vie : ce cancer au foie est la quatrième récidive d'un premier cancer qui a démarré il y a quelques années. Depuis ces années-là, je ne cesse de me dire qu'un jour je serai à mon tour malade et je vis continuellement avec cette peur au ventre. De là, mon obsession a être heureux et vite ! L'impossibilité actuelle - perpétuelle - de trouver l'âme soeur me ramène à tout cela : je ne veux pas mourir sans avoir été - un peu - heureux !

    On pourra penser que je suis un foutu égoïste en lisant ce post. Je suis simplement très inquiet pour tout ce qui touche à ma vie actuelle et celle de mes proches.

  • Relecture et mise au vert

    En me relisant, j'ai pu comprendre que mon dernier post était un effet d'annonce mais qu'il ne traitait pas le sujet promis par le titre. Eh oui, il était trop "intime" et j'ai tourné autour du pot. J'ai encore du mal à parler de certaines choses ici. Pudeur, quand tu nous tiens !

    Demain, je pars à La Louvière pour le carnaval... La famille d'un ami m'accueille pendant quatre jours. Vu ma déprime persistante, j'espère que ce séjour va me remonter le moral. Loin du vent qui souffle, je veux rire et vivre !

  • Intimité

    Aujourd'hui, j'ai beaucoup réfléchi sur l'intimité qui peut exister entre un homme et une femme. Si l'on y réfléchit attentivement, ce phénomène est très délicat, étrange et difficilement descriptible. Je dois avouer que ce qui m'a obsédé aujourd'hui, c'était plutôt le passage entre l'intimité et la rupture de celle-ci . Comment comprendre tout cela en effet? Comment appréhender le moment où une femme vous dit, c'est fini maintenant, tout est fini. Alors que les mains se croisaient, que les corps nus se mélangeaient, un jour, au bout d'une décision parfois incompréhensible, tout est fini

    Je n'ai eu aucune nouvelle de cette fille qui a rompu avec moi tout en me disant qu'elle m'aimait... je veux dire qu'elle m'a dit qu'elle m'aimait au téléphone tout en me larguant. Oui, je ne comprends pas, je ne peux pas le concevoir. Je préfère ne pas tenter de la recontacter vu que tout cela est voué à l'échec si cela vient de moi. Je comprends lentement que j'ai perdu une chouette fille, une sacré nana comme diraient certains. Je dois faire une croix dessus, une croix définitive. Une rupture, c'est comme un deuil, on passe par plusieurs états indicibles. En ce jour de printemps avancé, je préférerais penser à autre chose, mais je suis comme un con, devant cet ordinateur.

  • Immobilité, vertige face au vide nouveau

    Les bras m'en tombent, j'ai tant de choses à faire, tant de mots à lire, de notes à écouter, de guitares à faire résonner mais je n'ai plus aucun courage, même pas de vélléités, je suis le degré zéro de l'énergie, la larve absolue. J'ai beau lutter contre l'inertie, je me sens trop inutile, trop "absurde". J'ai toujours cherché un sens à ma vie dans les relations amoureuses que j'ai entretenues. Erreur ! Lourde erreur car une fois la brisure consommée, le sens disparaît et il ne reste qu'un cadavre articulée qui tente de survivre dans sa sinistrose. Je suis à nouveau au tapis. J'ai la peur au ventre. Celle de ne plus rencontrer personne, jamais ! Et celle de ne plus être capable de recommencer quelque chose par peur de la déception.

    OUI, la chute est toujours plus profonde, chaque échec est ressenti comme une véritable remise en question, chaque rupture comme une mauvaise note attribuée par un Dieu menaçant, chaque abandon est ressenti comme un coup de couteau dans ce qu'il reste du filin qui m'attache à l'espoir. Je me rapporche sans cesse du trou noir, toujours plus anéanti. Seul mon lit comprend mon désespoir.

  • Vide

    Ce dimanche est un grand vide ; d'autant plus vide que mes six derniers dimanches furent remplis. Je mesure progressivement ce que j'ai perdu. Elle me manque. Je me demande ce qu'elle est en train de faire là, maintenant. J'imagine des choses stupides. Je suis perdu face à cet écran. Chose étrange, aucune larme ne point comme si j'étais immunisé, résigné face à un destin auquel j'ai toujours cru, celui de ne jamais parvenir à construire quoi que ce soit.

    Résigné, tel est le mot qu'il faut également conjuguer avec "claustration". J'ai du mal à faire face au monde aujourd'hui, l'envie de rester en sécurité dans cette chambre avec ce seul ordinateur comme porte (ô combien artificielle) avec le monde. Porte sur le monde mais de toute manière, porte sur un monde désincarné où les gens sont des pixels inatteignables, intouchables, irréels.

    La messe est dite.

  • Retour à la case DEPART

    Et voilà, mon amie vient de me téléphoner pour mettre fin (à nouveau) à notre relation. Trop de choses la hantent dit-elle. Elle veut d'abord résoudre ses problèmes, ne veut pas que ceux-ci me gâchent la vie, notre vie. Elle veut être seule face à tout ce marasme.

    Je me retrouve donc seul, face à mes espoirs et mes désespoirs, face à cette route qui semble à nouveau vide devant moi. Elle et son enfant me manqueront. J'ai été sacrifié sur l'autel de son mal-être. Bien que je ne pouvais que difficilement imaginer quel aurait pu être mon avenir avec elle, je dois avouer que les petits moments passés à ses côtés étaient véritablement apaisants, surtout cette semaine où j'ai tout fait pour être très proche d'elle. L'attention de tout instant, les coups de fil, les rires et les fleurs n'auront pas suffit.Retour à la noirceur, retour au vide, retour à ma vie.