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26.01.2012

Sensiblerie

Lundi soir, je voyais une dernière fois Y. dans un chouette café de Bruxelles pour l'explication finale. 4 heures passées en sa compagnie devant quelques bonnes bières et même dans ces moments-là, j'ai l'impression que c'était joyeux, agréable et que l'on était bien tous les deux. Ce sont pourtant les dernières heures que je passais avant longtemps avec elle ; il faut que je me préserve, que je me protège de ses yeux bleus ; en effet, la semaine passée, je me suis rendu à une réception du travail où elle se trouvait et je n'ai pu rester, tellement j'étais mal à l'aise. Je dois donc l'éviter, l'oubli, faire mon deuil lentement, loin de ses yeux.

Durant la conversation, Y. m'a appris que j'étais un homme "bêta" et non "alpha". Ces hommes-là, d'après elle, montrent beaucoup leurs sentiments ou les font ressentir de manière visible ; ils sont très sensibles. Aujourd'hui, dans le train, je parlais à une autre collègue qui m'a dit n'avoir jamais rencontré un homme aussi sensible que moi, d'une sensibilité féminine a-t-elle même précisé. Y. me disait quant à elle que cela ne lui convenait certainement pas, qu'elle était toujours sortie avec des hommes "alpha" et qu'elle était déroutée, que lors de notre dernière rencontre, elle avait ressenti une espèce d'angoisse de la relation, qu'elle avait été amoureuse mais que cela avait disparu quand elle avait commencé à penser que l'on formait un couple.

J'ai lu tout sur internet ce que je trouvais sur les hommes alpha et bêta. Je pense qu'elle a vu juste. Je pense aussi que ma vie amoureuse si elle a effectivement difficile jusqu'ici, tend vers le néant. Alors oui, je suis un homme sensible, doux, tendre peut-être même avec un ADN très 'féminin', le problème est qu'il est clair que cela ne plaît pas. Je dois artificiellement changer de caractère, être plus dur, plus tranchant, plus 'dominant', situation atroce où je me dois devenir un autre pour me réaliser moi-même et trouver enfin ce que j'espère depuis tant d'années.

Gloups.

14.01.2012

Disintegration

Y. est donc partie, avec ses secrets. Je n'ai rien compris. Pas d'explications comme souvent. Elle ne le sent plus.

Je suis perdu, je suis perdu dans ce monde que je ne comprends plus. Avec ces gens qui sont mes semblables mais dont je suis incapable de comprendre les motivations et les aspirations.

Au nouvel an, Y. m'écrivait sur un petit bristol qu'elle espérait que je passerais beaucoup de moments de qualité avec mon petit Santa de Gand en 2012. Le 12.01.2012, elle m'annonçait sur un banc public en plein centre de Bruxelles qu'elle ne pouvait plus continuer avec moi, dans un moment poignant où elle essayait de me soutenir ; terrassé par la peine, le coeur littéralement transpercé de douleur, des larmes plein les yeux, elle me tendait des petits mouchoirs et je l'écoutais s'empêtrer dans un discours qui frisait le non-sens. 

Elle n'avait rien à me reprocher et j'étais un super gars. Elle l'écrivait d'ailleurs dans ces termes :  ik begrijp mijzelf niet – het was zo perfect en leuk, en je bent echt een fantastische jongen: lief, slim, grappig, sociaal, … En gros, cela veut dire qu'elle ne se comprend pas, que tout était parfait et chouette et que j'étais tendre, intelligent, marrant, sociable...

Je sais qu'il est idiot de chercher une explication, que la fin d'une relation, très souvent, ne s'explique pas. Je cherche une explication car cela m'occupe la tête, car je cherche le moyen de la récupérer tout en sachant que c'est tout à fait vain. Vain, comme le mail de deux pages que je lui ai envoyé jeudi, alors que je baignais dans le whisky et mes propres larmes. Tout cela ne sert à rien, j'en suis conscient. Rien ne sert à rien d'ailleurs.

J'aimerais me désintégrer, voler en éclat, pour tout oublier.

Cela passera. Over and over and over.


A écouter en lisant ce post : The Cure, Disintegration sur l'album Disintegration.

 

14:42 Écrit par P. dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.01.2012

Allégeance

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima? 

Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part. 

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse. 

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?

René Char



Oui. Bis repetita (placent)

A écouter en lisant ce poème, Benjamin Biolay, Brandt Rhapsodie, sur La Superbe.

08.01.2012

Gand, la superbe.

Le lecteur non-averti pourra certainement penser que je suis irrécupérable à la lecture de ce post, que je suis d'un pessimisme crasse et qu'il serait temps d'aller voir un psy. Pourtant je vais assumer totalement ce que j'écris, as usual.

Ce weekend fut donc un weekend merveilleux auprès de Y. Elle m'avait invitée dans sa ville, dans sa maison. Je pénétrai ainsi dans son univers avec curiosité et délectation. Samedi fut au calme, chez elle... du champagne, un grand bordeaux, un bon plat, beaucoup de discussions dans toutes les langues que nous connaissions. Le dimanche fut l'occasion de découvrir la ville, sous le soleil, après avoir traîné au lit, dans ses bras. Y. méconnaît son pouvoir de séduction, elle reste toujours naturelle et c'est cela que j'aime chez elle. Gand et son beffroi, sa cathédrale et l'oeuvre magistrale de L'agneau mystique de Van Eyck, 1432. Une ville de vieilles pierres, pleine d'Histoire et d'aventures, traversée par de multiples fleuves et canaux dans lesquelles se reflétait le bleu des yeux de Y.

Cela fait tout de même des années que je considére Y. comme mon idéal féminin, physiquement et intellectuement. Je profite donc de chaque moment. Pourtant je suis persuadé que cela ne durera pas. Y. m'a annoncé la couleur assez rapidement, je dois aller lentement, je ne dois rien attendre car elle ne sait pas très bien où elle en est. Samedi, elle me disait qu'elle pensait même aller chez un psy. Rien de grave mais je pense qu'elle se trouve près de la quarantaine, dans une position un peu difficile, sans enfant, avec peut-être une histoire sentimentale un peu difficile. Cet aspect des choses rend la relation un peu bancale car je ne sais jamais si je vais trop vite ou trop loin. Jusqu'ici, tout m'a rassuré ou presque. Elle prend soin de me rassurer par de petites attentions. Pourtant, le couperet pourrait très vite tomber, elle pourrait changer d'avis aussi vite. La différence d'une relation habituelle est qu'ici, elle m'a dit avant de commencer que ce ne serait pas facile.

Je vis donc chaque moment, chaque rencontre, chaque baiser, comme si c'était le dernier. Ce sont des moments formidables et mon coeur, comme je le disais dans le post précédent, prend une envergure inconsidérée. Demain peut-être, il en sera fini. Pourtant, je dois le promettre ici, je ne regretterais rien. Je la remercierais même si j'en ai la force.

Oui, je lui dirais merci pour m'avoir rendu l'Espoir, au milieu des larmes.

 

A écouter en lisant ce post : Benjamin Biolay, La Superbe sur l'album La Superbe. A boire en écoutant ce post : un bon whisky, comme celui que je bois pour l'instant : Highland Park, 12 ans d'âge.

 

 

01.01.2012

Y.

Mon année 2011 s'est terminée dans la tendresse. Y. s'est avérée attentive et rassurante. Il est évident que j'ai peur que le soufflet ne retombe car j'apprécie tellement cette fille et ce, depuis tant de temps, que je vis quasi un rêve éveillé, tout en essayant de rester sur terre et de ne pas la faire fuir. Le premier jour, elle m'a dit qu'elle voulait aller doucement. Le soir même, nous dormions ensemble dans un hôtel sis près de notre lieu de travail. Il est donc difficile pour moi de voir ce que signifie lentement, je prends tout ce bonheur donné, j'essaie d'en savourer la moindre parcelle. L'impression incroyable que mon coeur est totalement ouvert et libéré me submerge et me met dans une bonne humeur totale et intégrale. Mes mots sont mal choisis mais je ne sais comment l'exprimer. C'est comme si mon coeur était ouvert, léger, libre, frais. Je ne suis qu'un sourire quand je pense à elle. Bref, je tombe amoureux.

Ceci n'est pas sans danger, je ne le sais que trop. Je l'ai tant de fois expérimenté. Cette fois, je vais ne pas y penser. Etre heureux, encore quelques minutes, encore quelques heures ou quelques semaines.

Ne pas penser à l'après. Espérer qu'il n'y ait pas d'après.

Indicible espoir.

 

Musique conseillée pour la lecture de ce poste : The Cure, The Caterpillar, Live at Bestival 11.

25.12.2011

Y., le retour.

En octobre 2009, je parlais ici même d'une certaine Y., mélange de subtilité et de beauté et je résumais cela en deux mots, mon idéal féminin. Après une courte relation, courte ou plutôt mort-née, j'avais décidé de ne plus la fréquenter, pour me protéger voire même m'immuniser. Il y a deux semaines, à notre fête de Noël, elle s'est à nouveau rapprochée de moi et nous sommes sortis ensemble.

Cela n'est plus comme en 2009, j'ai changé, le monde a changé, elle a changé. Je ne suis plus tout fou, j'ai plus de recul et je me méfie aussi. Bref, je la laisse venir, je ne veux pas souffrir. Je suis tout étonné de ce qui nous arrive car elle montre cette fois des signes encourageants d'autant que c'est elle qui est venue vers moi.

Seul hic, elle habite vraiment loin de chez moi, à plus de 150km, elle parle une autre langue (que je comprends et que je parle plus ou moins correctement), rien n'est facile donc mais l'avenir est à construire (ou pas).

Quant à moi, j'ai longtemps traîné, j'ai eu beaucoup de découragements ces deux derniers mois, mélangés à un certain stress au travail. J'ai de plus en plus de responsabilités et je ne sais pas si cela me convient vraiment. Je n'ai pas l'ambition de finir très haut dans le managment mais plutôt l'ambition de vivre tranquillement tout en étant très sérieux au travail. Je continue à faire énormément de sport. J'ai perdu plus de 11 kilos, ma silhouette a changé et j'ai gagné beaucoup en assurance : ceci explique peut-être le retour de Y. Ou peut-être pas.

Mon père a retrouvé une nouvelle copine ; je suis très heureux pour lui d'autant plus qu'elle est très sympathique et cultivée et que ce nouveau couple est bien assorti.

Liège a connu son Columbine. Six morts pour rien et des images atroces malheureusement vues sur youtube de corps baignants dans le sang et qui ont marqué durablement ma rétine. Un échec de la politique de la libération conditionnelle. Je comprends que l'on puisse libérer anticipativement quelqu'un mais je ne peux accepter cela le détenu est récidiviste. Cela aurait-il changé quelque chose si cet individu malfaisant avait été à fond de peine, je l'ignore. Il aurait peut-être tué plus tard et ailleurs. Tout cela rappelle que notre vie n'est régie que par le hasard, cela d'être à un arrêt de bus, un jour d'hiver.

Il faut donc profiter de chaque instant, du moins essayer car il est impossible de vivre en pensant constamment à profiter du moment présent. La vie quotidienne reprend toujours ses droits, les petits ennuis, les factures à payer, le pneu de la voiture qui lâche, le wc bouché, tant de petites contrariétés qui finissent par nous pourrir la vie alors que certains se vident de leur sang, à même le trottoir, sous le feu nourri d'un tireur fou.

Que dire après cela si ce n'est que j'espère que tous mes lecteurs vont bien et que je leur souhaite à tous une bonne année 2012, en espérant que celle-ci sera meilleure que 2011, sans toute cette haine étalée sur nos écrans TV.

 

 

04.11.2011

Quatre ans

Cela fait quatre ans que je vis seul. Je n'aurais jamais cru que cette traversée du désert dure aussi longtemps quand j'ai quitté N. Quatre ans, c'est le temps de mes études universitaires. Or, cela m'avait paru interminable. Quatre ans, quatre fois Noël... c'est long tout de même, comme punition. Long et pénible. Cela fait plus d'un an que je suis aux abois, que je cherche, celle qui me donnera la réplique. N. est enceinte. Je ne sais plus si je l'ai déjà écris ici. Elle a la chance d'avoir rapidement refait sa vie. Ne pas être envieux.

Je ne sais pas à qui je dois m'adresser. A moi-même certainement mais je le fais depuis quatre ans. J'ai énormément de temps pour réfléchir, à un tel point que cela est insupportable. Il est même possible qu'à partir d'un certain moment, cela devienne insupportable de vivre seul avec soi-même. Je suppose que c'est dès ce moment-là que l'on peut développer des maladies mentales. Je fais tout pour l'éviter, je passe quasi toutes mes soirées au sport, j'évite au possible que les soirs de la semaine soient vides. Le weekend est différent ; ce n'est pas toujours possible d'avoir quelque chose à faire le soir, ce sont les instants les plus critiques, comme aujourd'hui. Je vais me mettre devant la TV et surtout, ne pas penser à ma condition. Je n'ai pas la force aujourd'hui d'aller sur un site de rencontre, il faut dire qu'en six mois d'abonnements, cela n'a pas été terrible.

Quatre ans. Il vaut mieux aussi ne pas y penser. Continuer la quête de l'impossible. S'épuiser lentement.

21.10.2011

La quête

J'étais dans la rue ce soir. Je marchais seul dans la foule, à Liète. Puis j'ai eu envie de courir, de venir écrire ce post. Trop de mots tournaient dans ma tête, tout et son contraire, joie exaltée et souffrance, le tout dans un maelström de pensées éparses, tranchantes et douleureuses. Trop de couples dans la rue. Je ne sais pas pourquoi mais ils sont plus visibles quand les jours se raccourcissent. Les mains qui se tiennent, les bras qui se serrent et l'immense envie d'être à leur place, dans leur vie et leur confort de couple, dans leurs manies, leurs doux mots sussurés, les routines, la chaleur de leur couche, les bonheurs partagés, les malheurs, tout ce qui fait la vie, tout ce qui fait une vie digne de ce nom et pas l'erstaz de vie que je suis en train de supporter.

La quête, la recherche effrénée dans laquelle je me suis lancé, l'espérance que derrière chaque femme que je croise, il y a peut-être celle que j'aimerai et qui m'aimera, celle avec qui je me sentirai complet. Quête impossible, quête douloureuse, quête souvent insupportable, presque inhumaine. Souffrance. Dicible car je commence de plus en plus à oser traduire cela en mots. Quête faite d'espoir. Tout fout le camp sauf la foi. Cette foi doit rester en moi car le jour où j'arrêterai d'espérer, ce sera la fin et il sera temps d'en finir. Je fais des efforts, je maintiens le cap, les doutes m'assaillent mais je maintiens la barque à flot, je fais du sport comme jamais, je vois des gens, je garde le sourire... Chercher quelqu'un pour vivre jusqu'à nos cimetières respectifs... et pourtant rien, rien ou si peu et novembre est presque là. Six mois d'envie, d'espoir, de désespoir, d'amour naissant dans mon coeur débordant de sentiments, d'envies, d'ondes positives, six mois pour rien ou presque avec un coeur qui souffre, un coeur qui est prêt à imploser. Il doit y avoir quelque chose en moi, un défaut de fabrication, une fragilité, une faille de confiance, une incapacité à simplement être en couple, une impossibilité à trouver les mots pour rencontrer quelqu'un, tant de rencontres ratées, avortées ou juste rêvées. Tant de choses sur ces quarante années passées mais toujours ce putain d'espoir, cette rage de vivre la vie que je veux vivre, d'aimer, de donner de l'amour, de rire surtout oui, rire.

Rire avec une fille qui a le sourire. Rire avec une fille en qui j'aurai confiance. Rire et aimer. Est-ce trop demander? C'est bien de pouvoir profiter de tout le luxe, le confort, la sécurité que ce pays peut nous apporter mais à quoi bon s'il manque l'essentiel?

La quête,

La Quête,

Continue.

 

A écouter en lisant ce post calamiteux : Faith, The Cure sur l'album Faith.

09.10.2011

Souffrance et autres errements

Je pourrais écrire que tout va bien, telle que se présente la facade de ma vie. Derrière le platras, quelques profondes lézardes mettent en péril l'édifice. Tout cela est si fragile. J'ai fait des énormes efforts sportifs, j'ai perdu plusieurs kilos, j'ai renouvellé mon look, j'ai continué à fréquenter de tas de soirées avec des centaines de gens différents, des concerts, je me suis inscrit sur deux sites de rencontres différents, j'ai parlé avec des inconnues, en une phrase, j'ai désespérement chercher la rencontre ces deux mois derniers. Rien n'est arrivé. Le moral est toujours correct mais depuis peu, viennent s'insinuer des douloureuses pensées, teintées de désespoir. J'ai peur de sombrer à nouveau. Ma vie pourrait être formidable et pourtant, je suis toujours seul devant ce putain d'ordinateur à ressasser, ressasser, ressasser, toujours la même chose.

Le sentiment profond de désespérance qui m'assaille à nouveau est insidieux ; ce sont comme des coups de boutoirs, violents, sourds. Viennent-ils avec l'automne, le froid, le gris du ciel? Peut-être. Je crois plutôt qu'ils sont dus à l'épuisement, aux efforts que je mène depuis mai et qui m'ont amené des rencontres, un peu de sexe mais aucun sentiment. Je brûle d'aimer. Ce besoin est tellement prégnant qu'il me rend malade. J'ai tellement envie de la sécurité qu'apporte l'amour, des joies à deux, des peines à deux, le doux nid que l'on peut créer, auréolé de la confiance réciproque de deux être s'aimant. Tout ce qui constitue une vie normalisée, comme tous ces couples que je vois dans la rue, sur le champ de foire. Et toujours cette sempiternelle question de savoir comment ils se sont rencontrés. Et toujours cette indicible interrogation de savoir si je vais connaître ça. Rien qu'à y penser, j'ai l'impression d'étouffer, je ne comprends plus rien à ce monde, mon isolement, ma solitude amoureuse est de plus en plus insupportable. Je ne sais pas ce que je dois faire de plus. Pendant trois ans, je n'ai rien fait et rien n'est arrivé ; depuis quelques temps, je joue le jeu à fond, je fais tout ce que je peux, je m'investis dans cette grande foire à boeufs mais rien ne bouge. Une femme pourra-t-elle m'aimer un jour, comme je suis? et pas comme j'aimerais être ou comme elle voudrait que je sois? 

Une fois de plus, je tiendrai, tel un roseau qui plie mais ne rompt pas. Jusqu'à quand?

A écouter en lisant ce post : Bon Iver, Holocene, sur l'album 'Bon Iver'

11.09.2011

Navigation à vue

Du temps a passé. De l'eau a coulé. Le moral s'est sensiblement amélioré mais peu de choses ont changé. Je navigue à vue dans un monde compliqué. Sans projet. Sans perspectives d'avenir, je ne sais où je vais. Je respecte les routines imposées, je travaille, je fête, j'espère, je cours, je me bats.

Faut-il toujours savoir où l'on va? Cette vie n'est-elle justement pas totalement ouverte à la surprise? Certainement. Je veux le croire malgré le temps qui lui, file de plus en plus vite. Voici les vacances passées et déjà, bientôt Noël. Mes derniers amis célibataires se sont casés et je suis l'avant-dernier. Je surfe toujours sur rendez-vous.be dans l'espoir qu'une fille va venir me parler. Je n'ose pas trop aborder et puis il y a beaucoup de femmes beaucoup plus vieilles que moi. Si j'avais 50 ans, le choix serait beaucoup plus grand.

Les mois précédents ont été riches en rencontres dans la vraie vie (pas celle des sites de rencontres), éphémères, mais enthousiasmantes. J'ai dormi avec quelques femmes et c'était bien. Bien mais pas assez long. Mon coeur a battu. Et c'était bien. Il peut rebattre vite, il peut aimer. J'ai aimé serrer ces femmes dans mes bras. Plus que tout, c'est cela que j'ai aimé. Juste le contact d'un autre être humain, un contact qui me prouve que j'existe, que je ne suis pas transparent. Toucher un autre être, on ne peut pas imaginer quel bien cela fait quand on connaît cette sensation depuis des années. La privation de ce toucher est pire que la privation sexuelle.

Il manque encore l'autre, celle qui voudra rester avec moi, plus d'un soir, plus d'une semaine ou d'un mois.

Il est difficile que cette recherche ne devienne pas une obsession. Une chose est sûre et moulte fois répétée ici, si je ne cherche pas, rien n'arrivera ! Or il FAUT qu'il se passe quelque chose car j'ai l'impression de perdre mon temps, un temps compté qui ne s'égrène pas mais file file. J'ai peur de regarder en arrière et de n'être que déçu de ce que j'y verrai.

Qui puis-je implorer sinon moi-même pour qu'il se passe enfin quelque chose?

A écouter en lisant ce post : Yuck, Rose gives a Lilly sur l'album Yuck.

 

ps : 5000 visites le mois passé comparées au 500 habituelles par mois... Il y a un problème avec les statistiques de Skynet? 5000 sans avoir rien publié me semble tout à fait farfelu.

22.07.2011

Des bas et des hauts

Le mois de juin a été riche en rencontres de toutes sortes. Finalement, un soir de sortie avec la fille de mes voisins, je suis sorti avec elle. Le lendemain, elle me disait qu'elle voulait mieux me connaître. Cette fille est très jolie mais je ne suis pas amoureux. Peut-être cela viendra-t-il? Je ne demande que cela. Malheureusement, je pense souvent à la V. de mon dernier post. Je l'ai revue tous jours à un festival qui avait lieu près de chez moi. Le 3e jour, je lui ai dit que je voulais la revoir ; elle me promit de me donner des nouvelles endéans les 4 jours, ce qu'elle ne fit pas. Entretemps encore, A., ma collègue, me convoquait à Bruxelles pour un rendez-vous. Elle voulait me dire qu'elle pensait tout le temps à moi et qu'elle voulait d'abord me connaître. J'ai refusé. La façon dont elle m'avait jeté avait rompu tout charme et briser le faible lien qui unit deux êtres inconnus en début de relation ; aussi, à la question de savoir si elle était attirée par moi, physiquement, elle répondit que non. Deux bonnes raisons de ne pas s'empêtrer dans quelque chose d'impossible et au résultat improbable.

C'était le mois de juin. Juillet est calme, comme tous les autres mois de ma vie passée. La fille de mes voisins est en vacances avec ses enfants. On s'envoie sporadiquement l'un ou l'autre message mais mon coeur ne bat point pour elle. Je dois la voir à son retour et il faudra tout de même décider quelque chose.

Sinon, rien n'a changé. Je continue d'abhorrer ces jours fériés car je m'y embête et je ressens de manière prégnate la solitude. Chacun vaque à sa petite famille. Heureusement, je fais beaucoup de sport. En deux mois et demi, j'ai perdu sept kilos en allant de cinq à six au sport par semaine, càd presque tous les jours. Mon corps se transforme petit à petit et je me sens bien physiquement. Cela aide le mental à suivre. Je pars prochainement en vacances, très au Sud, avec mes amis de toujours : ce sera l'occasion de prendre du repos afin que les épisodes de stress que j'ai connus au boulot ces derniers mois, ne se répètent plus. Je me rends compte en écrivant ce post que je suis assez las, que je n'ai pas trop envie de bouger aujourd'hui. Je vais me forcer à aller au sport. Ce sera bon pour moi et j'y verrai des gens.

Quant à la Belgique, on était dans une situation surréaliste, on touche maintenant au pathétique. Je lis les journaux flamands et surtout, les commentaires des lecteurs. Ceux qui les écrivent ont une haine énorme, ils sont terriblement frustrés. Il va être temps d'envisager de se séparer de ce peuple frustré par un passé dont peu de wallons sont responsables. Leur repli nationaliste est pitoyable et ils mettent le bien-être de tous en jeu. J'espère qu'une attaque des marchés financiers ait lieu et que chacun, surtout chaque flamand, réfléchisse à ce que le blocage instauré par leur bande d'abrutis de politiciens haineux, peut engendrer comme conséquences négatives sur leur petite vie de merde.

18.06.2011

Suite de l'alphabet

Nous en sommes donc à la lettre V.

Hier, durant une sortie festive avec un ami, j'ai rencontré V., une jeune femme de 28 ans que je connaissais via mon club de sport. Dès son arrivée au club, j'avais remarqué V., grande blonde avec un sourire craquant, la belle jeunesse libérée et dorée que l'on peut rencontrer de nos jours. Hier soir donc, V. avait trop forcé sur le rhum, comme moi d'ailleurs. Elle s'est montrée directement très amicale, disant qu'elle voulait discuter avec moi et j'ai tout de suite compris, pour une fois, que je pouvais tenter de l'embrasser, ce qui fut vite fait.

V. dégageait un érotisme incroyable, une attitude généreuse et aimante. Nous passâmes la nuit chez moi et dormir dans ses bras fut formidable, d'une grande douceur, encore beaucoup mieux qu'avec A. si je devais comparer avec des faits récents. Son visage m'a donné une réelle émotion, même quand elle dormait, je ne pouvais pas en détacher ma vue. Autant dire que je suis tombé amoureux dès le premier baiser. Les petits jeux d'amour durèrent jusqu'à six heures du matin, heure à laquelle nous sombrâmes dans le coma d'un sommeil trop court et non réparateur.

Pourtant, tel qu'elle l'avait prédit durant la nuit, le matin, le charme s'est rompu. Elle ne souhaitait pas entrer dans une relation avec moi. J'ai apprécié son attitude que j'avais, il faut l'écrire, moi-même induite en lui demandant de ne pas tergiverser et de parler vrai. Elle parla vrai et cela brisa absolument tout espoir de suites éventuelles.

Le mirage s'est donc évanoui et je la reconduisis chez elle, tout en continuant à me rêver que cela aurait pu marcher entre nous, car nous avions le même humour et que tout paraissait si simple, que la nuit fut gaie et belle, — était-ce l'illusion du rhum brun?

Quoi qu'il en soit, je ne regrette rien, même si son grand et magnifique sourire hantera quelques-unes de mes nuits, même si mes chairs resteront marquées durablement par son indicible absence.

L'espoir de connaître le grand amour avec quelqu'un de semblable à elle — l'espoir de connaître cette chose gigantesque, cet élan incroyable de la grande pompe à sentiments, cette envie de sombrer à chaque instant dans le coeur et le corps de l'autre, cet être humain pourtant inconnu quelques heures auparavant, cette disposition de mouvements de l'âme, disposition porteuse d'une amour pur, de ce transit de sentiments vers un autre être dans un total abandon, une totale absence de calcul ou d'intérêt — renaît en moi, me porte et me transporte, m'irrigue et me nourrit.

Je peux remercier V. pour cette orgie de sentiments positifs et magnifiques qui sont apparus dans mon coeur, si vite, si forts et qui ont à ce point réveillé mon espoir d'une manière telle que j'en ai pour l'instant les larmes aux yeux, lesquelles larmes proviennent peut-être de l'épuisement physique et psychique provoqué par cette nuit belle et presque blanche.

Je n'ai pu retenir ce beau papillon dans mes filets mais il est aussi très beau de le regarder voler, libre, dans le ciel de mes espoirs. Dans les circonvolutions de ma mémoire, la rencontre avec V. restera magique, intemporelle et, sublime.

13.06.2011

A la recherche du moi génétique

Je suis un mâle XX comme le décrit la littérature scientifique. Quand on m'a découvert cela il y a quelques années, j'ai dû aller reprendre mes cours de biologie de l'école secondaire et les leçons sur les mouches, les XX et les XY et toute la théorie génétique. J'apprenais donc que j'avais le caryotype d'une femme sur lequel, au dernier moment, s'était collé le Y de l'homme. Joie des avancées de la génétique. Né 50 ans avant, je serais mort sans savoir ne fut-ce le début de ce qui s'était passé à ma naissance.  Cette anomalie touche un homme sur 20 000.

Comme je l'ai déjà écrit par le passé, en pratique, il n'y a que peu de conséquences : une piqure d'hormone mâle par mois (la testostérone que certains coureurs cyclistes s'injectaient jadis) et physiquement, disons des poignées de cellulite légèrement au-dessus de la moyenne mais rien de grave.

En regardant ma vie dans le rétroviseur, je me demande sérieusement si tout cela n'a pas eu un effet chimique sur ma vie sentimentale. Si l'homme a beaucoup intellectualisé la "relation amoureuse", il reste tout un monde fait d'effluves chimiques, d'attirances provoquées par les célèbres phéromones. Je me demande si je produis les bonnes phéromones, si les miennes ne sont pas féminines. J'ai même été jusqu'à poser la question à N., la seule femme qui soit restée longtemps avec moi. Elle m'a dit que je me faisais des idées. Pourtant, la question doit être tranchée et j'ai pris rendez-vous avec le spécialiste qui m'avait détecté cette anomalie génétique pour la lui poser.

Je ne comprends pas mon aventure de la semaine passée. En effet, tout était là pour que cela fonctionne. On se plaisait physiquement tout deux, socio-culturement également. Je voyais qu'elle aimait mon humour et ma façon de vivre. Pourtant, cette fille m'a dit qu'il lui manquait ce petit plus. Est-ce cette attirance physique qui était inexistante? Il faut absolument que je sache. Si c'est cela, je pense que je serai condamné à errer seul, avec des amourettes de passage, une recherche éperdue de l'amour qui jamais n'aboutira. Il y a certainement plus grave dans la vie mais si tel est le cas, comment continuer à espérer, comment se résigner à vivre tout ce qui me reste de vie, seul. Ca me fait froid dans le dos de me dire que cela pourrait être le cas.

Pourtant, je ne suis pas encore résigné. Toute cette semaine, j'ai correspondu par mail avec la fille de mes voisins. Nous avons convenu d'aller au restaurant dans quelques temps. N'importe qui dans ma position pourrait croire qu'une relation est possible avec cette charmante femme. Je me dis cependant qu'elle cherche un ami et non un amant car c'est une femme extrêmement belle et je ne peux pas imaginer (mais bien espérer) qu'elle s'intéresse à moi. Quoi qu'il en soit, je prends tout ce que je peux de bonheur et de bons moments. Je continue donc encore d'espérer.

06.06.2011

Haro sur l'amitié !

Hier, je me suis particulièrement énervé sur le fait que A. me demandait de rester son ami, de continuer à la fréquenter, etc. Même si le sujet a été traité hier avec un second degré, je ne cesse de ressasser cela en moi. J'en viens à demander si ma particularité génétique invisible induit ce genre de sentiment chez les femmes qui me côtoient. Je vais retourner chez le spécialiste qui avait dépister cela et lui demander si ce 'truc' influe sur la production de phéromones. Il faut que je le sache.

J'ai pensé à cela toute la journée au travail. Non, je ne veux pas être votre ami, mesdames. Je veux être votre amant, votre amoureux, votre petit ami, votre fiancé ou votre époux. Pour l'amitié, ce sera pour une autre fois !!! Je suis assez fourni en amies pour plusieurs vies. Merci.

05.06.2011

Piggy in the mirror

Je le savais. Je le savais. Je suis même content de l'avoir compris, avant de me le prendre en pleine face, comme d'habitude. Ce soir, j'ai eu un contact téléphonique avec A. qui m'a dit qu'elle ne ressentait pas le petit truc en plus... que j'étais un type génial, qu'elle adorait parler avec moi, qu'elle voulait me garder comme ami et blablabla. Ibidem.

As usual, as usual.

Je suis raisonnablement en forme car je m'y étais préparé. A. est bien la 10e femme à me dire qu'elle veut rester ami avec moi. Ha ha. Il n'en n'est évidemment pas question. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Non, on ne peut pas profiter de ma conversation ainsi, sans passage par la case amitié et de l'amitié, il n'y en aura point... Tout de même, demander cela juste après avoir rompu, quel toupet !

Alors voilà, je finis ce long weekend en sirotant un bon whisky 16 ans d'âge (Lagavullin) en écoutant l'album The Top de Cure. Avec The Cure, un album pour chaque circonstance de la vie : ici, il s'agit d'une déception modérée.

A écouter en lisant ce post, le fabuleux morceau Piggy in the mirror, The Cure sur l'album The Top, en 1984. Y ajouter un grand whisky.

Retour à la raison

Vendredi, je suis revenu à la raison. J'ai pris de bonnes résolutions et je me suis calmé. Un événement banal m'a fait prendre conscience que mon inquiétude devait immédiatement cesser. Cet événement, c'était simplement un message de la fille de mes voisins qui m'invitait à aller manger avec elle vu qu'elle était proche de mon travail. Je ne suis pas allé diner avec elle car je faisais le pont comme on dit en Belgique, c'est-à-dire que je ne travaillais pas. Je ne sais pas pourquoi mais d'un coup, j'ai perdu toute la tension qui m'habitait. En même temps, je suis allé tous les jours à la salle de sport, sauf le férié. Je teste un peu les limites de mon corps et j'aimerais vraiment maigrir. Seules des séances intenses de cardio (vélo, course) peuvent me permettre de perdre les 10 kilos que j'ai en trop. Je pense que si je parvenais à les perdre, l'image que j'ai de moi s'en trouverait vraiment améliorée : donc j'y travaille, très sérieusement. Je me sens bien avec cette idée de me prendre en main, de ne pas me laisser aller. Le fait que A. ne m'ait pas téléphoné depuis quatre jours, m'encourage aussi dans cette voie. J'attends tout de même avec curiosité ce qu'elle va me dire. Si c'est pour m'informer que notre relation est terminée, j'en profiterai pour lui donner une petite leçon de chose : quand on a quelque chose à dire, on le dit et on ne laisse pas les gens dans le vide. Un principe est de dire les choses et de ne pas tenter de les faire deviner par le silence. C'est tout de même bizarre car dans son discours, des paroles nous renvoyaient à un avenir commun comme cet excellent et rare magnum de Corton-Vergennes de chez B*** qu'elle m'avait promis de boire avec moi. Bizarre vraiment, cette attitude, ce silence. Elle me plaisait mais cette attitude ne me plaît pas et a en quelque sorte brisé le lien fragile qui existait entre elle et moi ; ce lien d'autant plus fragile qu'il s'agissait du tout début de notre relation. J'hésite à lui téléphoner ce soir car demain, on se retrouvera au boulot : une bonne explication serait certainement préférable avant que je la croise dans un couloir... mais en même temps, je n'ai point envie de lever ne fut-ce qu'un doigt pour composer le numéro. J'ai conscience que je vaux plus que cela, que je ne mérite certainement pas un tel traitement et cette réelle prise de conscience va probablement durcir mon comportement vis-vis d'elle !

 

Vendredi aussi, je suis allé m'acheter deux magnifiques stylos chez un marchand bien connu qui va fermer ces portes. J'aime écrire au stylo depuis l'école primaire. A l'encre noire. Dans mon travail actuel, je signe énormément de documents et avoir une belle plume, cela me permet de faire de belles signatures de ministre (on s'amuse comme on peu).

Hier, la soirée fut délicieuse. Ladite fille des v*** (appelons-la P.) est venue prendre l'apéro chez moi. Je la connais un peu car j'avais inondé la cave de ses parents durant des travaux et c'est avec elle que je m'étais occupé de réparer les dégâts. Elle a deux enfants et est divorcée. Elle est tout à fait charmante mais surtout, nous avons des passions communes telles que le vin et la finance. Nous avons toujours des choses à nous dire quand nous nous voyions mais jamais je n'ai pensé qu'il pourrait y avoir une histoire entre nous vu sa grande beauté (et oui, toujours cette mauvaise image de moi-même). Je pense toujours la même chose. Pourtant, c'est souvent elle qui prend contact avec moi, elle m'a dit qu'elle ne comprenait pas comme cela se faisait que j'étais seul et nous nous sommes quittés hier soir en nous promettant d'aller un de ces jours dans un restaurant deux étoiles que je lui ai dit que j'avais envie de découvrir. N'importe quel homme au monde penserait que l'affaire est dans la poche ; moi je pense sincèrement que c'est tout à fait impossible. Si cela arrivait, je jure ici que j'irai suivre une messe.

Tout cela pour dire que cette rencontre avec P., fortuite, chaste et indubitablement sans lendemain, m'a fait beaucoup de bien ; elle m'a permis de relativiser ma rencontre avec A. J'eus aimé ne pas tomber dans les mêmes travers qu'antan. Cette panique, cette faiblesse intérieure, ces émois d'adolescent amoureux transi sont autant d'aveux d'une adolescence mal vécue, dont la page n'a pas encore été tournée. L'homme apprend par l'expérience mais bon dieu, qu'il m'en faut beaucoup ! 

Ce soir, j'ai un sentiment positif, l'espoir que des choses bonnes peuvent encore arriver dans ma vie, que tout n'est pas perdu, que la rencontre arrivera et que ma vie peut encore évoluer vers ce que je pense être le bonheur. En attendant, depuis quinze jours, je me perds dans le sport et je sens que cela me fait beaucoup de bien. Je vais aussi redoubler de motivation au travail. "Chaque minute de ma vie doit être intense" (c'est une phrase de P. qui a connu beaucoup de malheurs avec son ex-mari) et qui veut profiter de chaque minute depuis son divorce. J'admire cette philosophie de vie.

Ceci est  un long post écrit avec Rolland-Garros en arrière-fond ; pas de musique à proposer cette fois-ci.

La pluie et la foudre se sont abattues sur Liège après un weekend très chaud où j'ai retrouvé des ambiances de station balnéaire. Les rues étaient figées, écrasées par le soleil. L'animal cherchait l'ombre. Ce weekend sera l'un des weekends marquants de mon année, — en terme d'émotions.

03.06.2011

Mélancolère

Je l'avais déjà compris il y a deux jours mais je ne voulais pas le croire ou du moins l'accepter. Plus de nouvelles de A depuis mardi soir si ce n'est une réponse assez polie et limite laconique au message que je lui ai envoyé mercredi. Je ne comprends pas cette attitude mais je pense avoir bien compris le message. Pourquoi en effet utiliser le silence pour exprimer des idées? Ne serait-ce pas plus efficace de me dire qu'elle ne veut plus me voir, ou qu'elle réfléchit plutôt que de me laisser dans un vide sidéral. Je n'ai jamais aimé les gens qui agissaient ainsi. Je pense que l'on est à un stade de la relation (le début) où il est bien facile de dire à l'autre que l'on s'est trompé, que l'on ne veut pas de cela et tout se passe alors en bonne entente et sans dégâts. Pour l'instant, A. fait une randonnée en Gaume, jusqu'à dimanche. A-t-elle décidé de réfléchir durant cette mise au vert? A suivre.

Tout cela me fait tanguer entre colère et mélancolie ; colère car je ressens cette attitude comme une négation de ce que je suis et mélancolie car j'ai vraiment passé de doux moments dans ses bras.

Ceci m'amène aussi à des questionnements intérieurs sur mon savoir-être et mon savoir-faire. Ai-je fauté d'une manière ou d'une autre et cela ne lui a pas plu. Est-ce que mon être a montré trop d'angoisses ou est-ce mon faire a montré trop de maladresses? Et toujours cette question finale qui revient, empreinte d'un doute monstrueux, teintée de larmes salées et froides, sera-ce possible encore un jour, d'avoir une relation d'amour, de pouvoir faire confiance, comme jadis avec N. J'ai tellement envie de cela que mon être entier est transpercé de douleurs quand ces questions me taraudent comme ce matin. 

J'avais cinq jours de congé devant moi et je suis en train de les griller dans l'inquiétude et la souffrance psychique. Depuis mardi, je me perds dans le sport, je vais tous les jours à la salle et je pédale beaucoup, vite et fort. Cela évacue les tensions temporairement et celles-ci reviennent dès le matin suivant. Ecrire ici me fait aussi du bien.

Autre sentiment que me laisse cette courte aventure, c'est le dépit. Je suis dépité de montrer encore tant d'emballement, de n'avoir pas évolué, de ne pouvoir prendre du recul. Si je relis des posts de 2004, je pourrai y lire la même douleur, la même attente, les mêmes sentiments de peur de l'abandon. Or, de toutes façons, vu ma vie actuelle dans le domaine amoureux, tout ne pourrait aller que vers un mieux. Quelle que soit l'évolution dans ce domaine, la moindre miette d'amour qui me serait donnée, la moindre caresse, le moindre sourire complice sera une victoire gagnée sur la mort. Je sais qu'écrire une phrase telle que celle-là démontre que je ne suis pas du tout prêt. Je suis trop en attente, cela doit être difficilement acceptable pour une femme de sentir qu'un homme est comme cela. Cela doit absolument être caché ou expliqué. La normalisation c'est-à-dire la disparition de cette peur de l'abandon vient avec la confiance. 

Je me perds dans mes fumeuses divagations. En résumé, je suis faible, je contrôle mal mes émotions tellement je suis dans l'attente d'un événement amoureux. Ne sont-ce pas là les conséquences de tant d'années de frustrations, de manque de confiance en soi et de désert sentimental ? Me poser cette question, c'est  — malheureusement — y répondre.

31.05.2011

L'ado en (é)moi

Longtemps, je n'ai pas écrit ici. Je suis encore passé par différentes phases. Je n'ai répondu à personne (bonjour Jean). Je n'avais que peu de forces intellectuelles pour étaler ici les états d'âmes, parfois torturés parfois heureux comme à la venue du soleil dans ma belle maison. J'ai eu tellement de sentiments mêlés que je ne parviens plus à les trier, à me rappeler précisément comment et pourquoi. Plusieurs fois, j'ai pensé les coucher sur ce blog et ils étaient précis. Ils sont maintenant vaporeux. J'ai longtemps réfléchi à cette fille qui est devenue ma confidente de train et que je vois parfois dans mes voyages vers le travail. La peau, le besoin d'être touché, l'envie de toucher une femme. Et bien c'est arrivé, oui les miracles existent parfois mais ils ne sont pas toujours très longs. Jeudi j'ai rencontré une jeune femme que nous appellerons A. C'est une collègue qui était au milieu d'une bande d'autres collègues et avec qui j'ai été au restaurant. Nous avons dormi ensemble le soir même, dans une chasteté respectueuse mais caressante. Cette fille me plaît, je ne peux dire pourquoi. J'ai tout de suite trouvé beaucoup de choses à lui dire, pas comme avec certaines rencontrés ces derniers temps et qui m'étaient présentées par des amis. Elle est jeune, elle a 27 ans, elle n'a pas connu les cassettes audio et ne savait pas qui était Robert Smith. Ce lundi, elle a dormi chez moi et ce fut doux. Sa peau, le fait d'être dans ses bras, nu, tant de sensations que j'avais oubliées et pour lesquelles j'aurais donné tout ou presque. Cependant, une fois au boulot, j'avais vraiment envie de la voir, après notre journée de travail mais elle m'a opposé un rendez-vous important qu'elle ne pouvait rater. C'est exactement là que j'ai ressenti la boule, la même boule dans le ventre que celle qui me hantait quand j'étais adolescent, la même sensation mauvaise, un condensé de désespoir mêlé d'angoisse. Et si, déjà, elle ne voulait plus de moi? C'est aussi ce genre de sentiment qui m'a fait perdre tant de compagnes car c'est là que je devenais insistant, maladroit. Heureusement, sur le quai de la gare, je revoyais brièvement la confidente que nous appellerons V. Elle me dit qu'il fallait lâcher prise, s'attendre à tout. Dans le wagon, j'avais rendez-vous avec mon meilleur ami. Il me connaît trop bien, il sait comme je peux angoisser quand je vis le début d'une relation, il me dit que les femmes sont ainsi, qu'il faut leur laisser prendre du recul. Je vais le faire ; je peux le faire ; c'est mon seul espoir, il faut que j'évolue, même si tout part en sucette, il faut que je puisse prendre du recul, ne plus angoisser, ne pas être collant, laisser venir ou laisser partir. Pouvoir aimer dans la sérénité.

Aujourd'hui, The Cure jouait à Sydney, pour les 30 ans de l'album Faith, chef d'oeuvre new-wave de 1981. J'aurais tant aimé être à Sydney aujourd'hui. Qu'il est bon de réécouter cet album dans des moments comme celui-ci, que cet album est doux et douloureux, mélancolique et tendre.

L'ado en émoi. L'ado en moi. Il faut pourtant grandir. Un jour, un autre jour.

 

A écouter en lisant ce post, All cats are grey sur l'album Faith, 1981.

19.04.2011

Aventures portugaises et foire aux bestiaux

La vie suit son cours. J'ai fait un chouette voyage avec une dizaine d'amis, comme chaque année. Six jours hors du temps avec pour seul soucis de trouver le restaurant suivant ou le café pour le soir, où l'on fera la fête. Excès en tous genres et chouette ambiance. Magnifique ville que Porto. Temps clément et très ensoleillé au bord de Douro. Dans la bande, il y avait une célibataire, que j'ai embrassée un soir, lors d'un gros délire au rhum brun. Cette fille est l'ex de l'un de mes amis et ceci sera absolument sans suite mais, le fait de toucher quelqu'un d'autre physiquement, m'a fait du bien. Je remarque qu'effectivement, j'ai besoin de toucher, d'être touché et je me demande si je ne vais pas suivre le conseil de V. qui me disait que je devrais aller me faire masser, pour mon bien-être. Ceci serait d'autant plus facile qu'un établissement sérieux de massage vient d'ouvrir dans ma rue (ce qui dans ce quartier calme était tout à fait improbable).

Par dépit, je viens à nouveau de m'inscrire sur un site de rencontre (celui où j'avais rencontré N.). Une heure que je surfe et je ne suis pas encore dégoûté... je m'améliore. Les femmes de mon âge me paraissent vieilles et fatiguées pour la plupart (surtout celles qui affichent avoir des enfants). Ce n'est pas normal d'avoir ce genre d'impression je suppose. Il est vrai que d'habitude, on me donne 32 ans et pour ce qui de ma vie, je vis comme un post-ado. Je parais jeune physiquement car cela est dû au syndrôme génétique dont je suis atteint : du moins, c'est ce que la littérature spécialisée décrit. Outre le fait que je sois stérile avec cette anomalie génétique, il y a tout de même des effets positifs, la jeunesse presque éternelle.

Pour revenir au site de rencontre, je me rends bien compte que cette activité est assimilable à la foire aux bestiaux mais vu que je ne parviens pas à rencontrer qui que ce soit dans le vie réelle, c'est quasi une dernière chance. Pourtant, des célibataires, il y en a dans ma ville. En faisant une recherche rapide ciblée sur une tranche d'âge (30 ans-38 ans), j'en dénombre pas moins de 150. Ces femmes sont-elles comme moi? Se sentent-elles seules? Peut-être que celles qui ont des enfants se sentent moins seules car la vie familiale remplit une partie importante de leur vie. Peut-être pas et elles désespèrent de l'absence de père ou de penchant masculin dans la famille. Je n'ose toujours pas attaquer moi-même ; j'attends que l'on vienne me parler. Toujours personne depuis deux heures. J'ai noté quelques numéros de profils, peut-être oserais-je envoyer un message plus tard, quand j'en trouverai le courage. Quelle misère cette timidité. Pour changer, j'ai mis une photographie cette fois. Avant, je faisais cela rarement parce que je n'avais pas envie que des gens du boulot me reconnaissent. Tant pis, je me lance cette fois.

Concernant le boulot, je râle toujours autant de ne pas avoir eu cette promotion tant attendue depuis trois ans et que cela soit ma chef qui m'ait soufflé cette place car elle n'avait pas eu la sienne. Je ressens cela comme une profonde injustice. Plutôt que de ruminer dans mon coin, j'ai pris les devants et je cherche un autre poste. Je me suis inscrit à un examen pour un autre poste, un poste de fonctionnaire comme le mien. Si je réussis, je serai simplement transféré dans cette autre ministère. Personne n'est irremplaçable mais j'ai développé quelques compétences très techniques pour lesquelles ils auront du mal à trouver un remplaçant. Qu'ils aillent se faire pendre !

Comme souvent rabâché ici, comme écrit et réécrit depuis tant d'années, il est temps qu'il se passe quelque chose dans cette vie, quelque chose de beau et de sentimental, de fort et de passionné.

A écouter en lisant ce post : Jay Mascis, Where are you ?, sur l'album Several Shades of why

22.03.2011

Petites malchances

Il y a toujours plus malheureux que soi. Pour sûr. Je pensais déjà avoir suffisamment de petits problèmes qui me plombaient l'existence ces derniers temps. Rien de très grave mais de petites touches savamment distillées qui assombrissaient quelque peu une existence paisible. Cependant, il y avait de l'espoir tout de même, l'arrivée des vacances, des projets de congé, d'endroits délicieux. Dans cette existence déséquilibrée, j'avais tout de même trouvé une nouvelle passion, une activité sportive qui me permettait d'évacuer le stress, de rencontrer des tas de gens et même de nouveaux amis. Las, il y a deux semaines, suite à une maladresse, je me suis blessé au genou. Ayant déjà été opéré deux fois pour des ligaments déchirés à l'autre jambe, il me semblait que c'était moins grave cette fois. Cependant, cela fait presque trois semaines et cela ne va pas bien du tout. Je marche à peine et j'ai de grosses douleurs. Je dois attendre jusque tard en avril pour pouvoir passer un examen. D'ici là, j'avais un voyage prévu dans le sud, avec mes amis. Je ne sais toujours pas si je marcherai convenablement.

Ceci me fait profondément déprimer. Certes, ce n'est pas très grave, je ne suis pas en danger de mort mais cela m'enfonce un petit peu plus. Je dois arrêter le sport. Je dois peut-être annuler mes vacances et dieu sait comme j'en ai besoin car je ne suis plus parti depuis deux ans (si ce n'est un city-trip). Je vais peut-être devoir être opéré. Cela fera ma septième opération. 

D'autres petites choses sont arrivées aussi ces derniers temps, trop infimes pour que j'en parle ici mais elles n'allaient pas non plus dans le bon sens. Des petites malchances qui, toutes agglutinées, me découragent énormément. Avec ce genou, je vais perdre la forme physique que j'avais acquise avec grand effort. Malheur.

Je dois aussi mentionner qu'il m'est arrivé une rencontre bizarre, un soir, dans le train. C'était une fille que je connaissais vaguement. Elle a absolument voulu aller boire un verre avec moi car je paraissais déprimé. Pendant que nous buvions, elle m'a dit qu'elle ressentait des "élans de tendresse" envers moi. Je ne savais qu'en penser. Cette femme a 42 ans et un enfant. Elle est toujours joyeuse, au-delà même du raisonnable ou de ce que je conçois comme raisonnable. On a parlé longtemps, notamment je lui ai fait part de mon incapacité actuelle à sourire naturellement, comme si cela était perdu, comme si tout cela était fini. Elle m'a dit que j'étais en manque de toucher, que chaque être humain doit être touché, que je devrais aller me faire masser, que cela aurait une influence positive sur mon moral. Peut-être. Pourtant, j'avoue que je ne suis pas prêt à aller me faire masser. Si je devais être 'touché', j'aimerais qu'il y ait aussi un nuage d'amour présent dans l'air et pas la technique d'une masseuse professionnelle. Au moment de nous quitter, elle m'a serrée dans ses bras. Rideau.

 

 

 

23.02.2011

Auto-détestation

Ce n'est pas la joie ces moments-ci ; au boulot, c'est difficile mais je sais qu'il n'a pas que cela. C'est surtout que je me sens totalement incapable dans le domaine amoureux. Un récent événement m'a enfoncé bas, très bas et m'a démontré d'une manière implacable que je ne suis pas capable d'approcher la "femme" d'une manière normale. La maladresse et la timidité sont à leur zénith. Le mode d'emploi est absolument et irrémédiablement perdu. Un tel abus d'atroces adverbes en -ment ne peut être que la conséquence d'un désespoir totalement définitif. Ce qu'il s'est passé, c'est un ami qui m'a dit il y a quelques temps qu'une de ses collègues cherchait désespérément quelqu'un. Ensuite, il y a montré ma photo et vu qu'elle me trouvait, disons, ok, il nous a envoyé un mail à tous deux pour nous dire qu'il pensait réellement que nous irions bien ensemble etc. Sur ce, j'ai saisi ma chance (c'était déjà bien) mais le mail renvoyé, n'était pas assez direct, me montrait comme quelqu'un d'extrêmement timide ; le mail était maladroit (je l'ai vu à la relecture a posteriori). Bref, je crois être passé pour un idiot et évidemment, l'intéressée ne m'a pas répondu. J'étais honteux et bien mal ; je n'en ai pas dormi de la nuit. Au matin, je me détestais, m'abhorrais, m'exécrais, me répugnais, me dégoûtais par ma bêtise, par tout ce qui faisait moi-même. Le degré d'auto-détestation n'a jamais été si haut. Certains ont une haute opinion d'eux-même, moi j'ai une haute détestation de tout ce que je suis et cela ne va pas en s'améliorant. Cette nuit a été atroce, je suis épuisé. Cette journée de congé a été affreuse également, je suis tout nerveux tellement je me déteste. Cet événement, apparemment banal et sans aucune conséquence directement négative quant à la poursuite de ma vie, m'a pourtant fortement troublé voire ébranlé. Il me montre que je ne suis plus capable de rien, qu'il est temps d'abandonner toute velléité dans le domaine amoureux. I fucking hate myself pourrais-je chanter avec quelques bons accords de guitare. Comment est-ce possible de se supporter quand on est arrivé à ce point de non retour? Mes réponses sont pour l'instant assez radicales, sport en semaine, destruction à l'alcool le weekend.

Plus d'une dizaine d'adverbes en -ment dans ce post. Mon style s'enlaidit avec les années. Quoi de plus laid qu'un adverbe en -ment. Ces chancres de la langue française traduisent la chute de tout mon être, vers l'abîme.

 

A écouter en lisant cette abomination : The Cure, Give me it, sur The top, 1984.

Gasping for air
I’m gasping for air
I’m gasping for love
I’m gasping for air

 

 

06.02.2011

Cage dorée pour solitude XXL

Ce dernier mois a été particulièrement difficile. Beaucoup de pressions au travail m'ont quelque peu déstabilisé. J'ai eu pas mal d'accès de stress ; je revenais chez moi, très tard, tous les jours, j'avais le coeur qui palpitait et des douleurs dans le bras gauche. Rien de très grave, je connais ce phénomène. Je ne parviens pas totalement à l'apprivoiser. Pour éliminer ces désagréments, j'ai fait beaucoup de sport, je suis allé à la salle quasi trois fois par semaine, pour faire baisser la tension. Cela fonctionne bien mais cela est assez fatiguant sur le long terme. Mon supérieur hiérarchique m'a fait un sale coup en bénéficiant de la promotion qui était normalement pour moi ; c'est assez compliqué à expliquer et je ne m'étendrai pas là-dessus mais je ne peux plus lui faire confiance et mes rapports seront totalement changés. Je vais peut-être essayer d'aller voir ailleurs car ce qu'elle a fait, je ne peux pas le supporter, je devrai donc lui dire que c'est une totale injustice : le lien de confiance est irrémédiablement brisé. Ce n'est pas pour l'argent (c'était une augmentation de 10%, pas de quoi non plus en faire un drame) mais plus pour l'honneur et la justice. Je suis dégoûté et je ne peux donc plus fonctionner normalement sous ses ordres. Il est vrai que cela a été difficile. Rentrer chez moi seul le soir avec ces idées assez mauvaises qui tournaient sans cesse dans mon cerveau, ce n'était pas la meilleure des situations. Vivre seul n'assure pas un bon équilibre ; le soir, on ne partage rien d'autre que la solitude des quatre murs et leurs conversations sont des plus limitées. On réfléchit beaucoup par contre, on s'habitude à la pensée perpétuelle et cela peut-être épuisant. Quand je vivais un couple, dans la période où cela allait bien, c'était confortable de pouvoir faire un bref résumé de la journée à l'autre, de se confier, ce qui faisait retomber le stress : je ne ressentais nullement le besoin d'aller faire vingts kilomètres sur un vélo d'appartement ou de soulever deux tonnes de poids en 45 minutes... et même si c'est bon pour la santé, c'est quelque peu artificiel. 

C'est ainsi maintenant, tous les soirs et les weekends, je tourne dans ma cage dorée, full options (TV, internet, armoires à vin, bar 4 étoiles, etc.) mais tout cela est de la survie. Je cherche toujours la ressource pour aller vers l'Autre, l'Autre au féminin bien sûr. Je suis toujours pétrifié, sans envie de faire le premier pas. Comme me disait un ami hier, à moins d'avoir une gueule d'acteur voire d'être un acteur, c'est sûr que si je ne fais rien, il ne se passera rien. Toujours ce cercle hideux et vicieux. J'ai des sérieux moments de découragements durant lesquels écrire une lettre, faire un virement ou téléphoner à quelqu'un deviennent des tâches quasi impossibles. Tout m'ennuie ; cela reste bien sûr supportable mais j'ai vraiment l'impression de perdre mon temps de vie, un temps qui est pourtant précieux. Il sera peut-être bientôt trop tard. J'imagine, avec ma poisse, que quand je tomberai amoureux, on m'annoncera une maladie grave ou je serai écrasé que par un bus. Cela ne peut aller que comme ça car le sens que prend ma vie est tel que j'imagine qu'il ne peut en être autrement. Ma chance est d'avoir pas mal d'amis et que cela limite la casse, ils aiment mon humour, je suis invité à toutes les soirées possibles, cela m'occupe et rend mon quotidien supportable. Merci à eux.

Chanson à écouter en lisant ce post : Love won't be leaving, Anna Calvi sur l'album Anna Calvi.

 

25.12.2010

L'intime

 

Je déteste cette période de fête, laquelle se révèle être la pire pour les célibataires à famille éclatée. J'ai une fois de plus atteint la limite de ce que je pouvais supporter de solitude. Hier soir, j'ai été au restaurant avec mon père et c'était bien. Aujourd'hui cependant, je suis toujours en train de me demander pourquoi je me suis levé. J'ai vidé le lave-vaisselle, j'ai mangé une chose différente toute les heures, j'ai regardé trois films pendant que le poêle émettait son doux ronronnement. Je me suis terriblement ennuyé ; j'ai même pleuré en regardant un film débile de Noël, ce qui prouve que je suis terriblement loin. J'ai aussi longuement pensé aux trois personnes d'un entourage lointain qui se sont pendues durant ces mois de novembre et décembre. Deux victimes de l'amour perdu et le dernier victime de sa solitude. C'est effrayant de pouvoir penser que l'on peut en arriver là car ces suicides en sont pas des appels à l'aide. Quand on passe une corde autour de son cou, il s'agit réellement d'en finir ; c'est effrayant mais je comprends tellement ces personnes. Mon point de non retour est pour l'instant si proche que je peux franchement presque appréhender ce moment ultime où la balance entre rester ici sur terre et disparaître à tout jamais penche vers la solution définitive. Je comprends ces personnes, je dirais même que je les admire car il faut un grand courage pour se passer la corde autour du cou et basculer dans le vide et même si le moment où l'on se sent partir doit être particulièrement court, il faut oser. Je pense que je n'aurai jamais ce courage. Pourtant, si cette situation dure encore quelques années, aurais-je un autre choix? 

 

Et pourtant, tout s'explique ! Bien qu'ayant de multiples amis, il est un temps où, quand les familles nucléaires se désagrègent  (grands-parents tous décédés, mère décédée, soeur immigrée , seul mon père est là, vaillant), il est urgent voire vital d'avoir sa propre famille, l'homme vit en groupe, en troupeau ou en couple. Celui qui rate le coche, celui qui est dans l'impossibilité de créer un couple, un noyau, ou des enfants, est nécessairement condamné à la solitude. J'emploie le mot "condamné" car oui, j'ai l'impression d'avoir pris une peine de prison, emmuré dans la solitude sentimentale ; une prison dorée certes mais une prison tout de même. La question est de savoir la durée de la peine. 38 ans de vie et, décompte quasiment macabre, 4 ans et demi de relations sentimentales. Plus les années avancent et plus ce calcul d'apothicaires me rend malade car le nombre des années 'sans' est si important. Je me demande si mes amis se sont déjà posés la question de savoir les raisons des situations. Ils sont tous en couple, souvent mariés, divorcés et quasiment immédiatement à nouveau en couple, parfois même sans aucune coupure entre leur ancien mariage et leur nouvelle relation, laquelle même se superpose à l'ancien mariage dans beaucoup de cas. Comment font-ils? 

Quoi qu'il en soit, il est clair que ces amis-là (c'est-à-dire tous) sont pris par le tourbillon de leur propre vie et que des jours comme ceux-ci, ils ont autre chose à faire que rendre visite à l'éternel célibataire, qui est pourtant en train de se morfondre chez lui et qui est tellement atteint par la situation, qu'il n'a plus la force de sortir pour aller mendier de la compagnie (la neige n'aidant pas).

Personne ne connait le drame intime que je vis sauf les quelques rares lecteurs de ce blog. Il est bien écrit "drame intime", càd surtout intérieur et donc, loin d'un drame matériel qui serait aisément améliorable, il n'appelle aucune sorte de solution. "Drame" est peut-être trop fort, "désespoir" est peut-être plus approprié. Soit. Si j'étais chrétien, je pourrais prier. Je suis darwiniste et il faudra me contenter de végéter dans cette situation, attendant l'hypothétique miracle qui me rendra le sourire. Malheureusement, je sais aussi, comme je le rappelle souvent ici, que pour attirer l'amour, il faut être bien à l'intérieur, il faut sourire. Comment faire donc quand ce n'est pas le cas? L'enfoncement est total dans ce cirque, dans ce cercle infernal.

 

Je sais que je radote, que je me répète sans cesse… mais telle est ma vie. Que ceux qui après ma mort et qui voudront me connaître de l'intérieur puissent intégrer ce puissant désespoir qui est le mien, me paraît être le plus important dans ce que je veux laisser. Ils seront passés à côté de cela. Ils pourront se dire que jamais, au grand jamais, on ne connaît quelqu'un.

 

A écouter en listant ce post : le silence.

 

18.11.2010

L'autarcie sentimentale

"Alors tu es bien installé? Oui oui, je suis bien installé."

Le mot "installé" prend tout son sens. La maison est chouette ; je m'y sens bien. Encore quelques travaux, quelques meubles à choisir, l'un ou l'autre oeuvre d'art à acheter pour parer les murs et je pourrai tranquillement me préparer au siège de ma vie. Finir ici, dans l'autarcie sentimentale.

Cela ne s'est pas décidé, cela s'est imposé à moi. Je ne cherche plus personne et vu que l'expérience dément totalement l'adage idiot "qui cherche trouve", il est de plus en plus clair que je périrai ici. Seul. Dans très longtemps peut-être mais sûrement seul. Je ne veux pas être défaitiste mais je constate simplement qu'il risque de ne plus rien m'arriver. J'imagine toujours que c'est ce machin hormonal, qui m'a déréglé à ma naissance et qui n'envoie pas à la gente féminine les bonnes ondes, les bonnes phéromones. Bref, je n'attire pas et je n'ai absolument plus aucun courage pour aller vers l'autre et me prendre baffes sur baffes, symboliques, virtuelles ou autres.

Heureusement, j'ai mon travail. Très dur en ce moment, très stressant mais je l'ai et j'y tiens. Il est intéressant et prenant. Je n'ai pas de famille, je peux y rester très tard. Je reviens régulièrement à 20h chez moi mais tout cela n'a aucune importance. Au moins, cela m'occupe. Quand je reviens, un peu de TV ou de sport à la salle et puis, des lectures. Houellebecq in extenso, c'est beau, c'est bon.

Je ne suis pas triste aujourd'hui, peut-être un peu amer. Vide surtout. Le temps passe, le temps glisse, rapidement. Déjà Noël et je n'ai rien fait de mon année, pas de faits saillants, juste des petits moments d'angoisses ou de bonheur, des petits moments avec de bons vins, quelques sourires sur des visages amicaux, beaucoup d'amitié donnée mais pas d'amour. Pas de maladie, c'est déjà cela et cela pourrait devenir mon obsession et ma planche de salut. Etre heureux juste car je vis et que je ne suis pas malade car les années passent et le corps se dégrade. Je pourrais vivre tellement de belles choses avec un corps en bonne santé, un bon job... nanti comme je suis, je ne parviens pourtant pas à m'extirper de la torpeur qui me colle aux os.

L'autarcie sentimentale. C'est se préparer à vivre sans le sourire d'un autre, c'est prendre conscience que cela sera toujours ainsi (au cas où) et pouvoir assurer sa survie dans ce mode de vie, c'est comprendre les choses et les accepter telles qu'elles sont pour ne pas sombrer dans la folie et se commettre dans un suicide pathétique (oui, j'ai bien écrit "se commettre").  

L'autarcie sentimentale. C'est disposer les choses autour de soi pour qu'elles se transfigurent en êtres fictifs, pour qu'elles compensent le manque humain. C'est organiser sa vie autour d'un vide pour que ce vide paraisse moins vide et que cette vacuité indicible ne nous entraîne pas vers la tombe.

Je ne suis pas triste aujourd'hui. Juste terriblement lucide et prêt à endurer tout cela. Putain de vie, putain de vide, à nous deux !

 

A écouter en lisant ce post : Saule : Je n'ai personne où aller sur l'album Western


 

14.10.2010

Changement

Voilà, j'ai déménagé. Je suis bien installé mais il me reste beaucoup de choses à faire. Je n'ai pas assez de temps. Je n'ai même plus le temps de penser et donc, d'être malheureux. Il ne se passe plus rien dans ma vie sentimentale ; j'ai même remarqué qu'inconsciemment, j'étais en train d'organiser ma vie comme si j'avais vivre toujours seul. Il n'y a plus aucun espoir à ce point de vue-là. Je dois donc me préparer à ce pire. Parvenir à passer du temps, seul, sans avoir envie de mourir. En ce moment, cela fonctionne... car il y a tant à faire au boulot et dans ma maison que je suis bien occupé. Cependant, l'hiver arrive et annonce déjà de bien mauvaises pensées dans le froid et le noir. J'espère ne pas trop cogiter et ne pas devoir revenir trop souvent ici pour me plaindre de mon sort.

17.09.2010

Epitaphe

Si je mourrais demain :

 

Il vécut parmi tant d'amis magnifiques,

Sans pourtant trouver le véritable bonheur,

Avec le seul désir d'aimer et d'être aimé.

Ce qui ne lui fut pas accordé.

28.08.2010

Déménagement, Y, et autres frivolités

La signature du contrat d'achat de la maison ne m'avait fait ni chaud ni froid. Cependant, le lendemain, je suis allé revisiter la maison et là, ce fut mieux. Dans mes souvenirs, elle me paraissait nettement plus petite... J'ai été porté par l'enthousiasme au terme de la visite. Je suis parvenu à me réjouir. C'est en tous cas un peu pénible de porter un projet comme seul tout en étant seul. Il y a beaucoup de choses auxquelles il faut penser et ce, sans filet : l'oubli, l'erreur étant possible à chaque décision. Bon, ici, je ne vais pas dramatiser pour le plaisir. C'est ainsi, c'est juste que ce serait mieux d'avoir conçu le projet à deux, à trois ou quatre, et de le concrétiser dans la joie et la bonne humeur et non dans la solitude du silence.

Hier, j'ai revu Y. Après avoir échangé quelques banalités, voilà que j'étais replongé dans des pensées bien noires. Elle me fait toujours un grand effet ; c'est clair que j'ai été bien amoureux... mais voilà, j'ai déjà beaucoup couru derrière elle et j'ai été souvent déçu voire toujours. Il faut que je me résigne à ne plus penser que quelque chose aurait été possible.

Le WE est là ; j'ai décidé de bouger, je ne veux plus rester enfermé, reclus, comme les week-ends précédents. Je m'en vais de ce pas dans le monde...

22.08.2010

Vie non conforme

Ce soir, je m'étais couché de bonne heure mais je ne parvenais pas à m'endormir... entre des voisins qui s'envoyaient bruyamment en l'air et des pensées qui tournoyaient sans cesse, c'était vraiment impossible. Pourtant, j'ai tellement pensé aujourd'hui que je suis mentalement épuisé. Hier encore, ce fut une nuit d'alcool chez des amis ; un final aux cocktails : le Miles Davis, le Daïkiri frozen, etc. et à la fin, c'était moi qui était frozen. Ce matin par contre, la joie m'avait quittée et je sombrais à nouveau dans des questions insolubles. Encore une fois, il m'a été impossible de sortir de la maison. Cela devait de plus en plus fréquent... Un jour par weekend au moins, je reste cloîtré dans cet espace. Pourtant, je devais absolument aller faire des courses, je n'ai plus rien à manger si ce sont des surgelés mais je n'ai pas pu. Le soir, j'ai même mangé des Doritos avec une hoogaerden rosée : on a déjà vu mieux comme souper. Je n'ai parlé à personne, peut-être est-ce pour cela que j'avais tant envie d'écrire ce post, post auquel je pense depuis le milieu de la journée.

Une chose me tracasse en plus de mon désespoir. J'ai depuis deux mois une drôle, très drôle de sensation à droite de l'estomac. Ce n'est pas une douleur, le médecin m'a envoyé faire une échographie mais elle n'a rien révélé. Il m'a dit que cela devait être des névralgies. Je déteste ce dernier mot. Il évoque pour moi le souvenir douloureux de notre idiot de médecin de famille qui avait dit cela à ma mère pendant des mois : c'était finalement un cancer. Ce que je n'aime pas, c'est surtout la sensation bizarre et le fait de ne pas savoir ce que c'est. Parfois, cela me paralyse et cela me décourage d'aller au sport ou ailleurs, me disant que de toutes façons, à quoi bon si c'est bientôt pour que tout cela soit fini. A d'autre moment, je me dis que si tout était fini et qu'une maladie m'emporte rapidement, ce ne serait pas plus mal. C'est horrible de dire cela.

J'irai chez le médecin lundi, j'aimerais qu'il me fasse un checkup sanguin complet.

Vendredi, j'ai signé les actes chez le notaire pour ma maison. Voilà, je suis propriétaire. Cela ne m'a absolument rien fait comme sensation. Je déménage dans un mois. Je ne suis même pas content. Est-ce normal? En fait, c'était même triste. Ce matin-là, je me suis levé, j'ai été acheté un croissant, je l'ai mangé. Ensuite, j'ai pris mon stylo et je suis parti chez le notaire. Une fois les documents signés d'une belle encre noire (le notaire m'a dit que c'était rare, de nos jours, quelqu'un qui attachait de l'importance à la qualité d'un beau stylo), je suis simplement rentré chez moi. Il y avait un grand silence, il ne s'y passait rien. Les objets restaient inanimés, aucun ne manifestait de la joie pour le grand engagement que je venais de signer. Mon coeur aussi semblait mort.  Aucune émotion n'y était décelable. Même mon père était loin, de l'autre côté de la terre pour ses vacances permanentes. Le seul lien qui m'unissait au monde était facebook. C'est certainement cela la solitude moderne, la plus pitoyable des solitudes...

Il est clair que ma vie est non conforme à toutes les attentes que j'ai pu formuler durant mon adolescence. Je voulais une famille et je me retrouve seul. Je suis passé à côté de tout et je ne parviens pas à transformer la réalité, c'est-à-dire ma situation actuelle, à mon avantage. Je ne parviens pas à profiter, à prendre du plaisir, sauf dans quelques courts moments. Cette semaine par exemple, j'ai été heureux quelques heures (j'ai oublié à quelle occasion mais je me rappelle de la sensation), c'était vraiment bon. Il est dommage que je ne me rappelle pas la raison de ces futiles moments de bonheur. Rien n'est conforme à ce que j'attendais mais il est vrai que tout cela était mal parti, dès ma naissance, avec ce foutu facteur génétique qui a fait de moi une homme stérile, qui a fait de moi l'ami parfait mais dont personne ou presque ne veut comme amant.

Je n'ai toujours pas eu la force d'aller sur meetic cette semaine, mon abonnement sera bientôt terminé ; je n'aurais que peu participé à cette foire aux célibataires (pour ne pas dire bestiaux). Je hais tout cela, je n'ai plus du tout la force d'essayer de parler à des femmes dans ses conditions, ni dans d'autres d'ailleurs.

J'ai reclassé beaucoup de vieux mails aujourd'hui. En septembre 2007, une lectrice m'écrivait un message personnel et disait dans celui-ci qu'avec mes qualités et ma sensibilité, je ne pourrais que retrouver l'amour. Si elle me lit toujours et pour son information, c'est raté et de plus en plus difficile à imaginer. Je ne perds pas espoir mais ces jours-ci, ces semaines-ci sont des semaines de perdition totale, de perte d'estime de soi, de perte de sens, de claustration, de tristesse profonde... mais toute médaille à son revers, j'ose l'espérer. Sinon, peut-être cela sera-t-il mieux après la vie ? Qui sait?

Musique recommandée pour la lecture de ce post : Mildake, Acts of a man, sur l'album The courage of the others.

16.08.2010

Hier

La note d'hier résulte d'une expérience intéressante. Prenez un célibataire légèrement frustré, qui ne gère plus du tout sa solitude et dont le courage qui l'habitait s'est fait la belle depuis quelques semaines. Faites-lui ingurgiter sur une après-midi une vingtaine de bières, quelques pékets et quelques cafés dits "corrigés" à la grappa. Il reviendra ensuite écrire le post d'hier après une détour dans un snack de pittas sordide. Telles furent mes pensées éthyliques qui semblent si désespérées mais que moi-même, je ne parviens pas à prendre au sérieux. In vino veritas? Pas toujours, ou en tous cas, pas de cette manière. Dont acte.

 

Pleutre

Liège, ce sont les fêtes de Marie le week-end du 15 août.

Je suis à bout ce soir. Le weekend a été un désastre. Je ne peux plus supporter la vue de couples heureux. J'aimerais en terminer avec ma vie. Je ne l'ai jamais dit ici mais c'est ainsi, maintenant... mais je ne suis qu'un pleutre et je n'y parviendrai jamais. La suite de ma vie ne sera que l'attente de la maladie qui m'emportera, définitivement, moi, le pleutre.